Situé sur le site de l’ancien hôpital militaire Lyautey au Neuhof, le collège Agnès-Acker a été inauguré ce 10 septembre à Strasbourg. Pensé avec un projet éducatif autour des sciences, il accueille 600 élèves sur près de 7 500 m2. Petit bémol : il ne contient pas de cantine, qui sera prévue dans un autre collège, mais pas avant 2029.
Tout le monde voulait être sur la photo lors de l’inauguration du collège Agnès-Acker. Près de 200 personnes se sont en effet déplacées ce 10 septembre sur le site de l’ancien hôpital Lyautey au Neuhof, afin de découvrir le tout nouveau collège. Un établissement qui accueille ses premiers élèves depuis la rentrée 2026.
Une fierté pour la Collectivité européenne d’Alsace et l’architecte du projet Diane Rolin du cabinet Nunc. Cette équipe vante un bâtiment tout neuf, à haute performance environnementale, très économe en chauffage et simple dans son style, entre bois et gris. Il est complété d’une large cour extérieure, qui accueillera une cinquantaine d’arbres en plus des deux grands platanes déjà sur place. Le tout, pour un budget de 29 millions d’euros.
Un collège inclusif et ouvert sur le quartier
Le collège Agnès-Acker est conçu pour accueillir 600 élèves. Parmi eux, une Section d’enseignement général et professionnel adaptée pour les élèves en difficultés scolaires. Il y a aussi une Unité localisée pour l’inclusion scolaire (ULIS) pour celles et ceux aux besoins éducatifs spéciaux.
Il est également prévu que le collège soit ouvert sur le quartier du Neuhof. Cela se traduit par un « pôle quartier », accessible aux élèves, aux parents et à plein d’autres personnes, et qui peut accueillir des activités scolaires et extrascolaires. Il comprendra un auditorium de 90 places, mais aussi un hall pouvant faire office de lieu d’art et de culture.
Un projet pédagogique ambitieux, tourné autour des sciences
La particularité du collège est son projet pédagogique, tourné en grande partie vers les sciences. Un hommage à celle qui lui donne son nom : l’astrophysicienne alsacienne Agnès Acker. Une ambition qui se traduit par exemple par un Fab Lab (laboratoire de fabrication) de 100 m² ouvert à toutes les disciplines… Mais aussi des salles spécialisées pour les mathématiques, la SVT, la physique-chimie et la technologie. Sans oublier la mise en place de liens forts avec des chercheurs/ses doctorant(e)s, intégré(e)s à la vie du collège.
En se promenant au sein de l’établissement, on remarque également une scénographie autour des sciences, présente à tous les étages. On voit des fresques, des salles en hommage à des figures scientifiques de toutes les nationalités, ainsi que des éléments pédagogiques ludiques et interactifs.
Seul hic : pas de cantine pour les élèves
Si l’ouverture du collège Agnès-Acker est une bonne nouvelle pour le quartier du Neuhof, l’impressionnant bâtiment manque pourtant d’un élément crucial : une cantine. Si la CEA a bien prévu un projet de cuisine centrale qui bénéficiera à plusieurs établissements du quartier, celle-ci n’est pas prévue avant… 2029.
De plus, elle sera implantée au sein du collège Solignac, situé à une petite quinzaine de minutes à pied. Un point noir, pour l’instant « rattrapé » par une solution temporaire au sein de la Salle du Manège, située à un peu moins de 10 minutes à pied.



Si tant est que les informations soient justes, concevoir un collège moderne tout en externalisant à perpétuité la cantine à 15 minutes de marche montre un décalage criant entre les arbitrages budgétaires/fonciers de la Communauté européenne d’Alsace et la réalité du terrain vécue par les élèves et les équipes éducatives. Mutualiser les coûts, c’est le maître-mot, on l’utilise dans tous les domaines à présent. Et on fait fi des incontournables désagréments, pourtant fort préjudiciables, engendrés au quotidien. À la place de ces décideurs, ce n’est pas à l’inauguration que je me serais rendu mais dans un trou de souris où je me serais fait tout petit. Pourtant eux s’en rengorgent, se congratulent et pavanent fièrement. Comment peut-on être à ce point déconnecté de la réalité ??
Absolument d’accord, d’autant plus qu’il s’agit d’un collège REP+ dans un QPV. La cantine est d’autant plus importante.
Je ne comprends pas comment on peut décemment construire un collège – si grand – sans solution de restauration pour les élèves, en 2026 ??
Aller au collège Solignac à pieds en 2029, la belle affaire…
Sachant que jusqu’à présent, les collégiens du Solignac, qui n’ont pas de cantine non plus, doivent prendre un bus pour se rendre à la cantine du Couffignal.
On pourrait peut être proposer aux élus de la CEA de se rendre tous les midis au restaurant administratif de la cité Gaujot, et voir comment ça se passe pour eux ?