Parce que Strasbourg regorge de sports confidentiels, insolites et passionnants, Pokaa continue sa série de découverte des sports méconnus à Strasbourg. Aujourd’hui, découvrons le floorball, un cousin du hockey, avec Sophie Javoy et le club des Sentinelles de Strasbourg, qui cherche à monter une équipe 100% féminine pour la saison qui arrive !


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Le floorball, un cousin du hockey sans les contacts

Pour celles et ceux qui se demandent ce qu’est le floorball, Sophie Javoy, joueuse de floorball au sein du club des Sentinelles à Strasbourg, a une réponse toute simple. Jointe par téléphone, la jeune femme tisse un parallèle : « Le floorball ou unihockey, c’est un sport cousin du hockey sur glace. » Néanmoins, là où il se distance immédiatement de son cousin, c’est qu’on doit bien moins s’équiper pour y jouer : « Il y a beaucoup moins d’équipements. On joue sur un revêtement type gymnase ou parquet, à 5 contre 5, plus un gardien. »

En somme, le mot d’ordre est l’accessibilité. Pour jouer au floorball, on a juste besoin d’une crosse, de ses baskets et de son short. Une des raisons ? Contrairement à son cousin sur glace, la majorité des contacts sont proscrits : « Il n’y a pas de contacts violents autorisés. Il n’y a pas de grosses charges, et donc risques de se faire mal ou de se casser le nez. L’objectif , c’est simplement de mettre le maximum de buts dans des tiers-temps de 20 minutes. »

© Sentinelles Strasbourg – Document remis


Un sport relativement récent

Relativement méconnu en France, le floorball fait un tabac dans les pays nordiques, offrant une alternative extérieure au hockey. Il est d’ailleurs le sport national en Suède, et est très développé dans les pays scandinaves et d’Europe centrale et de l’est. Si ses origines exactes ne sont pas très précises, le sport se développe majoritairement dans les années 80, avec notamment la création de la Fédération internationale de floorball en 1986. Depuis 2011, il est également reconnu par le Comité international olympique. Un sport « encore très confidentiel » selon Sophie Javoy, qui ajoute :« Du coup il y a à peine 80 filles de licenciées au championnat de France donc c’est vraiment pas grand chose. »

À Strasbourg néanmoins, l’arrivée du floorball est encore plus récente, comme le raconte la jeune femme : « Il existe depuis un peu plus de dix ans. Le club des Sentinelles appartient au SUC ; le club a été créé par des anciens joueurs de roller-hockey, qui avaient envie d’un sport avec moins d’équipements. À la base, c’était un club masculin ; les filles pouvaient venir mais il n’y en avait pas beaucoup. »

© Sentinelles Strasbourg – Document remis


Le projet : monter une équipe féminine

Une différence que la jeune femme, après quelques années au sein d’une équipe féminine de floorball parisienne, cherche à gommer : « Mon objectif c’est de monter une équipe de floorball féminine, pour pouvoir participer au championnat de France féminin. » Si les entraînements se font pour le moment avec les garçons, l’objectif est d’être suffisamment nombreuses, afin d’avoir leur propre créneau : « Aujourd’hui, on est six, sept. L’objectif est d’être plus à la rentrée, pour avoir un créneau juste féminin. Bien que jouer avec les garçons nous fait progresser plus vite, parce que ceux du club sont très accueillants ; on nous traite pas différemment, il y a une vraie bienveillance. »

À six ou sept, les féminines du club des Sentinelles seraient techniquement assez nombreuses pour former une équipe. Mais le floorball étant un sport extrêmement physique, mieux vaut avoir le plus de motivées : « C’est tellement physique, on fait beaucoup de fractionné. On court tout le temps. Généralement, une équipe se compose de deux lignes de 5 joueuses. Toutes les minutes trente, c’est mieux que les lignes changent, pour être bien et ne pas être éclatées physiquement. Il vaut donc mieux être au moins dix. Même si évidemment c’est encore mieux si on est encore plus. »

© Sentinelles Strasbourg – Document remis


Un sport très accessible et sans pression

Alors finalement, pour une Strasbourgeoise curieuse de découvrir un nouveau sport, quels sont les avantages du floorball ? Déjà, l’accessibilité : « J’ai commencé ce sport parce que c’est hyper accessible. La licence n’est pas chère, surtout à Strasbourg, pour deux entraînements par semaine. » Par la suite, le sport étant encore confidentiel, en France comme dans notre ville, les perspectives de progression sans pression sont plus importantes :« Si l’on veut tout de suite faire de la compétition, on peut. On est tout de suite mis dans le bain. En plus, il y a moins cette pression de niveau : qu’on n’en ait jamais fait ou qu’on en fait depuis 10 ans, on est tous dans la même salle. Cela donne une ambiance conviviale, sans qu’il y ait la pression de la performance. »

En outre, qui dit sport collectif sans pression dit bon esprit d’équipe. Il reste alors un sport très physique, mais également ludique : « Il faut juste être prête à courir. Je n’avais jamais fait de sport de crosse, mais on apprend assez vite. Toujours se dire qu’on n’est pas toute seule, qu’on est entourée de coéquipières. Il n’y a pas besoin d’avoir des qualités folles, on peut commencer le floorball à tout âge. Pour essayer, il suffit juste de venir avec sa tenue de sport et ses baskets. C’est physique, mais accessible à tous, qu’importe notre niveau. »

Si jamais vous êtes une Strasbourgeoise ou un Strasbourgeois intéressé, il suffit d’envoyer un mail au club à [email protected] ou contacter le club sur leur page Facebook. Pour un sport en intérieur, qui permettra de se dépenser en s’amusant, comme conlut Sophie Javoy : « Si tu as juste envie de t’amuser et de te dépenser, viens ! »


Strasbourg Sentinelles Floorball

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Photo de couverture : © Sportix – Document remis

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