Dans le cadre du festival Musica, le Ballet de l’Opéra national du Rhin fait sa grande première. Du 1er au 4 octobre à Strasbourg, le spectacle Le Mur ou la peau propose un dialogue entre danse et rythme percussifs, par Mathilde Monnier et Ève Risser. Une pièce entre poésie, échanges, confrontation ; et surtout, avec des clins d’œil à l’Alsace natale des deux artistes : on vous raconte.
Mathilde Monnier est chorégraphe. Et ce qui l’intéresse, c’est de déconstruire le langage de la danse, mais aussi de la faire dialoguer avec d’autres disciplines. Ève Risser, quant à elle, est pianiste-flûtiste, compositrice et improvisatrice. Et pour ce travail en duo, toutes les deux s’inspirent de leur enfance en Alsace, et notamment du massif des Vosges et ses paysages.
Résultat ? Avec Le Mur ou la peau, issu d’une collaboration avec le festival Musica, musique live et danse se confrontent. Mais aussi dialoguent, s’entraînent, se déchaînent, se répondent sur une rythmique percussive.
« Le Mur » : une barrière qui n’en est pas une
Deux pianos, un à queue et l’autre préparé, avec des sons surprenants. Douze danseurs/ses, et un plateau traversé par un mur, qui évoque le paysage des Vosges. Et ce dernier réserve bien des surprises : il devient aussi un prétexte pour se mouvoir, pour faire écho à la musique, pour percussionner en écho aux notes des claviers. Bref, un espace de jeu, d’échanges et de confrontations, à travers le rythme.
Dans Le Mur ou la peau, les deux disciplines rompent les codes académiques. Pour chacune s’affirmer, pour créer des moments de dialogue, de friction. Par le son des claviers qui se mêle à celui des corps, ou la tension musicale qui vient électrifier la chorégraphie.
Sarah Ginter, chargée de communication à l’OnR, le raconte ainsi : « C’est la première fois que le Ballet de l’OnR crée un partenariat avec le festival Musica. C’est que la pièce s’y prête : la musicienne est directement en interaction avec les danseurs, et les rejoint par les mouvements de son corps en train de jouer sur les claviers. Tout comme les danseurs, par leur chorégraphie et les sons de leurs pas, créent leur propre musique. »
Bref : le Mur ou la peau devient finalement un « prétexte à déplacer des montagnes », comme le dit Ève Risser.
Autour du spectacle : conférences et ateliers
En parallèle du spectacle, de nombreuses surprises attendent les aficionados comme les amateurs/rices. Déjà, avant chaque spectacle, un prologue de 15 minutes pour éveiller les curiosités est programmé. De plus, dès le 25 septembre, un cycle de conférences « Regards chorégraphiques » se tiendra pour découvrir les œuvres de chorégraphes de l’OnS, et leur univers singuliers.
Le 26, il sera possible d’assister aux répétitions sur scène du ballet de l’OnR, histoire de profiter d’un aperçu avant les représentations. Et le 3 octobre, des ateliers pédagogiques pour découvrir le ballet prendront place en salle Bastide : quelques artistes présenteront un extrait de la pièce Le Mur ou la peau, ainsi qu’un petit numéro de danse, avant un temps de rencontre et de découverte.
Événement
« Le Mur ou la peau »
Quoi ?
Pièce de Mathilde Monnier et Ève Risser
Quand ?
Du 1er au 4 octobre à l’Opéra national du Rhin, à Strasbourg
Les 5 et 6 novembre à la Filature, à Mulhouse
où ?
Opéra national du Rhin, 19 place Broglie, Strasbourg
Plus d'infos ?
Durée : 1h10 sans entracte
Autour du spectacle :
25 septembre à 18h30 – Conférences Regards Chorégraphiques



