Il y a dans la vie de tout homme des étapes importantes et incontournables. Certaines sont bonnes et positives, comme cette fois en maternelle ou la petite Mélodie vous a donné un petit bout de son pain au chocolat et que vous avez ensuite fait sauvagement l’amour prit sa main sous le préau. D’autres le sont moins et enfin, il y a ces étapes merdiques ou vous avez eu l’idée géniale de parier avec un de vos potes québécois que vous pourriez descendre cette pinte de bière plus vite que lui…

Et vous vous en doutez, à pari con, gage encore plus con ! Sous prétexte que je n’étais pas assez alsacien à cause de mon accent du sud encore bien trop audible, ce cher camarade a eu la bonne idée de m’imposer un challenge qui devait me connecter avec la mère partie alsacienne. Nous voici donc parti, chers amis, pour un défi exceptionnel, un défi d’anthologie, un défi alsacestique ; mangez, vivre et respirer de la knack matin, midi et soir pendant une semaine !

Knack au porc et Knack au porc/boeuf (que je préfère personnellement)

Pour éviter de trop me casser les Knacki balls, chaque petit déjeuner sera tous les jours constitué d’une Knack, d’un œuf au plat, un fruit et un thé.

JOUR 1 : Tout Schuss sur la choucroute de départ !

J’ai décidé d’engager ce défi stupide un dimanche où je suis retourné voir mes parents dans le Haut-Rhin… Je ne vous explique pas leur tête lorsqu’ils m’ont vu refuser leurs petits pains pour prendre des saucisses industrielles et gluantes au petit-déjeuner. Cependant, histoire de bien commencer ce pseudo régime Dukan, j’ai réussi à convaincre ma famille de me laisser gérer le repas du midi. Résultat, nous nous sommes régalés avec une splendide choucroute maison :

Oui ma maman a une magnifique nappe avec des chatons merci de l’avoir remarqué !

Pour le moment les choses se passent bien, je décide de terminer la journée avec une soupe et deux knacks.

Total de la journée : 5 wursts !

Tips : les fibres dans la soupe aident à faire passer l’excès de porc.

JOUR 2 : la Knackafascht !

La deuxième journée est une révélation. Je pense que pendant la nuit, les molécules de cochon ont attaqué mon cerveau et me force à ne manger que des saucisses à partir de maintenant.

Je m’autorise une petite folie dès le réveil en faisant griller mes knacks dans la poêle, une sorte de bacon alsacien. Pour le repas de midi je décide de rester dans le local et traditionnel, ce sera une kartoffelsalat avec deux knacks et un avocat (histoire de rappeler un peu à mon corps ce qu’est la couleur verte).

La journée se passe magnifiquement bien je commence a me dire que ce défi va être gagné haut la main, je suis tellement enjoué que je décide de passer à la vitesse supérieur pour le repas du soir et vais chercher de quoi me composer une petite recette qui me fera saliver tout du long et rendra mes papilles folles de joie : un remix maison et alsacien du HotDog.

Mélange de knack, endives, chou, moutarde au piment d’espelette et pain Bretzel.

C’est ensuite que les problèmes apparaissent. Je ne sais pas encore si le problème vient uniquement des saucisses mais la nuit de lundi à mardi fut catastrophique, je n’ai presque pas dormi, je me sentais mal, j’avais le ventre gonflé, je n’arrêtais pas d’aller aux toilettes… bref, l’éclate !

Total de la journée : 8 knacks (Oui, l’erreur est dans le pré assiette)

Tips : NE JAMAIS MANGER 8 KNACKS ! Also, le hot-dog était ouf je conseille vraiment à ceux qui veulent essayer.

JOUR 3 : On arrête les knackeries !

Je me dépêche d’avaler la knack de ce matin là en moins de temps qu’il ne faut pour le dire et me jette ensuite sur la pomme et le thé noir afin de laver ce goût immonde qui me reste en bouche. Il en ira de même le lendemain matin jusqu’à ce que, n’en pouvant plus, je décide d’aller chez le boucher me fournir en saucisses artisanales pour les prochains petits déjeuners. A partir de maintenant, je ne garderai les industrielles que pour certains plats où on les sent à peine.

C’est ainsi que le mardi midi je décide, par manque d’idée et de motivation, de me faire une omelette à la knack et aux haricots verts. Inutile de vous préciser que le soir je me gave d’un litre de soupe avec mes saucisses et d’une tonne de citrate de béthaine pour essayer de passer une nuit au minimum convenable.

Total de la journée : 5 saucisses, toutes indus malheureusement.

Tips : FUCK HERTA / vive le travail de nos bouchers


JOUR 4 : Les knacks sont cuites

On arrive à la moitié du défi et clairement la joie et l’engouement des premiers jours a disparu ! Alors que j’ai toujours eu un rapport exceptionnel avec la nourriture, j’envisage chaque repas comme une corvée, je compte les jours qui me sépare de la fin de ce défi. Mais je ne vais pas pour autant me défi…ler.

Quand tu as tellement mal au bide que tu sors le vieux jogging

Les repas du mercredi se composent juste d’une petite ratatouille et de deux knacks, et même si les bouchères sont vraiment meilleurs que les industrielles, je ne conseillerai à personne de tenter un défi aussi merdique que celui que vous êtes entrain de lire.

Total : 5 knacks bouchères.

Tips : Privilégier des accompagnement avec un goût prononcé.

Même MOI je n’ai plus le courage de me faire une vraie ratatouille…

Jour 5 et jour 6 : Il faut sauver le soldat Knackyan

Les deux avants-derniers jours sont une ode au dégoût : moi qui ne boit presque jamais de café, j’exploite maintenant les réserves mondiales de ce délicieux or brun qui me dégomme toute capacités gustatives et olfactives. J’en suis arrivé à compter les heures et rapprocher mes repas et mes journées le plus possible pour que cela se termine. A chaque séance de sport j’ai l’impression de littéralement suer du cochon. Je n’ai à ce jour jamais été autant dégoutté par une nourriture : le simple fait d’aller faire mes courses et de voir un paquet de saucisses industrielles me donne envie de vomir.

Le pire, le pire du pire, c’est que le vendredi soir j’avais une petite soirée avec des potes, j’attendais cette date comme le messie, je me focalisais sur la quantité d’alcool que j’allais ingurgiter et qui allait me donner le droit de faire toutes les conneries alimentaires possibles et imaginables. Et bien figurez-vous qu’à cette soirée il y avait des personnes qui étaient avertis du pari. Je vous laisse deviner ce qu’ils ont osé faire….

Total : Environ 8/10 knack sur les deux jours

Tips : BIEN CHOISIR SES AMIS !

Non ce n’est pas une pizza poulet / merguez…

Jour 7 : La knack au bout du tunnel

Le soleil du dernier jour se lève, la nuit a été ignoble… Si hier soir l’alcool a aidé à faire rentrer les knacks il a aussi aidé à les faire sortir…

Cette journée va littéralement être un festival de malbouffe, les 3 repas vont être identiques et dignes d’un lendemain de soirée : PAIN / SAUCISSE / KETCHUP et énormément de café… Je n’ose même pas imaginer la gueule de ma flore intestinale, j’ai l’impression que l’intégralité de mon corps est en révolte ouverte contre moi.

Total jour : 5 knacks

Total semaine : 38 Knacks, beaucoup trop !!!

Tips : A ce niveau là, à part acheter un nouveau système digestif au marché noir je ne vois pas quoi vous conseiller de plus.

Conclusion

Ces 7 jours ont été atroces, j’ai joué le jeu jusqu’au bout, parce que fierté de merde, mais j’ai du mal à vous expliquer à quel point la fin fut terrible. J’aime les knacks (bouchère) à la base, mais là, la double peine de répétition et d’obligation ont vraiment fait de ma vie un enfer, j’en étais arrivé au point d’en rêver la nuit, d’avoir des angoisses et des nausées rien qu’à l’idée de devoir à nouveau ingurgiter ces petit monstres roses et allongés.

Si je ne devais dire qu’une chose après cette longue semaine :

FUCK YOU (Till next choucroute …)

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