Ce 13 février, Thibaut Vinci (PRG) a annoncé son ralliement à la campagne de Mohamed Sylla (Utiles). Un rapprochement né du constat que « Strasbourg a besoin d’une alternative claire, crédible et rassemblée au centre-gauche », alors que les deux hommes veulent « une Strasbourg qui avance, qui protège, qui rassemble et pas qui divise et fait passer son égo en premier ». Itinéraire d’un rapprochement.
Et ils et elles furent un de moins. Alors que Strasbourg se distinguait des autres grandes métropoles par la surabondance de candidat(e)s prêt(e)s à briguer la mairie, ce 13 février, un nouveau candidat se retire de la course. Il s’agit de Thibaut Vinci, président Alsace du Parti radical de gauche, qui avait présenté sa candidature dans nos colonnes en novembre dernier.
Ayant tenté d’oeuvrer pour l’union de la gauche et du centre-gauche, jusqu’ici sans succès, le désormais ex-candidat a choisi d’annoncer ce 13 février son ralliement à la candidature de Mohamed Sylla, candidat centriste sous la bannière Utiles. Un rapprochement pour porter une alternative de centre-gauche dans la campagne des municipales.
Un rapprochement « franc, simple et lucide »
Tous les deux contactés pour expliquer ce rapprochement, Mohamed Sylla et Thibaut Vinci se sont retrouvés sur un constat « simple et lucide » selon le premier : « Strasbourg a besoin d’une alternative claire, crédible et rassemblée au centre-gauche. Nous avons compris que nous partagions la même urgence, sortir des divisions stériles et proposer un chemin solide aux Strasbourgeoises et aux Strasbourgeois. »
Un rapprochement sans posture ni ego, « en parlant du terrain », ce que confirme le second : « On a mis les choses sur la table. On veut la même ville, pragmatique, qui protège ses habitants, qui ne fait pas semblant d’être gentille avec tout le monde. Pas de bla-bla, pas de tractations secrètes, une poignée de main et on y va. » Sans doute que leur rencontre à Paris le 22 janvier a aidé au rapprochement.
Deux hommes liés par leurs idées communes
Un rapprochement qui a été facilité par leurs idées communes. Selon Mohamed Sylla, ils partagent la même boussole, au niveau de la justice sociale, la sécurité du quotidien et la proximité avec les habitant(e)s. Nouveauté pour le candidat Utiles, qui ne s’embarrassait pas des étiquettes politiques jusqu’à présent, il déclare même porter « une gauche de solutions, pas juste des slogans qui défendent les services publics, le logement, l’emploi local et le vivre-ensemble ».
Signe du rapprochement, Mohamed Sylla va désormais porter dans sa campagne plusieurs propositions phares de Thibaut Vinci, comme la police municipale renforcée, les guichets sociaux de quartier, le « Pass Europe » pour les Strasbourgeois(es), la sécurité et la transparence. Comme le déclare un Thibaut Vinci confiant : « C’est du concret, pas des promesses en l’air. »
Quel avenir pour le duo ?
Maintenant que le ralliement est acté, il faut pour Mohamed Sylla entretenir une dynamique de campagne. Il compte notamment sur l’expérience politique de Thibaut Vinci. Il affirme que « sa présence renforce notre capacité à dialoguer avec des électeurs qui se reconnaissent dans une gauche pragmatique, attachée à la fois à l’efficacité de l’action publique et aux valeurs républicaines ».
Interrogé sur ce qu’il va apporter à la campagne de Mohamed Sylla, Thibaut Vinci explique ramener « de l’énergie, de la combativité, et une voix qui ne fait pas semblant ». Il met en avant son parcours, son réseau dans la gauche républicaine qu’il compte mobiliser. Il réaffirme sa volonté de rassembler le centre-gauche, voeu pour l’instant pieux, et met sa personne au service d’un projet « qui peut gagner ». Un optimisme contagieux, qui fait dire à Mohamed Sylla : « Nous sommes prêts à gouverner ensemble, avec sérieux, courage et détermination. » À voir si les électeurs/rices strasbourgeois(es) suivront.



Ça fait 20 ans que je connais M. Thibault Vinci, il était présent à toutes les élections mais n’a jamais fait campagne, n’a jamais composé une liste, n’a jamais eu le courage d’affronter le suffrage en son nom. Il s’était toujours dissous dans les formations fossiles de la gauche et extrême gauche.
Il ne changera pas.
Il en fera de même dans 6 ans.
Mohamed Sylla vient de gobber le mito de la cathédrale