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Racing Strasbourg Auxerre match

Bilan de l’été : pourquoi le Racing Club de Strasbourg ne sait plus gagner ?

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Il y a quelques mois, le Racing se battait pour l’Europe lors d’une dernière journée à Marseille. À peine quatre mois plus tard, les Bleus et Blancs pourraient être avant-dernier de Ligue 1 après une nouvelle défaite 2-1 face à Montpellier. Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Entre manque d’ambition sur le recrutement, faute à pas de chance et gros problèmes dans le jeu, on revient sur un début de saison compliqué pour nos Bleus et Blancs bien-aimés.


Le Racing, après huit matchs de championnat, ne se trouve clairement pas dans la même situation que l’an dernier, où il avait fini à une superbe 6ème place. Les chiffres, à défaut d’être bons, sont éloquents. Rendez-vous compte : 17ème du championnat, 18ème attaque, 6ème défense, 0 victoire, 5 nuls et 3 défaites. On peut difficilement faire pire pour nos Bleus et Blancs. Et ce n’est pas la défaite face à Montpellier, tellement symptomatique des problèmes du Racing, qui arrangera les choses. Petit tour de terrain de ce qui ne va pas ou plus au Racing. 

© Nicolas Kaspar/Pokaa


Un mercato bloqué, qui a manqué d’ambition

L’année dernière, le Racing surprenait son monde en finissant 6ème de Ligue 1. Une place inespérée, mais qui traduisait l’ambition nouvelle d’un club qui engageait Julien Stéphan et qui ramenait Kévin Gameiro à la maison.  On aurait pu penser que l’ambition de s’installer plus durablement dans le haut du tableau allait continuer pour ce mercato 2022, mais mal nous en a pris. Concrètement, aucune recrue ni en attaque, ni au milieu. Seule la défense s’est vue renouvelée, mais plus numériquement que par réel ajout. Les départs de Frédéric Guilbert et Anthony Caci,  deux latéraux, ont été en effet compensés par Colin Dagba (PSG) et Thomas Delaine (FC Metz). Seul Ronaël Pierre-Gabriel (Mayence), autre latéral, est venu garnir la défense du Racing. Le reste du mercato a été aussi plat que le relief strasbourgeois, avec des rumeurs qui ne se sont jamais concrétisées.

Pourquoi une telle inertie ? La réponse la plus simple réside dans les non-départs de Ludovic Ajorque et Alexander Djiku. Artisans majeurs de la superbe saison de l’an dernier, le Racing leur ont donné un bon de sortie, signifiant que le club était prêt à les laisser partir. Djiku était proche de signer à Hoffenheim, alors qu’il visait plutôt l’Espagne, mais un problème à la signature l’a renvoyé à Strasbourg. Pour Ajorque, sa deuxième partie de saison en demi-teinte – un seul but dans le jeu en 2022, série en cours – a peut-être refroidi les clubs, qui n’ont jamais mis la somme que le Racing désirait. Résultat ? Pas de départs, pas d’argent, et un recrutement bloqué puisque, en gestionnaire prudent, le Racing ne dépense que ce qu’il reçoit. Et le projet du stade a sans doute dû faire réfléchir le club à deux fois avant de dépenser.

Ces raisons objectives ne cachent néanmoins pas le fait que le Racing a grandement manqué d’ambition sur le recrutement. Pas de renouvellement de groupe, pas d’ajout au milieu qui pourrait développer la concurrence, et peu de solutions de rechange en cas de blessures, puisque le club a encore prêté plusieurs joueurs – Chahiri, Sahi ou Senaya pour ne citer qu’eux – pour qu’ils s’aguerrissent en Ligue 2 au moins une saison encore. Résultat des courses ? Un mercato aujourd’hui raté, tout simplement. 


Un Racing malchanceux (et marabouté ?)

Au-delà du mercato, ce même groupe avait atteint la 6ème place. Cette saison pourtant, le dynamisme semble s’être quelque peu bloqué. Si tout n’est pas imputable à cela, il faut bien avouer que le Racing a souvent joué de malchance depuis le début de la saison. Contre Monaco, pour le match d’ouverture, l’égalisation de Diallo s’est vue refusée pour un hors-jeu très très limite. À Nice, lors du match nul 1-1, le gardien niçois Schmeichel a écoeuré tous les attaquants, quand ce n’est pas Ajorque qui ne cadre pas aux six mètres. Pour Reims et Nice, des égalisations adverses en toute fin de partie. À Brest, un match joué à 60 minutes à 10 contre 11 et un sauvetage du gardien brestois à la toute dernière minute. Enfin, face à Clermont, deux barres transversales et un arbitre abyssalement nul, qui a tué tout rythme instauré par les Strasbourgeois.

Néanmoins, au-delà de tous ces faits de jeu, là où le Racing en a le plus bavé cette saison reste au niveau des blessures. L’an dernier, le Racing avait connu très peu de blessures, même dans le sprint final. Il semblerait que le club en paye les pots cassés désormais. Concrètement, sont passés par l’infirmerie cette saison – et la liste n’est pas exhaustive : Nyamsi, Perrin, Le Marchand, Ajorque, Liénard, Delaine, Dagba, Pierre-Gabriel, Thomasson et Sissoko. On rajoute Kawashima, le gardien remplaçant, et on a une plutôt bonne équipe de foot. Ces blessures ont empêché Julien Stéphan de trouver un équilibre, et ont forcé le tacticien breton à constamment bricoler, notamment en défense. Face à Montpellier, le Racing a même joué sans cinq de ses titulaires. Des joueurs ne jouant pas à leur vraie poste, d’autres qui mettent forcément du temps à reprendre le rythme ; forcément, le collectif s’en ressent.

Racing Strasbourg Auxerre échauffement
© Nicolas Kaspar/Pokaa


Une défense tenue par le mur belge

Comme prévu, avec autant d’absences, la défense a réellement souffert en début de saison. Pourtant, après le match face à Montpellier, le Racing a encaissé 9 buts, ce qui fait du club la 6ème défense de Ligue 1. Ce chiffre, pas mauvais au demeurant, cache pourtant des espaces laissés vacants dans le dos du système à 3 défenseurs choisis par Stéphan. Alors pourquoi est-ce que l’on prend peu de buts ? La réponse tient en deux mots : Matz. Sels. Le gardien belge, qui a prolongé cet été, est tout simplement monstrueux. Il a réalisé 27 arrêts depuis le début de la saison, dont 9 dans le seul premier match perdu face à Monaco. Sans lui, pas sûr que le Racing ait autant de points à la 8ème journée. Déjà que le total est maigre…

Petit à petit néanmoins, et malgré les séances chez Bricorama de Julien Stéphan, la défense se met au niveau de son portier, même en l’absence de son roc Nyamsi. En cela, le Racing reste cohérent avec son année 2022 ; pour clôturer leur saison dernière, les Bleus et Blancs n’ont encaissé que 19 buts sur les 19 rencontres de la phase retour. Seul Monaco a fait mieux. Propulsé titulaire après les nombreuses blessures, Ismaël Doukouré prend du galon, bien aidé par un Alexander Djiku toujours aussi solide. Ils sont bien aidés par l’activité défensive du milieu Habib Diarra, LA réussite de ce début de saison, ainsi que celle de Bellegarde, l’autre satisfaction, malgré leurs erreurs face à Montpellier.

Il suffit désormais de régler les problèmes de concentration dans les dernières minutes, qui nous coûtent encore tellement de points. Car, malgré cette défense presque hermétique, Strasbourg ne gagne pas. Un paradoxe so Racing, mais qui possède une explication.

Racing Strasbourg Auxerre match
© Nicolas Kaspar/Pokaa


Une attaque à l’Ouest

Le soleil se lève à l’Est, mais apparemment l’attaque strasbourgeoise n’a pas eu le mémo. Avec seulement 6 buts marqués, le Racing pointe à la 18ème place du classement de Ligue 1. Là encore, comme pour la défense, le club suit la lignée de son année 2022, qui l’a vu mettre seulement 24 buts en 19 matchs de Ligue 1. Les matchs que l’on gagnait 1-0 en fin de saison dernière se transforment désormais en 1-1 ou 0-0. Diallo est le meilleur buteur du club avec 3 buts – vous me direz, pas difficile – suivi par Ajorque, Gameiro et Djiku à un but chacun. Il est loin le Racing flamboyant de la fin 2021.

Même si la malchance et les exploits des gardiens adverses peuvent expliquer un petit peu cette sécheresse de la saison estivale de l’attaque strasbourgeoise, le problème se trouve surtout dans l’animation de jeu au milieu de terrain. Thomasson, rayonnant la saison dernière, n’est toujours pas revenu à son meilleur niveau. Membre à part entière de la colonne vertébrale du Racing l’année dernière, le milieu est beaucoup moins influent sur le jeu. Même constat pour Prcic, bien mieux ciblé par les équipes adverses et souvent incapable d’être la plaque tournante de l’équipe. D’ailleurs, les latéraux Dagba et Delaine ont tellement été blessés qu’ils n’ont pas encore vraiment pu apporter leur vitesse et leur qualité de centre pour abreuver les attaquants et aider le milieu. Enfin, si les attaquants strasbourgeois tiraient au but plutôt que d’enchaîner les dribbles et chercher une énième passe, peut-être que le Racing marquerait davantage… 

stage de la meinau
À l’époque où on marquait des buts. © Nicolas Kaspar/Pokaa


Les quelques raisons d’espérer 

Pourtant, malgré ces constats compliqués et une nouvelle défaite face à Montpellier, il existe encore plusieurs raisons d’espérer. Déjà, parce que le Racing ne lâche jamais, quelle que soit la situation difficile qui se présente devant lui. L’état d’esprit fait de lutte de tous les instants et de solidarité devrait un jour faire tourner la roue de la fortune qui n’est pas très sympathique avec le club alsacien jusqu’à présent. Surtout que, au vu des trente premières minutes du match face à Clermont, on sent que le Racing de l’an dernier n’est pas loin ; il a juste besoin d’un coup du sort en sa faveur pour repartir de plus belle. 

Enfin, la trêve internationale qui arrive après le match face à Montpellier va permettre aux organismes de revenir en pleine forme pour un mois d’octobre qui s’annonce intense. La majorité des blessés vont réintégrer le groupe et vont pouvoir reprendre le rythme. Peut-être que face à Rennes, le 1er octobre prochain, Julien Stéphan pourra enfin compter sur l’ensemble de son groupe, où chaque joueur joue à son vrai poste. Hâte de voir enfin une défense Nyamsi-Perrin-Djiku avec Dagba et Delaine en pistons. Ça risque de déménager et d’apporter des solutions créatives au milieu.

Un tifo du Kop face à Reims le 21 novembre 2021
© Nicolas Kaspar/Pokaa


Et la suite ?

Surtout que, si le temps ne presse pas encore, il ne faudrait pas que le Racing soit englué trop longtemps dans le marais de bas de classement. Cette saison 2022/2023 se révèle en effet particulière : quatre équipes descendront en Ligue 2 la saison prochaine. Si Strasbourg a encore largement de la marge en termes de qualité d’effectif, le calendrier va monter en intensité avant la Coupe du Monde, puis après, avec un mois de janvier démentiel – et, on le rappelle le plaisir du Jour de l’an à la Meinau face à Troyes. Il s’agira de bien négocier ces tournants forcément compliqués, pour ne pas avoir à suer à grosses gouttes une fois que le printemps aura posé ses bourgeons le long du stade de la Meinau. Et commencer les travaux du nouveau stade en Ligue 2, le timing serait du plus mauvais effet.

Pour ce qui est de la saison prochaine en revanche, l’incertitude règne. Quid de Julien Stéphan, un entraîneur très ambitieux qui ne se contentera pas d’une saison passée à bricoler ? Quid de Marc Keller, qui pourrait quitter la tête du Racing ? Le président est en effet pressenti pour être le successeur de Noël Le Graet, le désormais très contesté président de la FFF, pourrie par des affaires qui le sont tout autant. Quid du groupe Racing, qui sera forcément arrivé à la fin d’un cycle ? Toutes ces questions ne sont pas encore à l’ordre du jour, mais commencent tout de même à trotter dans les têtes. Comme des nuages qui planeraient au-dessus de la Meinau.

La défaite face à Montpellier a incarné le début de saison du Racing. C’est-à-dire une équipe décimée par les blessures, des points perdus dans les dernières minutes et un jeu collectif qui ne sait absolument plus porter le danger sur le but adverse. La frustration commence doucement à monter chez les supporters, comme on l’imagine également dans le club. La coupure internationale devra remettre les têtes à l’endroit, pour les joueurs, le staff et la direction. En espérant que dès le 1er octobre, on retrouve un Racing plus proche de ce que l’on a toujours aimé.

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