Voilà, on y est : quinze jours après l’annonce d’un nouveau confinement par Emmanuel Macron, c’est son second qui s’avance devant les Français ce jeudi soir 12 novembre. Jean Castex fait le point sur la situation épidémique en France, alors que les peurs pour Noël se font croissante, tout comme le désir des commerces dits non-essentiels de rouvrir leurs portes. Pour savoir en quoi cela concerne Strasbourg, on vous en a fait un petit résumé, avec également une analyse des derniers chiffres de l’épidémie.

L’épidémie ralentit sa progression

Comme prévu, 15 jours de confinement, c’est bien trop tôt pour tirer n’importe quelle conclusion. Néanmoins, le confinement a déjà eu quelques effets, comme le rappelle Jean Castex. Déjà, les déplacements entre le domicile et le travail sont inférieurs « de 22% à ce qu’ils étaient en septembre dernier ». Par ailleurs, le Premier ministre ajoute que « l’évolution du nombre de nouvelles contaminations s’est ralentie depuis une semaine. » À tel point que, selon Jean Castex, « le pic de la deuxième vague pourrait être atteint dans nos hôpitaux en début de semaine prochaine. »

Une situation positive mais à regarder avec prudence. Le taux de reproduction du virus est passé en dessous de 1 pour se situer entre 0,8 et 0,9. Néanmoins, la prudence reste de mise car comme le rappelle Jean Castex « nous ne voyons pas encore l’impact de cette évolution sur les hospitalisations. » En effet, 120 évacuations sanitaires ont déjà été réalisées des régions les plus en tension, comme l’a précisé le ministre de la Santé Olivier Véran, montrant l’impact fort de l’épidémie sur notre système hospitalier.

Capture d’écran de la conférence de presse

Une possible réouverture de certains commerces au 1er décembre

Résultat des courses ? On ne change pas de confinement pour les quinze prochains jours au moins, nous amenant donc au 1er décembre. Les librairies restent fermées par exemple, car le moment n’est pas de « relâcher nos efforts, mais de les amplifier », comme l’a répété Jean Castex.

Néanmoins, si la tendance à la baisse se confirme, « des premiers allègements pourraient intervenir à compter du 1er décembre ». Seront concernés les « commerces que nous avons dû fermer à partir du confinement. Et leur réouverture ne pourrait s’envisager que sur la base d’un protocole renforcé. » Pour ce qui est des bars, des restaurants ou encore les salles de sport, aucune réouverture n’est envisageable dès le 1er décembre, quelle que soit la situation épidémique. De plus, bien évidemment, si la situation venait à se dégrader, le confinement serait renforcé.

Enfin, Jean Castex, répondant à une question des journalistes présents lors de cette conférence de presse, précise que la possibilité de confinements plus territorialisés n’est pas envisagée pour le moment.

© Coraline Lafon

La situation épidémiologique à Strasbourg

Strasbourg, comme le reste de la France, se trouve dans une situation duale après deux semaines de confinement, plus une semaine de couvre feu précédant le confinement. À savoir que le taux d’incidence entame une baisse alors que dans le même temps, les hospitalisations et les réanimations augmentent de façon importante. On vous en fait l’analyse ici.

Une situation hospitalière de plus en plus tendue

Commençons par la mauvaise nouvelle, c’est-à-dire la tension en réanimation. Pour le moment, et pendant quelques jours encore, la pression sanitaire va continuer à augmenter. La situation dans le Bas-Rhin n’est pas encore inquiétante, Strasbourg ayant accueilli des patients de la région Auvergne Rhône-Alpes la semaine dernière, mais elle se dégrade.

Au 5 novembre, les hôpitaux du Bas-Rhin possédaient 404 personnes hospitalisées, dont 43 en réanimation, soit un taux d’occupation de 35 %. Au 11 novembre, il y avait 491 personnes hospitalisées, dont 72 en réanimation, soit un taux d’occupation de 58,5 %. La situation n’est donc pas encore grave dans notre département à ce stade, mais il ne faut pas se relâcher, afin qu’on atteigne le pic épidémique le plus rapidement possible.

© Nicolas Kaspar/Pokaa

Un taux d’incidence qui descend en flèche

Dans le même temps, selon le dernier point de l’ARS Grand Est publié ce jeudi 12 novembre, le taux d’incidence atteint dans l’Eurométropole pour la semaine du 3 au 9 novembre 512,5 cas positifs pour 100 000 habitants. Un indicateur encore élevé mais qui dénote une baisse significative : en effet, lors de la semaine du 26 octobre au 1er novembre, celui-ci était de 721,1. Même chose chez les + de 65 ans : du 3 au 9 novembre, ce taux d’incidence atteint 409,9 cas positifs contre 526,8 du 26 octobre au 1er novembre.

Dans le même temps, les taux de positivité poursuivent eux-aussi une baisse, bien que moindre que celle des taux d’incidence. Sur la dernière semaine, il s’établissait à 17,3 pour l’Eurométropole et 15,8 pour les + de 65 ans, contre 18,9 et 17,6. Conclusion : en une semaine, on a beaucoup moins de cas positifs à Strasbourg et dans l’Eurométropole. Un effort conjoint des Strasbourgeoises et des Strasbourgeois, combiné avec les mesures de couvre-feu et de confinement. Cela reste une bien belle nouvelle.

Aucune nouvelle information à se mettre sous la dent ce soir lors de la conférence de presse menée par Jean Castex. Un rappel de la situation épidémique pour nous apprendre ce dont on se doutait : le confinement continue tel quel jusqu’au 1er décembre au moins. Point positif : l’épidémie ralentit sa progression, ce qui nous laisse de l’espoir pour une graduelle reprise de la vie normale pour décembre. On vous tiendra évidemment au courant des décisions futures. En attendant, prenez soin de vous <3

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