Certains secteurs de la société ont été durement touchés par la crise du Covid. On pense bien sûr à la culture, ou aux bars et restaurants. Mais il y a aussi la jeunesse, qui a vécu un an et demi très difficile. Alors pour soutenir les 15-29 ans du mieux possible, la région Grand Est prépare elle aussi sa rentrée avec trois axes dans le viseur : la formation, le développement durable et l’engagement et la citoyenneté.



En 2021, la région Grand Est dénombre presque un million de jeunes – très exactement 985 000 personnes entre 15-29 ans. La région est particulièrement pourvue de ces forces vives, puisque ces dernières représentent 18 % de la population totale, contre 8,6 % au niveau national. C’est pourquoi elle a décidé d’investir dans trois axes prioritaires précis. Un budget total de 908 millions d’euros y sera consacré, soit plus d’un quart du budget total de la Région.


Investir dans le développement durable

En ces temps où les questions écologiques prennent de plus en plus de place dans le débat public, la région Grand Est tente de devenir un territoire à énergie positive et bas carbone pour 2050. Si l’objectif paraît lointain dans le temps, il demande tout de même un investissement conséquent des lycées de la région. Cela implique notamment une réduction de 40% de leur consommation d’énergie d’ici à 2030 et une augmentation de 50% de la consommation d’énergies renouvelables. Pour les accompagner, la région Grand Est a débloqué 60 millions d’euros pour le programme de rénovation énergétique des lycées sur la période 2021-2023. 

Par ailleurs, avec les plans « Lycées en transition » et « Lycées Agricoles 2030 », la région souhaite se tourner vers le développement durable. Le premier concerne près de 90 lycées, avec un million d’euros consacré à améliorer l’alimentation durable, la réduction des déchets ou la qualité de l’air grâce à de nombreux programmes, que vous pouvez retrouver ici. Quant au second, 57 millions d’euros seront consacrés à la transformation numérique et environnementale des 14 lycées agricoles publics du Grand Est, afin de leur permettre de devenir des références en matière d’innovation.

© Martin Lelièvre/Pokaa


Développer l’engagement et la citoyenneté et réduire la précarité

Alors que l’intérêt de la jeunesse pour la politique n’en finit plus de diminuer, la région Grand Est tente de motiver les troupes. Les 13 et 14 novembre par exemple, 200 jeunes viendront aux deuxièmes« Rendez-vous de l’Engagement » à Epinal. Et pour celles et ceux que la chose publique ne rebute pas, il y a également le Conseil des jeunes du Grand Est. Il fonctionne ainsi : tous les deux ans, 72 jeunes sont mandatés pour être relais et forces de propositions auprès de leurs semblables tout en échangeant régulièrement avec la collectivité régionale.

Par ailleurs, la Région propose aussi de nombreuses bourses et aides à l’entreprenariat, que vous pouvez retrouver ici. Mais surtout, elle tente d’apporter des solutions au sujet de la précarité menstruelle. Elle a ainsi décidé d’expérimenter, à la rentrée 2021, dans 50 de ses établissements, l’installation de distributeurs et l’approvisionnement des infirmeries en protections périodiques gratuites. Afin d’aider près de 20 000 lycéennes. Cela ne devra évidemment pas en rester au stade de l’expérimentation et il faudra aller plus loin. Mais c’est un début.

© Pixabay / Patricia Moraleda


Aider les jeunes de la Région à trouver un emploi, à travers la formation

Enfin, la troisième grande priorité de la région Grand Est pour la rentrée 2021, c’est la formation et la recherche d’emploi. Elle propose de nombreuses formations sur des filières variées. Par ailleurs, avec le Parcours d’Acquisition des Compétences en Entreprise (PACE), elle permet à des jeunes de la Région de bénéficier de six mois en entreprise.

Enfin, la région Grand Est souhaite également investir dans le secteur sanitaire. Depuis la rentrée 2021, 3 200 étudiants infirmiers et 3 500 élèves aides-soignants ont fait leur rentrée en 1ère année, soit une augmentation de 495 nouvelles places d’infirmiers et 1 300 nouvelles places d’aides-soignants. Une décision de la Région, pour soutenir le développement des emplois du secteur sanitaire dans le Grand Est. Sans doute la marque de Jean Rottner, lui-même médecin urgentiste.

Pour sa rentrée 2021, la région Grand Est souhaite montrer qu’elle s’engage pour les jeunes de son territoire. À travers de nombreux plans et programmes de développement durable, comme à travers des aides à la formation, à l’emploi et à l’entreprenariat. Un soutien important, d’autant plus suite à la crise sanitaire, qui a durement touché la jeunesse dans la région.

© Coraline Lafon

*Article soutenu mais non relu par la Région Grand Est.

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