À la simple mention du Maggi, les Alsaciens et Alsaciennes bondissent en chœur. Sauce aromatique chérie de nos contrées, elle trouve sa place dans toutes les assiettes, à la grande surprise des touristes ou personnes originaires d’autres régions. Six Alsacien(ne)s ont accepté de nous illustrer leur passion dévorante.
Tout commence avec un homme de goût, nommé Julius Maggi. Niché en Suisse, ce fin observateur se rend compte que les gens passent de plus en plus de temps sur leur lieu de travail. La cuisine se doit donc d’être minutée et efficace.
C’est ainsi qu’il invente sa fameuse sauce, qui fera l’histoire de la marque, en 1887. Le Maggi, un assaisonnement liquide concentré, vise à faire gagner du temps en cuisine et rehausser le goût des plats en quelques gouttes seulement.
Son succès a catapulté la sauce en Alsace, région dans laquelle très peu se passent aujourd’hui encore de cet or brun en bouteille. Six personnes ont accepté de nous partager cet amour intarissable, dans une série de photos pleines de passion.
Lucas, Maggi partout ou rien
« Avec ma soeur, manger n’importe quel plat sans Maggi est encore aujourd’hui impossible. On pourrait se battre pour la dernière goutte. Quand on était enfants, le volume de la bouteille descendait à la vitesse de la lumière. Notre mère allait jusqu’en Allemagne pour rapporter une bouteille géante qui trônait dans la cuisine. »
La lettre à Élise – enfin, Élisabeth
« Le Maggi, c’est surtout un souvenir d’enfance. Évidemment, on en mettait dans les pâtes ou dans la soupe. Mais surtout, on surveillait la bouteille : si une petite bulle se formait sur l’embout, ma mère disait qu’il y avait une lettre en chemin pour nous. »
Camille, le monde à la sauce Maggi
« Chez moi, le Maggi fait le tour du monde. Pas de couscous, du curry ou de riz à la cantonaise sans Maggi. Rien du tout, n’en déplaise aux puristes. Comme si le Maggi avait des frontières ! »
« Comment je suis supposée expliquer le pourquoi du Maggi ? On ne devrait pas en débattre. Jusque dans ma garbe-robe, c’est un indispensable. Prochain achat, le porte-clé ! »
Lucie, Maggi même la nuit
«Avec la grande bouteille, mes soupes et salades sont parées pour des mois. Et une fois vide, je m’en sers pour assomer les gens qui m’agacent avec ! Bon d’accord, je rigole. »
« Plus sérieusement, quand j’étais petite, une nuit vers trois ou quatre heures du matin, mon père ne m’a pas trouvée dans mon lit. À l’époque, j’étais somnanbule : il m’a retrouvée dans la cuisine en train de manger du salami avec du Maggi. Apparemment, je ne m’en passe même pas en dormant. Et cette fois-ci, promis, je ne rigole pas ! »
Le Maggi, madeleine de Proust d'Amandine
« Le Maggi m’évoque de suite des souvenirs de mon père. Il a toujours eu l’habitude de se faire cuire des pâtes le soir. Il ajoutait du gruyère et du Maggi, puis les mangeait directement à la casserole. Quand je me suis installée dans mon premier appartement j’ai repris cette petite coutume ! Rituel que j’ai abandonné depuis, au profit d’une alimentation plus saine et équilibrée…
Mais jamais sans Maggi ! »
Les cachotteries aromatiques de Manon
« Tout est meilleur : les recettes familiales, repas ratés ou déjeuners sur le pouce quand je donne cours au collège. On peut tout sauver avec. (Même le monde !) »
« Je cache une bouteille dans l’armoire de ma salle de classe. Les élèves le remarquent toujours quand je cherche des choses sur les étagères. Personne n’y reste indifférent. Peut-être aussi parce que le Maggi symbolise un peu le foyer : on n’en imagine pas un sans dans la région ! J’aime penser que la présence réconfortante de la sauce dans ma salle apporte un peu de cette même chaleur ».
Et pour toi, c’est quoi le Maggi ?
Au top, drôle et pleins de souvenirs d’antan et d’aujourd’hui.
ça vaut largement la sauce soja asiatique