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De la source à nos robinets : en Alsace, voyage sur les traces du parcours de l’eau qu’on boit !

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En Alsace et en Moselle, hors Eurométropole, le Syndicat des eaux et de l’assainissement (SDEA) assure l’approvisionnement en eau potable de plus de 744 communes. À Mommenheim, l’une de ses plus grosses unités de distribution puise dans la nappe rhénane pour alimenter les foyers de 30.000 habitant(e)s réparti(e)s sur 50 communes. Reportage.

À l’extérieur, la rumeur paisible de la plaine sous le soleil. À l’intérieur, le grondement assourdissant d’un système capable de produire 650 m³ d’eau potable par heure. « Je vais demander à couper le remplissage des cuves sinon on ne va pas réussir à s’entendre », annonce Valérie Savey, responsable maîtrise d’ouvrage eau potable au SDEA, en longeant une série de pompes.

Le vacarme cède soudain la place à un ronronnement. « Nous avons une heure devant nous avant que ça commence à sonner », sourit notre guide.

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SDEA Eau Circuit de l’eau
Nathalie Savey, responsable maitrise d'ouvrage eau potable au SDEA. © Adrien Labit / Pokaa

Bâtiment discret situé à l’orée des prés, la station de distribution d’eau de Mommenheim est l’une des plus importantes du SDEA d’Alsace Moselle. « Nous alimentons des foyers jusqu’à Kirrwiller au nord et Wingersheim-les-Quatre-Bans au sud », poursuit Valérie Savey. « En tout, cela représente environ 400 kilomètres de tuyauteries et quelques réserves intermédiaires pour stocker l’eau. »

Sept puits sur la nappe

Ce vaste réseau approvisionne quelques 30.000 habitant(e)s réparti(e)s sur une cinquantaine de communes. Pour ce faire, il puise dans la nappe d’accompagnement du Rhin, située sous la plaine d’Alsace : la plus grande nappe phréatique d’Europe occidentale.

« Ici, près de la Moder, nous sommes en bordure de la nappe, détaille Magali Kraemer, responsable préservation des ressources en eau au SDEA. Elle est peu profonde. On la trouve à une dizaine de mètres sous la surface et nous puisons à 25-30 mètres environ. »

À Mommenheim, sept puits alimentent la station de distribution du SDEA. Six sont visibles au milieu des prés : de petites tours rondes discrètes, entourées à chaque fois d’une clôture. « Ils sont protégés par une réglementation d’utilité publique, de manière à préserver la ressource en eau », poursuit Magali Kraemer. À leurs abords, l’utilisation de pesticides est interdite sur un périmètre de 170 hectares. Les agriculteurs/rices exploitant ces terrains les ont donc remis en herbe pour nourrir du bétail.

Le SDEA ne s’arrête cependant pas à cet espace pour protéger l’eau sous la nappe. « Nous travaillons à la limitation de l’usage des pesticides dans une zone de 6 000 hectares autour de la station », explique Magali Kraemer. Cela passe par des discussions avec les exploitant(e)s des environs, en polyculture élevage, pour la plupart.

Au gré des ruissellements, les produits utilisés peuvent en effet se retrouver dans la nappe. En 2021, un métabolite de pesticide a dépassé les seuils de conformité et a obligé le SDEA à demander une dérogation pour continuer à distribuer l’eau et à trouver une solution pour remédier à la situation. Un filtre à charbon actif sera bientôt installé pour compléter le circuit de purification de l’eau.

« Les efforts que nous faisons depuis les années 2000 commencent à porter leurs fruits, conclue Magali Kraemer. Mais cela prend du temps. Il faut parfois 35 ou 40 ans pour qu’un produit traverse les sols et arrive au point de captage. »

SDEA Eau Circuit de l’eau
Magali Kraemer, responsable préservation des ressources en eau au SDEA. © Adrien Labit / Pokaa

6 000 m³ par jour

Une fois puisée dans la nappe, l’eau des différents puits est mélangée et filtrée. « L’eau d’ici est riche en fer et en manganèse. Ça lui donne une couleur rouge-noire qui ne plairait pas beaucoup aux consommateurs », sourit Valérie Savey.

L’or bleu passe d’abord l’étape de la déferrisation. Au rez-de-chaussée de la station, l’eau traverse des silos remplis de sable au sein desquels des bactéries précipitent le fer. Les particules de métal sont retenues dans le mélange tandis que l’eau poursuit son chemin dans la station.

À l’étage, de grandes piscines débarrassent l’eau de son manganèse via un processus similaire. Elle est ensuite chlorée avant d’être stockée dans d’immenses citernes situées sous le site, puis distribuée selon les besoins. Ailleurs en Alsace, elle est parfois traitée aux ultra-violets pour lutter contre les risques microbiens.

Sur les panneaux, quelques voyants commencent à clignoter en silence. L’heure s’est écoulée et les réserves sont basses : il va falloir remettre les pompes en route. En moyenne, elles distribuent, chaque jour, 6000 m³ aux foyers des environs.

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Commentaires (2)

  1. Quelle drôle d’idée d’illustrer cet article par une bouteille en plastique ! C’est comme illustrer une canicule avec des enfants qui jouent dans l’eau des fontaines. C’est déplacé, irresponsable et insultant envers tous ceux qui combattent la pollution plastique pour le bien de tous !!!

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