Le retour dans les salles obscures le 19 mai a fait du bien aux esprits et aux rétines de nombre d’entre nous. Nous avons retrouvé le plaisir, pendant une heure ou plus, de vivre une autre vie que la nôtre et de se laisser transporter par la beauté d’images sur grand écran. Alors, pour les jours de pluie ou de fortes chaleurs, on vous a concocté une sélection de 10 films, non exhaustive, à aller voir au cinéma. 


À Strasbourg, ce ne sont pas les salles obscures qui manquent. Entre le Vox, le Star et son jumeau le Star Saint-Exupéry, l’UGC et l’Odyssée, la ville est amatrice de cinéma. Depuis le premier confinement, le secteur a lourdement souffert des fermetures à répétition de ses salles. Pourtant, la réouverture des salles le 19 juin a montré l’attachement de beaucoup de Strasbourgeoises et Strasbourgeois au septième art. Une tendance nationale puisqu’en une semaine plus de 2 millions de personnes, d’après le CBO Box Office, se sont rendues au cinéma !

Cependant, crise sanitaire oblige, il faudra prendre quelques précautions une fois dans la salle : le masque reste obligatoire pendant toute la projection et les groupes ne peuvent pas dépasser six personnes. Enfin, il faut laisser deux places libres entre chaque personne ou groupe de personnes. Enfin, à partir du 9 juin, les jauges des cinémas passeront à 65 % de leur capacité initiale, du coup plus de places seront disponibles pour les séances !

Alors si vous ne savez pas quoi aller voir en salle, cette liste devrait vous donner quelques idées. Bien entendu, tous ces films sont à voir dans nos cinémas locaux !



The Father – Florian Zeller

On ne compte plus les récompenses qu’a remportées le film du réalisateur français Florian Zeller. En même temps, avec comme acteurs principaux Anthony Hopkins et Olivia Colman (qui ont respectivement récemment joué dans la série Westworld et The Crown) on ne pouvait espérer mieux. Le film aborde avec subtilité la maladie d’Alzheimer et ses conséquences sur la famille proche. À ne pas manquer. 



L’étreinte – Ludovic Bergery 

L’étreinte signe le grand retour de l’actrice et comédienne Emmanuelle Béart sur grand écran. Elle s’était notamment fait connaître dans Manon des sources de Claude Berri. Le duo, qu’elle forme ici avec Vincent Dedienne, explore la sexualité à travers leurs âges respectifs : lui étudiant, elle veuve quarantenaire en reprise d’études. La pudeur et l’élégance d’Emmanuelle Béart transparaissent à travers les images du film réalisé sur pellicules argentiques. 



Drunk – Thomas Vinterberg

Le film danois était sorti début novembre, avant le confinement, et n’avait été que quelques jours à l’affiche. Depuis le 19 mai, il est à nouveau en salle ! Maintenir un taux d’alcool dans le sang à 0,5g pour être productifs : c’est le pari initial que fait une bande de potes prof en pleine crise de la quarantaine. L’expérience déborde, les faiblesses de chacun se révèlent dans une ambiance de fête où l’alcool coule à flot. Pour résumer, un film aussi touchant que festif, pari réussi pour le réalisateur danois. 



Promising Young Woman – Emerald Fennell

C’est la sortie du moment, Promising Young Woman met en scène une jeune femme qui fait chaque semaine le même pari. Elle se rend dans une soirée où elle fait semblant d’être trop saoule pour rentrer seule chez elle, jusqu’à ce qu’un homme lui propose de l’accueillir chez lui. Avec des airs d’Harley Quinn, elle se joue du comportement manipulateur du sexe opposé qui est prêt à tout pour avoir une relation avec elle. Entre humour et vérités troublantes, le film a de quoi faire réfléchir. 



Petite Maman – Céline Sciamma 

Après le Portrait de la jeune fille en feu en 2019, magnifié par les actrices Adèle Haenel et Noémie Merlant, la réalisatrice française Céline Sciamma revient avec Petite maman. Deux petites filles se lient d’amitié après s’être rencontrées dans la forêt jusqu’à ce que l’une d’elle avoue à l’autre être sa fille du futur. La beauté des images accompagne cette balade troublante dans les liens mère/fille et l’impact de l’enfance sur notre personnalité. Bref, Céline Sciamma a encore frappé. 



Nobody – Ilya Naishuller 

Amateurs de films d’action, cette nouvelle sortie devrait vous plaire. L’histoire d’un homme, a priori lambda, qui se révèle finalement avoir été autrefois homme de main. Après le cambriolage de son domicile, il revient finalement à sa carrière d’antan craignant pour la sécurité de sa famille. De la bagarre, du sang, du second degré, en somme, un bon film d’action à l’américaine. 



Casablanca – Michael Curtiz 

Retour aux classiques grâce à la programmation du cinéma l’Odyssée. Casablanca, classique du cinéma américain avec Humphrey Bogart et Ingrid Bergman, prend place dans un Maroc sous occupation française pendant la Seconde Guerre mondiale. Des retrouvailles déchirantes et une histoire d’amour impossible lient les deux personnages principaux aux jeux de regards transperçants. En tout cas, le film en noir et blanc de 1942 n’a pas vieilli. 



Mandibules – Quentin Dupieux 

Le duo d’humoristes du Palmashow, David Marsais et Grégoire Ludig, trouvent une mouche géante qu’ils veulent apprivoiser pour gagner de l’argent. Les deux losers enchaînent les galères au côté de cette étrange créature. Une comédie assumée qui explore finalement des problématiques de fond comme l’argent, l’amitié et l’attachement. Quentin Dupieux marque avec ce film un retour réussi après Le Daim présenté au festival de Cannes en 2019 qui avait déjà été salué par la critique. 



Nomadland – Chloé Zhao

On vous a parlé plus haut de The Father qui cumule les récompenses de festivals de cinéma internationaux. Il n’est pas le seul, Nomadland de Chloé Zhao a remporté de nombreux prix et surtout, pour certains, elle a été la première femme réalisatrice à les recevoir. Une ballade contemplative qui nous transporte au fin fond de l’Arizona et du Midwest américain à travers la vie de nomades. 



Adieu les cons – Albert Dupontel 

Plus besoin de présenter ce film qui a été multiprimé à la dernière cérémonie des Césars. Albert Dupontel, à la fois réalisateur et acteur de son film, forme un duo d’exception avec l’actrice Virginie Efira. Deux âmes désespérées qui cherchent chacune un sens à leur vie et s’entraident pour retrouver le fils de Suze, jouée par l’actrice. Derrière une mise en scène loufoque, le thème abordé parle à tous : un sentiment d’injustice alimenté par la nécessité de se conformer aux règles de la société. 

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