Durant la manifestation du 5 novembre, une effigie carnavalesque de plusieurs mètres de haut représentant un CRS a été brulée. En réaction, le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a enjoint la préfecture du Bas-Rhin de saisir la justice. Ce qu’elle a fait dans la soirée.
Les moments marquants ont été légion ce 5 novembre à Strasbourg lors de la grève généralqui a rassemblé environ 25 000 personnes dans les rues. Avant les images tristement symboliques de jeunes manifestant(e)s embarqué(e)s dans un bus de la CTS par les forces de l’ordre, c’est un CRS géant qui a, littéralement, mis le feu aux poudres dans la journée.
Cette marionnette de plusieurs mètres a défilé dans le cortège avec son badge floqué du slogan « CRS SS », consacré en mai 68 mais datant des années 40. Une fois arrivée place de la Bourse, elle a été brûlée. Un geste impressionnant visuellement, qui a marqué la foule présente sur place et qui n’a pas manqué de faire réagir au plus haut sommet de l’État.
Laurent Nunez condamne, la préfecture du Bas-Rhin accompagne
Devant les images, le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez n’a pas manqué de condamner « ces faits qui l’indignent », selon son entourage à BFMTV. Il a également enjoint la préfecture du Bas-Rhin et son préfet Amaury de Saint-Quentin de saisir la justice.
Ce que ce dernier a fait rapidement dans la soirée, comme il l’a annoncé via communiqué de presse. Le préfet a lui aussi condamné « avec la plus grande fermeté cet acte » et a annoncé avoir effectivement saisi à travers un signalement au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale. Reste à savoir s’il y aura une réponse judiciaire, le rituel contestataire de brûler des effigies ou des représentations ne datant pas d’hier. On vous tient au courant.


