Depuis plusieurs mois deux frères, Colin et Brice Johner, se sont engagés dans une bataille médiatique pour lutter contre un projet d’extension de l’entreprise Tepsa Wagram à Reichstett. La firme américaine veut installer cinq nouvelles cuves de stockage GNL sur un site déjà à haut risque.
Ils ont fait des réseaux sociaux leur arme principale. Depuis quelques mois, Colin et Brice Johner donnent de la voix via leur collectif Teps’Out. Sur leur page Instagram, ils cumulent des dizaines de milliers de vues, grâce à des vidéos dénonçant le projet d’extension du stockage de gaz naturel liquéfié (GNL), à Reichstett.
L’entreprise à l’origine de ce projet, Tepsa Wagram, spécialiste dans le transport et le stockage d’hydrocarbures, est installée sur le site de l’ancienne raffinerie Petronus, entre les communes de Reichstett et Vendenheim. Elle prévoit d’installer cinq nouvelles cuves de stockage de GNL sur son site, déjà classé Seveso seuil haut, soit le plus haut niveau de risque industriel en France.
Une aberration pour les deux frères, originaires du village de Reichstett, qui se sont lancés dans une lutte citoyenne pour demander l’annulation de cette extension. De ce combat est né Teps’out, un collectif indépendant, particulièrement actif sur les réseaux sociaux.
« 95% des habitants se sont opposés au projet »
À coups de vidéos, ils sont parvenus à médiatiser à grande échelle la lutte de nombreux/ses habitant(e)s des alentours. Pour preuve, lors de la consultation citoyenne organisée de coutume pour l’arrivée de projets classés Seveso, « 95% des habitants se sont opposés au projet », selon Brice Johner, cofondateur de Teps’out.
Avec des premières habitations situées à 500m du site, Brice Johner dénonce les risques de sécurité causés par ce site classé Seveso, mais pointe également des raisons écologiques.
Avec ces cinq nouvelles cuves, « 32 000 camion en plus vont circuler sur les routes de la région tous les ans », explique Brice. Un coût environnementale élargi pour « l’un des principal pollueur de l’air du Bas-Rhin ».
Une pétition lancée pour l'annulation de l'extension du site
Malgré cette opposition citoyenne, la préfecture du Bas-Rhin a donné son feu vert pour l’arrivée de ces cinq nouvelles cuves de stockage. Pour le collectif le temps presse. Ils ont jusque septembre pour parvenir à faire annuler le projet, avant le lancement officiel des travaux.
Pour cela, une pétition vient d’être lancée par le collectif Teps’out. Les deux frères visent les 7 000 signatures.




merci et bravo et à Jules Scheuer pour cet article.Pour ma part je n’étais pas du tout au courant de se projet.
Bravo surtout à ces deux frères pour la défense de leur village, mais aussi de toute la région. Je viens de signer la pétition et j’espère que beaucoup d’autres suivront.
Merci pour le soutien 🙌
Je ne comprends pas pourquoi la préfecture soutien ce genre d’installations à risque élevé juste entre deux villages. Entre la bêtise humaine et le remplissage de poches véreux, je vois pas d’autres explication.
Peut-être utile pour la population, tout simplement ?
Préfecture = aux ordres de l’état.
Donc approbation du gouvernement actuellement encore en place.
Mais que font donc nos élus ?
La question n’est pas de savoir si c’est utile, mais plutôt de soulever l’extrême dangerosité de ce site. Le jour où une cuve de gnl explose, elles exploser ont toutes et tueront des milliers d’habitants et l’écosystème environnant sur des dizaines de kilomètres carrés. Donc l’utilité d’un tel site est nulle parceque trop dangereux, trop fou en fait.
Ce qui m’étonne, mais d’un autre coté ce n’est pas étonnant venant de leur part, c’est que les dernières nouvelles d’alsace n’ en parlent pas.
Ne sont ils pas censés informer le publique ?