Les étudiants étrangers sont de plus en plus nombreux sur le territoire français : avec plus de 325 000 expatriés à la rentrée 2016, l’hexagone attire encore et arrive à la quatrième position dans le classement des pays d’accueil, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie.

De son côté, Strasbourg n’est pas vraiment à la traîne. Capitale de l’Europe, notre belle ville a su profiter de cette identité forte pour faire venir des étudiants Erasmus, mais également des étudiants d’Amérique, d’Afrique et d’Asie, grâce à des partenariats entre établissements.

Si l’envie de s’expatrier pendant un semestre, un an ou plus si affinité semble touchée de plus en plus de monde, c’est aussi grâce aux nombreux avantages qu’offre une telle aventure : apprentissage plus concret d’une langue étrangère, découverte d’une nouvelle culture, mais pas que. Comme le montre l’étude de l’Institute of International Education, voyager pendant ses études est également un passeport pour l’emploi, preuve d’une plus grande autonomie et d’ouverture d’esprit aux yeux des employeurs.

C’est pour toutes ces raisons qu’on a eu envie de rencontrer ceux qui ont franchi le pas, avec leurs valises, leurs doutes et leurs attentes.


Paula, 23 ans 
Du Venezuela à Strasbourg

Partir étudier à l’étranger et découvrir une nouvelle culture, c’était avant tout un rêve pour Paula. Étudiante de première année en Sciences du langage à Strasbourg, son arrivée en France est surtout le fruit d’un souhait de quitter son pays, touché par la crise économique, où elle ne pouvait plus suivre un enseignement de qualité, ni vivre comme elle l’entendait. Grâce au programme Global Exchange Au Pairs, Paula débarque d’abord à Nantes pendant un an, comme fille au Pairs. L’occasion de développer ses connaissances dans la langue de Molière et de favoriser son intégration. « C’était une très bonne expérience où j’ai eu la chance d’être accueillie par une famille formidable, toujours prête à me soutenir ».

Si administrativement son expatriation n’était pas forcément simple, notamment pour l’obtention de son Visa, Paula avait surtout peur d’être confrontée à la barrière de la langue, même si son niveau en français est déjà très bon. Malgré une timidité naturelle, elle n’hésite pas à multiplier les occasions de rencontrer de nouvelles personnes, grâce à la danse – quelle pratique depuis plusieurs années – et aux ateliers d’écriture.

Mais pourquoi Strasbourg ? Son premier souhait était de se rapprocher de son petit copain, vivant désormais en Allemagne. Mais c’est essentiellement parce qu’elle s’imagine un jour, correctrice ou chercheuse en linguistique, qu’elle a choisi Strasbourg, étant donné que les matières proposées étaient celle qui était le plus en phase avec ses envies. Enfin, si elle apprécie la sécurité qui règne dans les rues, elle ne comprend toujours pas pourquoi, en France, nous avons autant de ronds-points (environ 45 000) !

Karolina, 20 ans
De la Pologne à Strasbourg

Quelques semaines après son arrivée, Karolina est déjà fan de nos tartes flambées et de notre picon bière. Polonaise de naissance, mais étudiante en droit français en Écosse, elle devait obligatoirement faire un échange Erasmus dans le cadre de ses études. « Je sais déjà que cette expérience va être quelque chose de très enrichissant, notamment grâce aux rencontres que j’ai l’occasion de faire ». Inscrite dans plusieurs activités et évènements qui sont souvent gratuits, comme le sport ou des soirées, Karolina n’a pas vraiment eu de problème à s’intégrer.

Administrativement parlant, si le dossier était long à compléter, elle considère que le fonctionnement du programme Erasmus est plutôt très bien fait, enfin sauf quand il s’agit d’obtenir un papier de l’administration française. Rien d’étonnant. Mais l’organisation nécessaire à un tel changement de pays, lui a permis d’apprendre à être encore plus indépendante. « La chose que j’apprécie également, c’est que la vie étudiante n’est pas très chère chez vous, surtout en comparaison avec l’Écosse, où je devais travailler dans un restaurant en parallèle de mes études ».

Mais pourquoi Strasbourg ? Si son souhait de venir en France n’est pas nouveau, son choix de venir dans notre belle ville est directement lié au fait que nous sommes au centre de l’Europe. L’occasion, d’après elle, de voyager dans plusieurs pays et découvrir une multitude de cultures. Malgré le fait que son entourage lui manque, être à Strasbourg lui permet d’être plus proche de sa famille, et donc de se voir plus souvent. Encore étonnée par le nombre de vélos que compte Strasbourg, elle attend de voir comment le Brexit sera définitivement voté, pour peut-être venir vivre en France, étant donné quelle est très attaché à l’Union européenne et aux opportunités de carrières qui y sont offertes.

Pedro, 22 ans
Du Brésil à Strasbourg

Venir en France n’a pas forcément été très simple pour Pedro. Après une première tentative qui n’a pas abouti, il décide de retenter sa chance l’année suivante, après avoir travaillé son français. « J’ai commencé à écouter la radio, à lire plus et à apprendre plus ». Étudiant dans une école d’urbanisme et d’architecture dans son pays natale, c’est grâce à un partenariat entre son université et l’INSA de Strasbourg qu’il est aujourd’hui parmi nous.

En France depuis un mois au moment de notre rencontre, Pedro s’est déjà bien intégré grâce à de multiples rencontres avec des étudiants de nationalités variées. Cette aventure est d’après lui, une réelle source de motivation, qui lui permet également d’apprendre à mieux se connaître. Si son année sera divisée en deux, avec un semestre à l’INSA et un semestre en stage, Pedro souhaite continuer ses activités en parallèle de ses études. « J’ai déjà écrit quelques articles de mode et je continue à découvrir les alentours, sans oublier de prendre des photos ».

Mais pourquoi Strasbourg ? Étudiant le français depuis deux ans, venir en France était devenu l’objectif numéro un dans la tête de Pedro. Si l’histoire, l’architecture et le fait que la ville soit de « taille humaine » sont des avantages non-négligeable à ses yeux, ce sont les témoignages de plusieurs amis brésiliens, lui décrivant Strasbourg comme étant une ville inoubliable, qui lui a donné envie de sauter le pas. Il s’imagine même venir vivre en France d’ici quelques années, comme Karolina. Très loin de sa famille, Pedro ne ressent pas encore de manque affectif important, même s’il aimerait partager son aventure avec son entourage.

Amber, 20 ans
De la Belgique à Strasbourg

Étudiante à l’université de Gand, en troisième année dans un bachelor consacré à la littérature et la linguistique du français et du néerlandais, Amber est en France grâce au programme Erasmus. « J’aime voyager et pour moi vivre dans un autre pays était l’opportunité parfaite de développer mon amour pour le monde et les autres cultures ». Également amoureuse de lecture et de théâtre, Amber n’a pas trop eu de soucis au niveau de l’intégration, notamment grâce aux activités qui sont organisées pour favoriser les rencontres entre Erasmus. Si d’après elle, les cours à Strasbourg sont moins interactifs que dans son université, c’était surtout l’organisation administrative qui était plus compliquée, notamment lors de l’inscription. 

Mais pourquoi Strasbourg ? La culture française n’étant pas vraiment enseignée dans son université, venir à Strasbourg permet de combler ce manque. « J’ai une grande passion pour l’histoire, et celle de la ville de Strasbourg m’a toujours intriguée ». Venir chez nous, devrait également lui permettre de construire son projet professionnel, étant donné qu’elle souhaite devenir professeur de français et de néerlandais dans l’enseignement secondaire. Cet échange devrait notamment être l’occasion de donner une dimension plus personne à ses cours futurs. 

Marine, 20 ans

De Strasbourg à l’Australie 

Contrairement à Paula, Karolina, Pedro et Amber, Marine est une enfant du pays. Étudiante en L3 langues étrangères appliquées, elle a décidé de saisir une opportunité plutôt dingue : finir sa licence dans l’université de Wollongong – UOW –, en Australie, grâce au programme Australian-European Network. Si l’envie de partir ne l’a jamais quittée, l’aspect administratif a été légèrement plus compliqué. « Rendre un dossier complet m’a demandé beaucoup de travail, en parallèle de ma L2, mais au final, je ne regrette rien, ça en valait largement la peine ». 

Du côté de l’intégration, pas de point négatif. Grâce à la semaine d’orientation avant la reprise des cours, elle a eu le temps de découvrir le campus – rempli de canards, de chouettes et de cacatoès en liberté – et rencontrer plusieurs étudiants, issues de plusieurs pays : Espagne, Pays bas, Italie, USA, Corée du Sud, Suède, Norvège, Australie of course, Allemagne, Mexique, Argentine. 

Mais pourquoi l’Australie ? « J’ai toujours eu envie de partir vivre et étudier dans un pays anglophone ». Si Marine avait également la possibilité de partir au Royaume-Uni, elle a préféré choisir une météo plus clémente et une destination plus éloignée – 15 000 km – pour vivre son expérience à 200% et sortir de sa zone de confort. Ce choix sera aussi l’occasion pour elle de voyager et découvrir cette partie du monde, en passant par la Nouvelle-Zélande, Bali et la Thaïlande. Entre le surf, la randonnée et des cours de salsa, Marine ne perd pas une minute de ses 365 jours à l’autre bout du monde. Si la famille, les amis et son chéri lui manque, elle est consciente de la chance qu’elle a de pouvoir étudier dans un pays où l’année universitaire coûte en moyenne 10 000$, et qu’une telle expérience sera un plus sur son cv. 


Si étudier à l’étranger est de plus en plus courant chez les étudiants, c’est bel et bien la preuve qu’il y a plus d’avantages que d’inconvénients. Cependant, passer du rêve à la réalité semble être un petit peu plus compliqué. Sortir du confort quotidien devrait néanmoins vous permettre de vivre une expérience enrichissante, sur le plan personnel et professionnel, comme le prouvent les témoignages de Paula, Karolina, Pedro, Amber et Marine. Il est également important de savoir que plusieurs aides financières existent pour permettre au plus grand nombre de partir dans le cadre des études : la bourse Erasmus + qui est même ouverte aux apprentis, les aides régionales ou encore l’aide à la mobilité internationale. 

Enfin, si vous êtes un étudiant étranger fraîchement arrivée sur le territoire strasbourgeois, il ne faut pas hésiter à s’informer sur le site du Crous et de l’Université de Strasbourg pour répondre à vos interrogations sur le campus, les logements ou encore la culture. D’autres organismes vous accompagnent également avant et pendant votre séjour en France, comme l’Erasmus Student Network de Strasbourg et Campus France. De plus, pour ne rater aucune bonne adresse, que ce soit pour manger, pratiquer un sport ou encore profiter de la vie nocturne, la ville et l’Eurométropole ont mis en place la plateforme Strasbourg aime ses étudiants, pour améliorer vos conditions de vie et d’accueil pendant votre cursus.

Et bien sûr, continuez aussi de lire Pokaa, sur un malentendu, ça peut aider 😉


Soutenu mais non relu par Strasbourg aime ses étudiants

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