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L’Espace Django : 6 ans d’anecdotes et de bamboches inoubliables au Neuhof

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L’Espace Django est un lieu unique à Strasbourg, un véritable bijou culturel porté par une équipe de passionnés qui ne cesse de proposer des concepts novateurs et insolites, et des concerts uniques en leur genre. En mêlant culture et action sociale, Django s’impose tout autant comme un lieu de proximité pour les habitants du quartier, que comme une scène musicale qui rayonne au-delà des frontières géographiques.


Cet endroit, on l’aime particulièrement pour sa programmation singulière et pointue, où le talent et l’humain prime sur le « commercial ». L’Espace Django accueille des artistes exceptionnels des quatre coins du monde et permet des découvertes musicales incroyables. Rares sont les lieux où les soirées chatouillent autant la curiosité et dégagent ce gros bouillon de convivialité et de chaleur. SoulTrain, blindtest, karaokés, ou concerts cachés : à l’Espace Django on ne manque pas d’imagination, tout est invitation aux rencontres, à l’émerveillement, au partage, aux rires et à l’amusement. Dès l’instant où on y met les pieds on a cette sensation réconfortante d’intégrer une grande famille où chacun est le bienvenu. Un seul mot d’ordre : le plaisir ! En ces temps de Covid, où l’Espace Django et ses folles soirées nous manquent, mais aussi pour nous replonger un peu dans la chaleur humaine si caractéristique à la salle de spectacle, on a demandé aux gérants de nous raconter leurs meilleures anecdotes du lieu, tandis que le public nous a confié ce qui lui manque le plus aujourd’hui.

>> À lire ou relire : À la découverte de l’Espace Django, bijou culturel brillant au cœur du Neuhof


SOUL TRAIN PREMIÈRE ÉDITION, le 25 février 2017

De la funk, des chorégraphies folles, des déguisements et un lâchage complet

« Lorsqu’on a organisé le tout premier Soul Train à Django, on ne s’attendait pas à grand chose puisque d’une part, c’était inédit, et d’autre part Ben était le seul à maîtriser le concept du Soul Train. Ce n’est pas faute de nous l’avoir expliqué mille fois mais pour ma part en tout cas je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. J’étais même un peu sceptique, j’avoue. Finalement, ça a été le choc. Parce que le public est venu en masse. Parce que le concept a hyper bien fonctionné. Parce que tout le monde a joué le jeu de la danse et des costumes. Je filais un coup de main au vestiaire ce soir là et ça n’arrêtait pas. Les gens arrivaient, déposaient leur veste. Puis les mêmes têtes revenaient une minute après pour poser leur sac aussi. Et rebelote cinq minutes après pour nous confier leur gilet… Je n’irais pas jusqu’à dire que ça relevait du strip-tease mais à l’intérieur de la salle on n’aurait pas cru que c’était l’hiver. Il faisait si chaud. Je me suis accordé 46 secondes de pause pour aller jeter un œil et là j’ai vraiment halluciné. Les gens dansaient TELLEMENT ! Pas un petit tapage de pied, pas un déhanché discret, pas un imperceptible mouvement de tête non non, rien à voir. Les gens DANSAIENT de ouf, pour de vrai. Certains super bien, d’autres méga mal mais ça a provoqué une de ces montées d’émotion chez moi de voir que là dans cette salle on avait réussi à attirer tout un tas de personnes différentes pour une espèce de lâchage général, sans complexe, sans honte. Je me suis aperçue que c’était vraiment le moment et l’endroit où tu peux croiser ton prof de philo en train de faire du limbo avec une perruque multicolore et des lunettes en forme de dollars. De l’amusement à l’état pur. C’était complètement fou. »

Soul Train © document remis Espace Django

ZAPP BAND, le 9 novembre 2018

Des valises pleines de costumes plus originaux les uns que les autres et une logistique dingue

« Tellement mythique. La gentillesse de ces mecs qui sont légendaires. Un groove incomparable. Je crois que personne ne s’attendait à un show aussi puissant. Un show exclusif car seulement deux dates en France, à Django et Paris. Même l’entrée de scène était super chorégraphiée. Il y a des groupes mythiques américains qui surfent sur leur notoriété passée pour faire des tournées européennes sans trop de saveur, et il y a Zapp, qui donne tout jusqu’à la dernière goutte de sueur. Ils ont changé de tenues au moins 4 fois pendant le concert, avec même des costumes en LED, incroyable. Il fallait voir la logistique en loge avec des valises, des cintres et des costumes de partout. Une sacrée performance, au vu de notre couloir d’accès aussi étroit que le timing pour se changer ! Leopard Da Vinci en première partie ne donnait pas son reste en terme de costumes, ouvrant pour ses idoles… »

© Olivier Legras

FATOUMATA DIAWARA, le 25 mars 2017

Quand par le plus grand hasard, les résidents d’un foyer du quartier rencontrent Fatoumata et découvrent qu’ils viennent du même village au Mali

« Une artiste tellement touchante. Fatoumata à délivré un concert magistral à Django. Une énergie folle avec notamment le souvenir d’un dernier morceau emportant toute la salle dans une chorégraphie frénétique. En plus de la soirée c’est aussi l’après-midi qui fut riche en émotion avec notamment un Face A face B (dispositif développé à Django pour permettre à un groupe de personnes de vivre l’envers du décor d’un concert) pendant lequel nous avons accueilli des résidents d’un foyer du quartier hébergeant notamment des Maliens qui par hasard… venaient du même village que Fatoumata ! Quelle émotion de les entendre échanger dans leur langue vernaculaire. Improbable et inoubliable rencontre. »

 © Document remis par l’Espace Django

SEUN KUTI ET EGYPT 80, le 11 avril 2017

Seun Kuti se fait tatouer en loge après son concert

« C’est déjà quelque chose d’accueillir le fils de Fela accompagné d’une partie de l’orchestre original du fondateur de l’afrobeat, mais c’était sans compter cette anecdote étrange venue agrémenter la soirée. En effet, juste avant le concert, un gars se présente à l’entrée sans billet, et explique qu’il est le tatoueur de Seun, venu d’Allemagne sur invitation de son client… Après quelques vérifications, on le laisse entrer. Arrive la fin du concert où j’assiste à une scène surréaliste en loge. Seun Kuti, torse nu, se fait tatouer les phalanges (le fameux afro beat sur ses poings) en mangeant un sandwich et en écoutant du reggae. Incroyable. »

 © Progrès DR

PONGO + DOPE SAINT JUDE, le 26 septembre 2019

Pongo arrange le coup à deux jeunes ados du quartier

« Deux artistes qui ont vraiment marqué l’équipe. Deux rencontres géniales. Outre le show incroyablement énergique de Pongo, le fait marquant reste le moment où deux jeunes filles du quartier, venues assister aux balances, regrettent de ne pas avoir l’autorisation parentale de sortir le soir pour venir au concert… Le message arrive aux oreilles de Pongo, qui s’empresse d’aller voir les filles et leur demande d’appeler leur maman. Après une négociation et la promesse d’un retour accompagné par nos soins à 23h, l’affaire est plié par Madame Pongo. Un aplomb et une gentillesse infinie ! »

 © Olivier Hoffschir

ARRESTED DEVELOPMENT, le 31 octobre 2017

Un show mythique et une énergie contagieuse

 » Je crois qu’il n’y a pas de débat sur cette date. Mythique. Je me souviens même l’annoncer au bureau une fois que c’était signé… J’étais fou. Show monstrueux avec tous les classiques du groupe. Leur positive attitude est vraiment contagieuse. Avec Stan Smith, DJ du quartier en 1ere partie, lui aussi légende du hip-hop à Strasbourg, l’ambiance était parfaite… Parfaite mais aussi particulière car c’était le soir d’Halloween, il faisait alors très chaud à Strasbourg, très chaud au Neuhof, surement un peu trop. Mais rien ne pouvait arrêter la magie de cette soirée. »

 © Bartosch Salmanski

Django s’invite à l’Opéra : Youssoupha “Acoustique expérience”+ Battle Hip-H’Opera, le 6 septembre 2019

Entre hip-hop et ballet, une vraie communion culturelle

« Cette soirée c’est d’abord l’histoire du formidable partenariat qui nous lie à l’Opéra. Après avoir eux même arpenté le Neuhof via diverses actions, nous avons pu venir à l’Opéra grâce aux Bibliothèques idéales. Le battle Hiph’Opéra avait été créé chez nous l’année d’avant et l’idée était donc de le refaire chez eux, suivit d’un concert mêlant aussi les esthétiques. L’acoustique « Expérience de Youssoupha » tombait à point nommé. Nous avions pu réserver quelque 200 places aux premiers rangs pour des jeunes et habitants du Neuhof, une première pour beaucoup d’entre eux dans cet écrin de l’Opéra. Quel moment délicieux lorsque Youssoupha, le temps d’enjamber la scène pour rejoindre le public donna son micro à un jeune du premier rang. Ce jeune homme espiègle, nous le connaissons bien à Django, mais étrangement nous ne l’avions jamais connu aussi muet et ne lui avions jamais vu ce visage, impressionné et marqué par la grandeur du moment… Magique. Ce soir là, les planètes étaient alignées, et le public l’avait bien compris : une file d’attente traversait littéralement la place Broglie. Bien sûr, tout le monde n’a malheureusement pas pu rentrer, mais, spontanément, et à l’image de leur rencontre, les danseurs du Ballet et de l’Illusion Crew improvisèrent une battle Hiph’Opéra sur le parvis pour finalement ravir les personnes restées à l’extérieur. Une vraie communion culturelle inédite et inoubliable ! »

© Document remis par l’Espace Django

L’écrin de l’Espace Django vu par le public

« Un vrai engagement humain »

« L’Espace Django a hautement relevé le défi de proposer une superbe prog couplée à un vrai engagement humain & culturel au sein & avec le quartier du Neuhof, et toutes ces actions manquent cruellement depuis la crise… Encore bravo à toute l’équipe pour son imparable énergie et forzaaa pour la suite. » Caroline

« Un esprit de famille très fort »

« L’Espace Django nous a soutenu dès qu’on a commencé le projet Amoure avec des résidences de création et des conseils artistiques. Dans notre équipe depuis le départ, Kevin Bernard (light) et Hugo Barré (son) bossent régulièrement là-bas. Je me souviens d’un après-midi à peindre nos triangles lumineux avec Kevin, posés au soleil dans le jardin de Django. On a aussi tourné le clip de « Week-end à Rome » là-bas, Julien (batteur) avait une grosse grippe et enchaînait les tisanes dans la cuisine entre deux prises. J’ai adoré nos entretiens avec Pierre et Ben, nos trajets pour le printemps de Bourges, la bonne humeur de la team, Emma, Mimi, Mourad… Il y a un esprit de famille très fort chez Django, beaucoup de solidarité. C’est cette chaleur qui nous manque en ce moment, outre forcément les concerts et leur programmation très ouverte, faisant la part belle aux découvertes. » Nicolas, chanteur du groupe Amoure

© Bartosch Salmanski

« Django c’est l’amour et beaucoup d’autres choses »

« Django c’est l’amour. Avec un grand cœur tout jaune. Depuis le début, l’équipe de Django déborde d’idées et d’enthousiasme. J’aime sa programmation musicale éclectique qui m’offre des découvertes incroyables à chaque fois, j’aime son esprit profondément humain qui rassemble des publics d’horizons parfois complètement différents, j’aime sa passion et la variété de ses actions culturelles et sociales, j’aime y rire et hurler pendant les blindtest, j’aime y danser pendant les Soul train, j’aime y chanter pendant les Karaokés, j’aime y frissonner pendant les concerts, j’aime ses bénévoles toujours heureux d’être là, j’aime son équipe de direction qui est TOUJOURS au cœur de l’action… Une soirée à Django, c’est une soirée à la maison, avec des gens qu’on aime et qui nous réchauffent le cœur. Django c’est aussi l’équipe qui m’a fait confiance et qui m’a permis de me produire en première partie de Pauline Croze en mars 2018 (sous le nom de Ballerine). Le soutien et la mise en lumière des artistes régionaux, ça aussi Django sait le faire ! Et mieux que personne ! Avec un fort intérêt, une sensibilité et une sincérité indispensables pour donner l’impulsion nécessaire à certains projets. J’adore y voir évoluer les artistes des environs et je suis fière de faire partie de ceux que Django a accueilli. À Django on se sent bien, de l’entrée à la salle, en passant par le bar, les coulisses ou la scène…Django c’est l’amour. Avec un grand cœur tout jaune. » Melody

« L’Espace Django ne se contente pas du banal »

« L’espace Django est un espace culturel à part et alternatif. Il ne s’enferme pas dans ses murs, ne se contente pas du banal, il nous emmène au-delà de ça et vers des artistes parfois injustement méconnus ou simplement inconnus. J’ai assisté à un concert secret et j’ai trouvé le concept juste génial. En petit comité, tous plongés dans le mystère de la destination géographique et musicale, ça crée un lien entre les spectateurs ce qui est rarement le cas ailleurs. Ma dernière sortie autorisée fin 2020 (avant la fermeture des salles) a été un blind test Django ! C’était top, les répliques fusaient entre les différentes tablées, entre les générations des années 70 et celles des années 2000… atypique et très cool de traverser les âges comme ça ! Une soirée de franche rigolade partagée avec des amis, je garde précieusement le souvenir car depuis ces temps d’enfermement sont durs. C’est ça qui me manque, les échanges avec des inconnus qui ont une même affinité pour cet espace – qui est au final une parenthèse aussi, petite bulle bien sympa. Le groupe Facebook « Bagarre de Sons » fait partie de mon quotidien, j’adore les échanges, les découvertes, parfois les joutes verbales et les discordes. C’est haut en couleur et complètement à l’image de l’espace Django ! J’espère qu’on pourra bientôt retrouver l’espace Django Unchained. » Laurence

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Commentaires (1)

  1. Super article sur la réal Django que l’on aime ! Le projet Django est une réussite total qui force le respect tant il prends dans toute sa globalité la diversité de notre société et réussit sa mission culturelle avec brio. Vive Django, vive la familly et merci Pokaa !

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