Les terrasses géantes à Strasbourg sur les quais et en dehors, c’est désormais terminé. La préfète du Bas-Rhin a en effet annoncé que la vente d’alcool sur la voie publique était désormais interdite à Strasbourg et aux alentours. On fait le point sur ces annonces qui n’évoquent rien de bon sur la suite de notre printemps.



Depuis quelques semaines maintenant, Strasbourg ne savait plus sur quel pied danser. Entre des terrasses sauvages qui s’accumulaient à cause d’un entre-deux entre le manque de clarté de l’exécutif et l’envie des Strasbourgeoises et Strasbourgeois de sortir et les nouvelles sanitaires qui s’empiraient chaque jour qui passe, il fallait prendre tôt ou tard une décision.


Interdiction de la vente et la consommation d’alcool sur la voie publique de 10h à 19h.

C’est dans un communiqué de presse que la préfecture du Bas-Rhin a annoncé le couperet : la vente et la consommation d’alcool sur la voie publique sont désormais interdites dans les 13 communes bas-rhinoises de plus de 10 000 habitants. Du 31 mars, soit demain, jusqu’au 29 avril. En d’autres mots : désormais, plus de bières à emporter pour aller chiller sur les quais des Bateliers. Cette interdiction, décidée avec les maires des communes concernées, est effective de 10h à 19h.

Sont exclues de ces mesures les zones de la réserve naturelle du Rohrschollen, la forêt de la Robertsau, la forêt du Neuhof, l’ensemble de la zone du port du Rhin et du port au pétrole, à l’exclusion de la zone du jardin des Deux-Rives. Autant vous dire que pour chercher de la bière pression dans ces endroits-là, il va falloir se lever tôt.

La raison pour cette interdiction ? Le côté conjugué de l’augmentation de l’épidémie qui prend une tournure inquiétante, le non respect de la règle des six personnes par groupe en extérieur ainsi que le non respect du port du masque et des gestes barrière une fois posés sur les quais. Cela alors que « les gestes barrières, incluant le port du masque mais aussi les règles de distanciation physique demeurent les seuls moyens efficaces de limiter la circulation du virus et les risques de contamination« , selon le communiqué de presse. Un an après, on en est donc toujours au même point.

Une nouvelle qui vient régler une question que de plus en plus de Strasbourgeoises et de Strasbourgeois se posaient quant au suivi de l’épidémie. Mauvaise nouvelle pour notre sentiment de liberté, peut-être une bonne nouvelle dans notre lutte contre l’épidémie ? À ce stade de lassitude, difficile de savoir quelle option remporte l’adhésion.

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