À Strasbourg, c’est un échafaudage un peu particulier qui est installé depuis plusieurs jours sur la place Broglie. La conséquence ? Le monument du Maréchal-Leclerc est partiellement caché derrière une bâche blanche en plastique. Voici pourquoi.
Visible de loin, l’échafaudage installé autour du monument du Maréchal-Leclerc attire les Strasbourgeois(es) depuis plusieurs jours. Il faut dire que la bâche blanche dénote devant l’opéra.
Il n’en fallait pas plus pour attiser notre curiosité.
Un échafaudage peut cacher un autre échafaudage
Spoiler : l’installation de la structure éphémère a un double intérêt selon l’autorisation délivrée par la Ville de Strasbourg. Elle a pour objectif le « nettoyage et la restauration » des statues du Maréchal de Hauteclocque et de La Marseillaise. Une bonne nouvelle pour notre patrimoine.
Si la première fait référence au monument du Maréchal-Leclerc, caché derrière cette bâche blanche, la seconde n’est pas visible… sauf si on tourne la tête. En effet, à gauche de l’Hôtel de Ville, un deuxième échafaudage est présent. Il protège La Marseillaise.
Quelques mots sur ces statues
Le monument du Maréchal-Leclerc a été inauguré en novembre 1951 et la sculpture a été réalisée par Georges Saupique. Son rôle est de rappeler la charge de la 2d Division Blindée qui a libéré Strasbourg le 23 novembre 1944.
On peut notamment lire les termes du serment de Koufra, prononcé par le général Leclerc le 2 mars 1941 : « Jurez de ne déposer les armes que le jour où nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. »
Concernant La Marseillaise, son histoire est plus mouvementée d’après Archi-Wiki. Un premier monument, bien plus imposant et portant ce nom, a été inauguré le 14 juillet 1922. Sculpté par Alfred Marzolff, il est détruit en 1940 par les nazis.
Plus de 40 ans après, la statue actuelle a été sculptée par l’Oeuvre Notre-Dame et installée à côté de l’Hôtel de Ville. Elle reprend les traits du premier monument et rappelle que La Marseillaise (l’hymne national français) a été composée à Strasbourg par Rouget de Lisle en 1792.
Une fois encore, merci la curiosité !



