C’est le dimanche 22 septembre, au terme des 36èmes Journées Européennes du Patrimoine et d’une semaine de festivités, que fermera le Musée zoologique de Strasbourg. Le lieu, au fameux parquet grinçant et aux inoubliables galeries rétro, rouvrira « courant 2022 » avec une nouvelle scénographie. L’objectif : attirer un nouveau public, sans pour autant perdre ses fidèles actuels… Rénovation sous haute surveillance.

Chantier annoncé l’an dernier, la rénovation du Musée zoologique est aujourd’hui imminente. Sa conversatrice Marie-Dominique Wandhammer en a précisé les contours mercredi dernier, non sans émotion à l’évocation de la fermeture associée. « Un événement un peu douloureux », a concédé Michel Deneken, le président de l’Université partenaire du projet, « qui doit préparer une mue considérable » pour « rendre aux citoyens le savoir que l’Université acquiert, et qu’elle se doit de transmettre ».

Au programme, une nouvelle scénographie « plus claire », articulée autour des grands enjeux environnementaux que sont la préservation des espèces et la protection de la biodiversité, pour répondre aux questions des citoyens-visiteurs tout en encourageant la recherche universitaire. Des questions notamment au programme des lycéens, que le musée espère ainsi attirer, habitué à un public écolier.

Ainsi, une plus grande place sera accordée aux écosystèmes régionaux – « On y tenait vraiment depuis longtemps », précise la conservatrice, qui travaille au Musée depuis 25 ans –, de même qu’une plus grande diversité sera introduite parmi les 18.000 oiseaux exposés. Les « nouvelles technologies » viendront également « renforcer l’interaction » avec le public, par exemple des vitrines numériques permettant aux médiateurs de présenter un modèle ou une vidéo.

Globalement, la circulatoire du Musée sera simplifiée, avec deux niveaux entièrement dévolus aux spécimens plutôt que limités par la présence, derrière des portes closes, de bureaux et autres espaces interdits. Les réserves, qui abritent 90% des objets conservés au Musée, seront aussi rendues accessibles au public par des fenêtres permettant d’observer les bêtes qui s’y trouvent. Des expositions semi-permanentes permettront d’en sortir les occupants régulièrement.

Pendant la fermeture, qui interviendra le 22 septembre après une semaine de gratuité jalonnée d’événements festifs, certains animaux seront « adoptés » par d’autres lieux culturels de la ville, par exemple le loup à la Médiathèque Malraux. Sont aussi prévus des projets avec le MAMCS, l’Aubette, le Musée des Beaux-Arts, le Musée Alsacien et le Musée Tomi Ungerer « pour faire dialoguer nos collections ».

À sa réouverture « courant 2022 » selon l’adjoint à la culture Alain Fontanel – la Ville est aussi partenaire du projet, le Musée zoologique devrait ainsi « montrer plus, dans des espaces plus grands, avec de nouveaux outils et un propos sociétal actuel ». Intégré à l’Opération campus, il sera, pour le président de l’Université, « la locomotive » du futur Pôle Science, une structure qui fédèrera plusieurs structurales muséales autour d’un planétarium d’envergure. Coût de l’opération sur le seul Musée zoologique : 13 millions d’euros.

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Si la conversatrice promet que l’ambiance si particulière du lieu sera préservée, reste jusqu’au 22 septembre au soir pour s’imprégner du Musée zoologique tel qu’il est, du mercredi au lundi de 10h à 18h.


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