L’hypnose, c’est quoi ? L’hypnose est un état modifié de conscience ou un état imaginatif.

Toutes les 90 minutes, le cerveau se met en transe. C’est le moment où nous rêvons, où nous sommes plongés dans nos pensées, c’est le moment où nous arrêtons d’interagir avec le monde qui nous entoure. La télé est une forme d’hypnose puisqu’elle nous coupe du monde extérieur et fait passer des messages subliminaux qui influenceront nos envies.

Une personne peut entrer en hypnose volontairement suivant trois variables :

1- L’autorité. Pour certains, il faut un rapport de domination, on retrouve souvent l’utilisation de l’autorité dans les shows. C’est la phase d’induction.
2- La fascination. Qui est parfois provoquée par la séduction. Passe principalement par le regard, la personne doit se sentir en confiance.
3- Et enfin, la troisième variable est la guidance.

Pour qu’une personne rentre en transe, l’hypnotiseur utilise deux phases.
La phase d’induction, qui consiste à se concentrer très fort sur un sentiment de fatigue « vous sentez vos paupières de plus en plus lourdes, écoutez votre corps et ma voix tout en sentant le calme vous envahir ». Pour ainsi entrer dans un état hypnotique.

La seconde phase, dite de suggestion, consiste à métamorphoser une histoire imaginaire qui aura pour but de faire entrer la personne dans phase de suggestion directe où l’hypnotiseur pourra alors traiter le problème en faisant passer des messages au subconscient.

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Mais il arrive que certains hypnotiseurs peu ou pas expérimentés ne parviennent pas à faire sortir de leur transe les personnes hypnotisées, qui restent alors en hypnose plus ou moins longtemps.
De plus, l’hypnose peut engendrer des comportements indésirables et faire remonter à la surface des souvenirs traumatisants si le patient est entre de mauvaises mains.

Malgré des effets secondaires indésirés, l’hypnose sert avant tout à soigner des personnes pour différentes raisons. Ça passe par les maladies, aux addictions mais aussi par des problèmes dans la vie sexuelle des patients (sexothérapie).  Le subconscient, qui s’active lors des séances, est la source même où s’opèrent les changements chez la personne, ce qui permet de régler des problèmes tels que la boulimie ou la phobie.

Comme beaucoup de personnes, il fallait que je le voie pour y croire. Et, c’est par hasard, en me promenant sous les arcades que j’ai rencontré un hypnotiseur strasbourgeois particulièrement intéressant du nom de Nicolas Wolff.  Interpellée par un attroupement de curieux, je me suis rapprochée pour voir de quoi il s’agissait. Les yeux fermés, la tête appuyée sur le torse de l’hypnotiseur, une jeune fille exécutait les actions dictées par Nicolas, passant d’une émotion à l’autre.

Ce personnage étrange, que l’on considérait comme un sorcier au Moyen Age, s’appelle Nicolas Wolff. Avant de devenir hypnotiseur, Nicolas a fait moult chose. Avec un bagage de 6 ans de médecine, il est passé par la branche des opticiens, a suivie celle des optométristes, des ophtalmologues, mais aussi, et c’est toujours d’actualité, professeur de Kung Fu. Son parcours, des plus atypiques, l’amène à se consacrer à l’hypnose. Découvrant qu’il est atteint de la maladie bipolaire, Nicolas cherche alors des alternatives aux médicaments. Il décide d’apprendre l’hypnose seul en regardant des vidéos sur internet avant de l’étudier à l’école Mike Mandel’s Academy of Hypnosis à Toronto.

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Pendant qu’il me retrace sa vie, assis confortablement sur une chaise, deux jeunes étudiantes sont en hypnose. Plongées dans un semi-coma, Nicolas m’explique que leur corps est endormi mais leur esprit lui, reste éveillé. Elles entendent donc toute notre conversation mais ne peuvent interagir. Les bras lourds et les pieds incrustés dans le sol, le stress s’évapore tout comme la douleur. Elles sont plongées dans une agréable sensation de plénitude. A la fin de la séance, c’est le visage serein et détendu que les deux amies se regardent et rient de l’expérience. Elles nous décrivent des objets et des couleurs que l’on ne voit généralement qu’après avoir pris de la drogue. L’hypnotiseur m’explique que cet état mental modifié, l’hypnose, active des chemins neuronaux ainsi que des hormones qui reproduisent l’effet des drogues ou des médicaments.

L’hypnose fonctionne avec tout le monde dû moment que l’on n’oppose pas de résistance. Si vous voulez tenter l’expérience, vous pouvez retrouver Nicolas, hypnotiseur reconnu sur Strasbourg,  les samedis sous les arcades ou directement dans son cabinet place des Orphelins.

5 COMMENTAIRES

  1. moi aussi j’ai vu sont «  »travail » » car pour moi il ne faut pas parler de spectacle….c’était en soirée et je me souviens d’un autre de ses confrère …..Mesmer qui lui fait payer pour voir son «  »spectacle » » car là ce fut un spectacle……….je reste intrigué,et tenterais un jour l’expérience…….une chose est sûr, il est bon !!!

  2. dangereux individu…(mauvais?) hypnotiseur de spectacle qui s’est auto proclamé hypnothérapeute. Un jour sous les arcades, il a continué son « spectacle » alors qu’une de ses « clientes » faisait un malaise vagal sévère (un des effets secondaires de la transe hypnotique); il m’a engueulé alors que j’allongeais la dame, m’accusant « de gacher son spectacle »;
    PS: je suis psychiatre et formée à l’hypnose médicale (mais pas via des vidéos youtub0e…)

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