L’automne est là, et on a qu’une envie : rester affalé sur le canapé avec un snack chopé à la Krut’, devant notre série Netflix préférée. Et ne pas faire attention au temps passé en ligne. Pourtant, regarder une vidéo sur YouTube, envoyer des mails, ouvrir cinquante onglets pour une recherche internet… : toutes ces actions quotidiennes consomment beaucoup d’énergie et ont un impact vertigineux sur l’environnement.


On a tendance à penser que le numérique est forcément écologique. Mais la pollution numérique représente aujourd’hui 4% des émissions de gaz à effet de serre selon  l’association Zéro Déchet Strasbourg, et autour de 10% de la consommation mondiale de l’électricité. Elle regroupe l’utilisation de nos smartphones, des objets connectés en tout genre ainsi que notre usage quotidien d’Internet. Il n’est pas toujours évident de prendre conscience de l’empreinte carbone qu’engendrent nos appareils et pratiques numériques. Pour s’informer, des conférences et ateliers autour des usages du numérique sont donnés régulièrement dans diverses associations et organismes locaux, telle que la Cybergrange au Neuhof, le Centre de Culture Numérique à l’Unistra ou encore par Alsace réseau neutre

Et pour ceux qui n’ont pas le temps, voici quelques astuces simples à adopter pour réduire notre impact carbone lié au numérique.


Allonger la durée de vie de son matériel informatique

Première source de pollution numérique : l’empreinte carbone de la fabrication de nos équipements informatiques (ordinateurs, smartphone, tablette) représente plus de 50% des émissions totales du numérique, selon Greenpeace. Du coup, on peut facilement privilégier la réparation plutôt que de jeter à la poubelle notre vieux pc, ou bien encore tenter l’achat éthique, en passant par des sites d’occasion ou du matériel reconditionné sur Backmarket, ou à l’association solidaire d’informatique Desclick à Schiltigheim par exemple.

Aussi, on peut essayer au maximum d’en prendre soin pour les conserver le plus longtemps possible, en baissant leur luminosité, les protéger des chocs et de tout liquide de fin de soirée, les nettoyer régulièrement ou installer un antivirus. En fin de vie, on donne aux assos solidaires comme Humanis, on vend sur le Bon coin ou on fait recycler nos appareils obsolètes par le réseau Envie.

© Lucie Bousquet


Trier la boite mail

Pour limiter notre empreinte numérique, on peut aussi facilement faire un tri régulier de tous nos mails inutiles. Stocker un mail pendant 1 an dans un data center émet 10g de CO2, autant que la production d’un sac plastique ou d’une ampoule allumée pendant une heure. Davantage pour ceux avec une pièce jointe volumineuse. Petit ménage de printemps mais gros pas écologique !

© Lucie Bousquet


Se désabonner des newsletters

On a tendance à s’inscrire à toutes les newsletters du monde, par peur de rater quelque chose (le FOMO, ou le mal du siècle).  Puis on accumule un tas de mails non-lus. On se désabonne directement des newsletters oubliées au lieu de les envoyer dans les spams, ça fera moins d’allers-retours sur les serveurs… Et une boîte mail plus légère ! Si on a la flemme, le logiciel Cleanfox permet de trier régulièrement les spams et les mailing lists de façon efficace…


Éviter le cloud et le dépôt de fichiers en ligne

On stocke le strict nécessaire sur le cloud et on favorise le stockage de fichiers sur son ordinateur ou dans un disque dur externe par exemple.


Privilégier le wifi à la 4G

Selon Sciences et Avenir, les réseaux de donnée mobiles comme la 4G ont un coût énergétique très élevé, jusqu’à 23 fois plus qu’en wifi… On essaye d’utiliser davantage le wifi à la maison ou en déplacement.

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Diminuer le streaming

On le sait, personne n’a pu s’empêcher de binge-watcher la saison trois de Sex Education… mais il faut savoir que nos séries préférées visionnées en haute définition ou nos playlists écoutées en boucle sur Spotify ou YouTube nécessitent des équipements technologiques et une consommation d’énergie considérable… Une heure de vidéo en streaming équivaut à un an de consommation d’électricité d’un frigo en fonctionnement. Mieux vaut passer moins de temps sur les plateformes de streaming, et télécharger dès que possible contenus audio et vidéo, avant les voyages, mais aussi à la maison. Et pourquoi pas regarder des films avec des DVDs achetés d’occasion dans les petits magasins sur Grand’Rue, ou mieux encore, empruntés en médiathèque…


Optimiser sa recherche sur internet

Pour réduire son nombre de recherches, et donc le nombre d’allers-retours sur des serveurs à distance, on peut utiliser des mots-clés pertinents pour être efficace. Et ajouter les sites visités régulièrement en favoris (Pokaa ;)), ce sera plus rapide, et ça contribue à réduire l’empreinte environnementale. Et pourquoi pas utiliser un moteur de recherche éco-responsable comme Lilo, qui financent des associations par les requêtes internet ou Ecosia qui soutient des programmes de reforestation (en plus, on se sent hyper satisfait en voyant le nombre d’arbres plantés augmenter au fur et à mesure sur la page d’accueil).

© Lucie Bousquet


Fermer les onglets inutiles

On essaye de ne pas céder à la tentation d’ouvrir mille onglets pour les recherches de nos travaux d’étude, d’articles à écrire, ou d’informations lambda à trouver… (faut-il avoir peur des ragondins ET des pigeons ?) Les pages internet se réactualisent régulièrement, même quand on n’est pas actif. Fermer les fenêtres et onglets non-utilisés évite une consommation d’énergie inutile. 


Débrancher les appareils la nuit

Si on ne les utilise pas, il vaut mieux éteindre nos appareils technologiques au lieu de les laisser constamment en veille. On peut même aller jusqu’à les débrancher pour la nuit (oui, la box aussi) et penser à le faire systématiquement quand on part en week-end : ça fait des économies en plus sur la facture d’électricité.

© Lucie Bousquet


Limiter son temps tout simplement sur internet

Au lieu de scroller sur Instagram durant des heures, on peut essayer de trouver d’autres activités plus satisfaisantes à faire à la maison ! Lire, trier ses vêtements pour les donner aux associations locales, cuisiner, se remettre au dessin… Pour les plus addicts, il existe une fonction sur les smartphones qui permet de limiter le temps d’activité sur certaines applis. On peut aussi y voir la moyenne quotidienne de son temps d’écran, un bon moyen de prendre conscience de sa consommation digitale.

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En savoir plus

La face cachée du numérique, rapport 2019 de l’ADEME
La pollution numérique sur Alsace Nature

Lucie Bousquet

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