Ces derniers jours, les nouvelles se faisaient de plus en plus alarmistes dans les médias et la sphère publique. En cause ? Le fait que l’on soit encore bien au-dessus de l’objectif affiché des 5 000 cas par jour, annonçant une levée du confinement peut-être plus tardive que prévue. Comme souvent lorsqu’il s’agit d’annoncer une mauvaise nouvelle aux Français, c’est Jean Castex qui s’est exprimé ce jeudi soir sur la prochaine étape de nos vies, à peine deux semaines de Noël. On vous en fait le résumé ici.
Capture d’écran du live BFMTV

Des contaminations qui stagnent, voire augmentent

Comme on vous l’a résumé ici, la situation épidémique stagne en ce moment en France. Depuis une semaine précisément, comme le précise le Premier ministre Jean Castex : « Nous sommes sur une sorte de plateau. Le nombre de nouvelles contaminations ne se réduit plus, et il tend même à légèrement réaugmenter depuis quelques jours. La partie est donc loin d’être gagnée.« 

Dès lors, c’est définitif : les objectifs fixés par Emmanuel Macron pour le 15 décembre ne seront pas atteints.

Une levée du confinement adaptée

Pour toutes ces raisons, la levée du confinement au 15 décembre sera adaptée, avec des règles plus strictes.

Les établissements recevant du public resteront fermés au 15 décembre et au moins jusqu’au 7 janvier

Mauvaise nouvelle, la énième depuis mars dernier, pour le monde de la culture et du sport. En effet, les cinémas, théâtres et salles de concert resteront fermés pendant au moins trois semaines supplémentaires, soit jusqu’au 7 janvier au minimum. Même chose pour les stades sportifs. Ce n’est donc plus en 2020 que nous pourrons retourner à la Meinau.

© Nicolas Kaspar/Pokaa

Couvre-feu à 20h et pas de dérogations pour Nouvel An

Par rapport à ce qui avait été annoncé, le couvre-feu sera durci. En effet, au lieu de commencer à 21h, il commencera une heure plus tôt, c’est-à-dire à 20h, à partir du mardi 15 décembre. En outre, il sera strictement contrôlé, avec des possibilités de dérogations très limitées. Dans cette même veine de plus de sévérité au niveau des règles, il n’y aura pas de dérogations du couvre-feu pour le Nouvel An. Concrètement, à partir de 20h, personne ne devra être dans les rues. En revanche, pour Noël, toujours pas de couvre-feu.

« Pendant la journée, l’attestation ne sera plus obligatoire. Mais les déplacements seront interdits de 20h à 6h du matin« , comme le précise Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur. Par exemple, il ne sera plus possible d’aller courir à partir de 20h. Pour toutes les dérogations, il faudra se munir d’une nouvelle attestation, qui sera bientôt disponible, ainsi que des documents justificatifs.

Il sera possible de se déplacer entre régions à partir du 15 décembre

Enfin, une chose ne changera pas, et il est important de le préciser à nouveau : on aura le droit de se déplacer dans toute la France en journée, à partir du 15 décembre. Le tout, sans aucune attestation.

La situation épidémique à Strasbourg

Pour finir, intéressons-nous à la situation épidémique à Strasbourg. Avant de s’intéresser aux chiffres, il faut savoir que, depuis le 8 décembre, Santé Publique France prend désormais en compte les tests antigéniquesles tests salivaires rapides, ndlr. Et en général, ils ont affiné leur méthode de calcul pour refléter le mieux possible la proportion de personnes infectées dans la population testée, et donc l’évolution de l’épidémie. Dès lors, cela se remarque dans un taux d’incidence plus haut que ceux qui ont pu apparaître dans de précédents articles, mais avec un taux de positivité bien plus bas.

© Nicolas Kaspar/Pokaa

Concrètement, lors de la semaine du 30 novembre au 6 décembre, le taux d’incidence à Strasbourg s’établit à 132.7 cas positifs pour 100 000 habitants, soit le 9ème taux parmi les 22 métropoles françaises. Dans le même temps, celui des + de 65 ans atteint 161.4, soit également le 9ème taux parmi les 22 métropoles françaises. Du côté du taux de positivité, sur la même semaine, celui-ci atteint les 6 % dans le Bas-Rhin. Dans le même temps, suivant le chemin inverse, la pression hospitalière continue de diminuer dans le Bas-Rhin. Ce sont désormais 46 personnes qui se trouvaient en réanimation au 9 décembre, soit un taux d’occupation de 37.7 %.

Qu’on se le dise, l’objectif des 5 000 cas par jour était absolument intenable et irréalisable avec la réouverture des commerces et un confinement aussi light. Cela montre encore une fois un gouvernement qui ne maîtrise pas son sujet et qui donne l’impression de continuellement tâtonner dans une crise sanitaire qui dure depuis maintenant près d’un an. Dans ces périodes un peu troubles de fêtes de fin d’année où les envies et les besoins de se retrouver sont hauts et fortement compréhensibles, faîtes juste attention à vous et à vos proches. Et un jour, on en sortira.

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