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Municipales 2026 : Jean-Philippe Vetter veut être « un maire de terrain » pour Strasbourg

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Le 5 février, Jean-Philippe Vetter a annoncé ses mesures sur la proximité à Strasbourg. Souhaitant développer « la ville du quart d’heure », le candidat annonce vouloir être « un maire de terrain ». Adjoint(e)s de quartier avec budget dédié, discussion chaque mois avec 100 habitant(e)s et un poste d’adjoint(e) réservé à l’opposition, retour sur ses mesures.

« La proximité, c’est l’enjeu central de cette élection municipale. » Au beau milieu du patio du centre commercial de l’Esplanade, Jean-Philippe Vetter prend un petit bain de soleil ce 5 février. Ragaillardi par un sondage qui lui fait gagner 3 points par rapport à décembre, le candidat LR souhaite que, durant son mandat, « proximité » et « connaissance du terrain » soient ses maîtres-mots. Quitte à répéter certaines de ses mesures, déjà explicitées dans d’autres conférences de presse.

Le lieu n’est pas choisi au hasard : selon Nicolas Matt, « l’Esplanade est le symbole de la faillite de la démocratie locale sous Jeanne Barseghian ». L’élu du canton à la CEA dresse ensuite un panorama apocalyptique d’un quartier devenu « invivable avec des voitures brûlées, du deal », mais aussi « des habitants méprisés et des élus de quartier dégoûtés ». Il précise : « Pendant 6 ans, la ville s’est construite contre les habitants. Et avec Jean-Philippe Vetter ce sera tout l’inverse. »

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© Nicolas Kaspar / Pokaa

Décentralisation, agilité, conseils de quartier

Dans sa volonté de proximité, Jean-Philippe Vetter revient sur sa mesure de remettre les adjoint(e)s de quartier. Déjà évoquée, et une des marottes de l’opposition dans son ensemble, elle inclut le retour des conseils de quartier et surtout la décentralisation de l’action publique pour « plus d’agilité ». En résumé : « Mettre des élus de terrain auxquels le maire fait confiance. » Et dans ce scénario, le maire, c’est lui.

Si on a un maire, c’est pour rencontrer directement les habitants.
Jean-Philippe Vetter

Il souhaite le retour des conseils de quartier, avec un budget dédié pour chaque adjoint de quartier, pour qu’il puisse prendre des décisions au plus près des besoins des habitant(e)s. Des élu(e)s de quartier qui devront également oeuvrer à mettre en place « la ville du quart d’heure », soit une ville où tous les services seraient accessibles en 15 minutes à pied.

S’il concède que la Ville doit garder des domaines du « régalien municipal », comme la sécurité, la propreté ou les relations avec les institutions régionales ou européennes, Jean-Philippe Vetter milite pour « enlever les intermédiaires » : « Si on a un maire, c’est pour rencontrer directement les habitants. »

vetter
© Nicolas Kaspar / Pokaa

« Un maire de terrain »

C’est justement le credo que martèle Jean-Philippe Vetter depuis le lancement de sa campagne en janvier 2025 : il sera un maire de terrain. Une volonté pas très différente de celles de ses adversaires des municipales, mais lui sait qu’il en aura l’énergie. Pour preuve, il veut développer un rapport direct avec ses (futur(e)s) citoyen(ne)s : il propose de tirer au sort chaque mois 100 personnes, pour échanger avec elles dans une discussion publique.

Le maire est isolé quand il n'est entouré que de son cabinet
Jean-Philippe Vetter

Il propose également de créer une « Académie de la citoyenneté », pour accueillir en toute transparence des citoyen(ne)s qui souhaitent se former pour comprendre le fonctionnement des institutions. Enfin, dans sa volonté d’ouverture politique, il souhaite accorder plus de responsabilités à l’opposition, en leur donnant un poste d’adjoint(e). Une manière de mieux traiter l’opposition, lui qui juge ne pas avoir été très considéré durant le mandat de Jeanne Barseghian.

Jean-Philippe Vetter
© Titaina Perrier / Pokaa

La volonté politique d’abord, les détails techniques plus tard

Dans cette conférence de presse, comme dans d’autres, Jean-Philippe Vetter expose surtout son ambition et sa vision politique ; pour les détails techniques, il faudra patienter. Dans le cas du budget qui sera alloué à ses futur(e)s élu(e)s de quartier ou dans comment assurer une ville du quart d’heure, il l’assume : « Cela prend du temps, c’est un lourd travail qui devra être fait avec les services. Si quelqu’un sait vous répondre, ce sera au doigt mouillé. »

Même réponse concernant le découpage futur des quartiers, qui aura son importance pour le périmètre d’action de ses futur(e)s adjoint(e)s : il faudra voir au cas par cas. En attendant, il relance un nouveau « Printemps strasbourgeois » à partir du mois de février [cela devrait donc s’appeler un « Hiver strasbourgeois », ndlr] : 10 réunions sur le « coin de la rue », à la rencontre des Strasbourgeois(es), tout en proximité. Car Jean-Philippe Vetter en est convaincu : c’est dans ce périmètre-là que se joueront les prochaines élections municipales.

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