Suite aux blocages de l’établissement par des étudiant(e)s mobilisé(e)s contre un partenariat avec l’université israélienne Reichmann, le directeur de Sciences Po Strasbourg a décidé de fermer le bâtiment du Cardo toute cette semaine. De leur côté, les étudiant(e)s dénoncent avoir subi des violences et des intimidations.
« Je constate que Sciences Po Strasbourg n’est plus en état de fonctionner normalement », précise son directeur dans un communiqué. Suite aux derniers blocages, Jean-Philippe Heurtin a décidé de fermer le bâtiment du Cardo durant toute une semaine, jusqu’au lundi 10 février. Il reste accessible au personnel, mais les cours sont reportés ou aménagés en distanciel.
Pour rappel, des dizaines d’étudiant(e)s, ainsi que certain(e)s professeur(e)s sont mobilisé(e)s depuis plusieurs mois contre le partenariat entre Sciences Po Strasbourg et l’université israélienne Reichmann. Le collectif Sciences Pro Palestine Strasbourg reproche à l’université de soutenir le massacre de civils et des opérations militaires contraires au droit international à Gaza, au Liban, et maintenant en Syrie.
Les étudiant(e)s dénoncent des violences et des intimidations
Lors du blocage du vendredi 31 janvier dernier, le président de l’Université a fait appel aux forces de l’ordre dans la matinée, afin de dégager l’accès au bâtiment principal de Sciences Po Strasbourg et pour disperser les manifestant(e)s. Les étudiant(e)s mobilisé(e)s sur place affirment que plusieurs d’entre eux, ainsi qu’une enseignante, ont été violenté(e)s au cours de l’intervention.
L’un d’entre eux a été blessé au cours de l’intervention et a dû se rendre à l’hôpital. « Les blessures de notre camarade ne sont pas un malheureux accident. Elles sont la conséquence de la répression policière, seule réponse de la présidence de l’Université et de la direction de Sciences Po Strasbourg face aux mouvements étudiants », précisent les étudiant(e)s dans un communiqué.
Une fois le blocage levé, les étudiant(e)s se sont alors rendu(e)s dans un amphithéâtre dans le but de l’occuper et pour proposer des temps de formations et d’échanges tout au long de la journée. Une nouvelle fois, le président a demandé aux forces de l’ordre d’intervenir afin d’évacuer la salle.
Alors que Jean-Philippe Heurtin explique avoir permis à la police d’entrer dans le bâtiment pour éviter une « occupation au long cours » et des confrontations entre étudiant(e)s, les étudiant(e)s mobilisé(e)s estiment quant à eux que cette intervention n’était pas nécessaire : « Les facultés ne sont pas des lieux de violence et la police n’y a pas sa place. Les violences qui ont eu lieu ce vendredi avaient clairement pour objectif de nous intimider. L’intervention de la police sur nos lieux d’étude et jusque dans nos amphithéâtres n’a rien d’anodin, d’autant plus face au calme et au pacifisme des étudiants. »
Une délégation a également rencontré la direction et des membres de l’administration ce mardi 4 février, mais l’échange ne semble pas avoir abouti à un accord. Une nouvelle assemblée générale est prévue ce vendredi 7 février, devant le Cardo.
Les directions du CEIPI, de l’IPAG et de Sciences Po Strasbourg ont par ailleurs précisé dans un communiqué daté du 6 février que la réouverture du Cardo prévue dès lundi ne sera que partielle. L’ensemble des cours et des activités de Sciences Po Strasbourg seront à nouveau décalées ou proposées en distanciel. Seules les autres composantes ainsi que la bibliothèque et la cafétéria du CROUS reprendront une activité normale.




Une minorité empêche les étudiants sérieux de suivre les cours. Savent ils seulement ces bordéliseurs, que cela laissera des traces sur leurs CV ?