Laurent Delahaye, plus connu sous le nom du Petit coin cirage, se retrouve au pied du mur. Installé sous un parasol avec son triporteur rue du Vieux-Marché-aux-Poissons, nous l’avons tous déjà croisé.

En novembre 2014, après 7 ans passés dans la rue à travailler dans le bâtiment et à mendier, le quadragénaire prend son pied et décide de tout plaquer. Il part du constat suivant : ‘’les gens n’avaient pas les chaussures propres, ça m’a agacé, quelques minutes après je suis allé acheter du cirage.’’ puis il démarre son activité à l’aide d’un élan de solidarité.
Un chef d’entreprise lui paye sa formation, un organisme avance son projet, le comptoir du cigare le dépanne et la Cordonnerie Mas lui apprend différentes techniques. Son premier client est le patron de la brasserie Au Canon, un restaurant que Laurent apprécie particulièrement.
En peu de temps, il s’est forgé ciré une véritable notoriété grâce à son activité unique à Strasbourg.

Vendredi 13, jour où l’humanité s’est levée du mauvais pied, est la journée des cumuls pour Laurent. Dans la matinée, il apprend que son appartement est en flamme. Parti d’une braise dans un nid d’oiseau, lors de rénovation de sa charpente, le feu ravage tout en quelques minutes.

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Contrairement à la majorité des biens de son appartement, son chat Lili -adopté via l’association Chat’franchis en juillet- a pu être sauvée par les pompiers.

Des objets de valeur sentimentale, comme sa jolie sacoche personnalisée avec laquelle Laurent se ‘’faisait une joie d’aller au travail’’ et contenant ses produits de cirages, sont partis en fumée.

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L’homme vit désormais dans des apparts-hôtels payés par la Mairie et les assurances, sans son chat, resté chez une cliente. Et pour cause, les animaux ne sont pas acceptés dans son logement. Un coup dur pour Laurent, très attaché à sa chatte. Plusieurs de ses clients lui offrent de bon cœur des affaires, vêtements et objets.
Il se remet sur pied et espère retrouver son appartement d’ici moins de 3 mois, après une longue décontamination.

‘’Mieux vaut en rire qu’en chialer’’ répète d’arrache pied Laurent, optimiste dans l’âme.
A la recherche de volontaire pour lui prêter main forte, le cireur entreprend tout de même de ré-ouvrir au plus vite sa petite entreprise.
Nous pouvons également l’aider à se reconstruire en participant à une collecte de fond organisée sur leetchi.com.

Photographie de couverture : Cocotte’Minute

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