Ce 12 janvier, Jean-Philippe Vetter présentait une trentaine de personnalités de la société civile qui seront sur sa liste pour les municipales. Surtout, le candidat LR en a profité pour faire passer un message : « par respect pour les Strasbourgeois et par volonté de clarté et de cohérence », il ne fera aucune alliance au second tour.
À quasiment deux mois du premier tour des municipales, Jean-Philippe Vetter affûte ses armes et son équipe. Ce 12 janvier, il a présenté une partie des personnes qui figureront sur sa liste, avec un mot d’ordre : « L’identité de notre liste et de notre démarche, c’est de présenter des femmes et des hommes solides, qui ont l’expérience du terrain et celle de porter des dossiers concrets jusqu’au bout. »
Le candidat LR pourra ainsi compter sur de nombreux membres de la société civile, comme Éric Fullenwarth, ex-directeur général de la Sers, Yamina Grosjean pour les questions autour de la démocratie locale, ou José Arroyo, président de la Fédération des boulangers du Bas-Rhin. Il pourra également compter sur l’expérience de Jean-François Lanneluc, ancien directeur de cabinet de Roland Ries, et celle de François Bouchard, ancien directeur des services de la Ville, puis de la Région et du Grand Est.
Des soutiens politiques de la droite aux socio-démocrates
Déclarant depuis son entrée en campagne sa volonté de rassembler, le candidat LR aura réussi à réunir dans sa « maison commune » des personnalités politiques allant de son camp aux socio-démocrates. Dans les profils « inattendus », on retrouve Nicolas Matt mais aussi Laurine Roux, présidente du Parti Radical.
Dans les profils plus classiques, il y a les personnalités de sa famille politique LR, comme Irène Weiss, vice-présidente de la Région Grand Est à l’enseignement supérieur, Elsa Schalck, Pascal Mangin, Jean-Philippe Maurer ou Isabelle Meyer. Il y a enfin Gabrielle Rosner-Bloch (conseillère municipale), Anne Reymann et Anne Tenenbaum, élues à la Région ou à la CEA.
« Notre liste du premier tour sera bien celle du second tour » : le pari de Jean-Philippe Vetter
Mais l’information principale de cette présentation est le message qu’a envoyé Jean-Philippe Vetter aux autres candidat(e)s des municipales strasbourgeoises. En substance, « s’il est tout à fait ouvert à l’idée de rassembler encore plus largement avant le premier tour », le candidat LR exclut toute alliance et « arrangements de circonstance au soir du premier tour ».
Strasbourg, au regard de son histoire et de sa tradition humaniste, ne peut avoir pour destin la moindre complaisance avec les extrêmes.
Alors, avec qui pourrait-il encore s’allier ? Pour le candidat LR, il semble qu’il n’y ait qu’une seule possibilité, puisqu’il affirme que « jamais je ne pourrai composer avec des partis politiques qui s’entendent avec les extrêmes », excluant le Parti socialiste et Catherine Trautmann. Dans la même logique, il refuse un rapprochement avec le Rassemblement national et Virginie Joron.
Il ne reste donc plus que Pierre Jakubowicz, décidément bien convoité à sa droite et à sa gauche. Reste à voir les prochaines semaines de campagne pour voir si Jean-Philippe Vetter aura de nouveaux soutiens à célébrer. En attendant, le candidat LR déclare : « Je suis le premier dans cette campagne à être totalement clair. Nous verrons si d’autres candidates et candidats feront cet effort de clarté et d’honnêteté. » La suite de la campagne s’annonce animée.




En effet, puisqu’il ne sera pas au second tour… Quel visionnaire!