Chaque semaine, un(e) DJ strasbourgeois(e) nous présente 5 disques de son choix. Coups de cœur, thématiques précises, zoom sur un genre ou une époque… Ils vous feront découvrir leurs univers à travers leur musique. Fermez les yeux, tendez l’oreille. 

Pour cette troisième sélection, j’ai rencontré Stu, fondateur de l’ex collectif Ephémère, DJ et co-fondateur du KALT. Il a choisi de me présenter cinq morceaux qui retracent ses influences musicales, du jazz à la musique électronique en passant par le hip-hop.

Photo de couverture : Henri Vogt


TAUDY SYMPHONY – Ludwig in the sky – 1995

« Là, on est sur du jazz fusion, c’est des français. C’est des putain de zikos, un groupe de 9 il me semble. L’art work défonce vraiment en plus, c’est des gros smokers… j’aime bien leur univers. Ce skeud, je l’ai diggé dans un shop à Lyon il y a 5 ou 6 ans, j’y ai passé des heures avec mon pote Labat dont je vous présente un morceau en bas, et j’étais tombé la dessus. » 


Sun Ra and his orkestra – UFO -1979

« Sun Ra, on va dire que c’est un peu le papa du free jazz, du jazz expérimental. Ça c’est une réédition d’un masterpiece qu’il a fait. C’est un mec que j’écoute depuis longtemps, de l’époque de mes cours de jazz. C’est un artiste vraiment perché, il marche dans la rue avec des pyramides sur la tête par ce qu’il pense que les extraterrestres vont venir le kidnapper. Lui il fait les voix et le piano, et il a son band avec lui ».  


WILT – Diego – 2018

« C’est une production d’un strasbourgeois bien chaud en ce moment, la moitié du duo RBDP. Une track acid house bien ficelée, complètement dans la vibe. L’acid revient de fou en ce moment et lui a su l’utiliser avec parcimonie et intelligence. C’est un truc vraiment efficace sur un dance floor ! »


BROOKLYN BRONX – On the beat – 1986

« Ceux qui me connaissent la connaisse forcément, c’est un peu ma track disco signature, le genre qui te retourne les dance-floor. Je l’avais choppé dans un shop à Amsterdam il y a 5 ou 6 ans, c’est ultra connu mais moi je la découvrais, je l’ai écouté et ça m’a plu direct. C’est un morceau hyper efficace, je l’ai joué des dizaines de fois, en fin de set, les lumières allumées, les gens se mettent à faire des mooves du turfu c’est génial ».


LABAT – Fake Memories – 2018

« Ça c’est un pote à moi qui est né à Strasbourg, qui est parti en Inde quelques années et qui vit à Lyon depuis 5 ou 6 ans. Maintenant il cartonne à fond, il joue partout dans le monde, à Concrete ou au Transbo même il y a peu. Ça c’est son projet un peu plus hip-hop, il y a un morceau où il rap. J’aime beaucoup ses prods, c’est ultra deep et complètement hors du temps. C’est le genre de son qui aurait marché il y a 20 ans et ça marchera encore dans 20 ans ».


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