Les élections présidentielles approchent, et les meetings commencent à se multiplier à Strasbourg. Après les venues de Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Yannick Jadot (EELV) le 19 janvier dernier, un nouveau candidat aux présidentielles vient désormais s’ajouter au Pokédex strasbourgeois. Son nom ? Fabien Roussel.

Le candidat communiste viendra ainsi à Strasbourg ce mardi 22 février afin de présenter son programme « des jours heureux ». Une visite à Strasbourg d’ailleurs pas de tout repos : Fabien Roussel rencontrera en effet les étudiantes et étudiants de Sciences Po Strasbourg à 18h, avant d’organiser sa rencontre publique à 20h à l’Aubette. Soit le même endroit choisi par Yannick Jadot un mois auparavant.

Fabien Roussel, lors de Conférence de presse de lancement de la campagne FabienRoussel2022. 12 mai 2022
© Zouhair NAKARA – Own work – CC BY-SA 4.0


Un candidat qui monte dans les sondages

Ce temps fort strasbourgeois dans la campagne du candidat communiste intervient à un moment mi-figue mi-raisin pour lui. D’un côté, il monte et monte dans les sondages, jusqu’à faire jeu égal avec Yannick Jadot, aux alentours de 4,5 %. En outre, il se trouve devant le candidat écologiste en termes de parrainages, avec 529 signatures contre 490. Sa rhétorique « des jours heureux », faite de critiques envers « l’écologie punitive » menée par les écologistes ou de louanges envers la gastronomie française faite de vin, de fromage et de viande, semble trouver son public. En outre, dans une ville comme Strasbourg où EELV et PCF sont alliés, sa venue demeure politiquement très intéressante avec le duel politique qu’il mène avec Yannick Jadot.

Néanmoins, sa venue strasbourgeoise coïncide également avec les révélations de Médiapart, parues ce dimanche 20 février. Dans leur article (payant), les journalistes auteurs de l’enquête mettent en avant que l’actuel député du Nord a été rémunéré de 2009 à 2014 pour un temps plein de collaborateur parlementaire pour Jean-Jacques Candelier, lui-aussi député du Nord, sans pourtant avoir réellement travaillé pour lui, mais plutôt pour le parti.

Des accusations de travail fictif que réfute l’actuel dirigeant du PCF. Cité par Le Monde, il déclarait ce lundi 21 février que : « J’ai été avec lui, et sans lui, pour suivre des conflits dans le Douaisis, chez lui (…), les pneus de ma voiture s’en souviennent, j’ai roulé énormément pour lui. (…) J’ai les documents du travail que j’ai fait avec lui sur ces sujets, avec des syndicalistes ». Par ailleurs, il a également affirmé qu’il « montrerait » les documents en question.

Siège de campagne de Fabien Roussel. Place du Colonel Fabien. Paris 19e.
© NakaraZn – Own work – CC BY-SA 4.0


Un meeting à l’Aubette, ce 22 février

En attendant les suites de cette affaire, Fabien Roussel sera donc à Strasbourg ce mardi 22 février. En plus de la rencontre à Sciences Po Strasbourg, le candidat communiste viendra ainsi à l’Aubette présenter son programme des jours heureux à partir de 20h. Le pass sanitaire est requis, et des masques FFP2 seront à la disposition des participants. Par ailleurs, du gel hydroalcoolique sera également à disposition. Pour assister à cette réunion publique, il faudra s’inscrire, en remplissant le formulaire disponible à cette page.


Le défi des jours heureux de Fabien Roussel
Mardi 22 février, à 20h
L’Aubette, place Kléber
Site internet


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