Le vélo à Strasbourg c’est plus qu’un état d’esprit, c’est un art de vivre. On aurait besoin de plusieurs mains pour compter les initiatives prises pour développer cette mobilité douce au sein de notre ville. Dernière en date : trois stations-outils pour réparer ton vélo.
© Nicolas Kaspar pour Pokaa

Du rouge dans la ville

Vous avez sans doute dû les voir depuis quasiment dix jours : des bornes rouges, avec des boites à outils, placées à des endroits très fréquentés des cyclistes. Nouvelle initiative de la ville pour continuer le développement des mobilités douces, ces stations-outils fonctionnent en libre-service et sont disponibles au public depuis le 12 juin.

Elles ont chacune un coût de 2 200 euros et sont pour le moment au nombre de trois : une près de la Cité de la Musique et de la Danse quartier Malraux, en bordure d’un des axes cyclistes les plus fréquentés de Strasbourg, une autre à proximité de la piste qui longe le canal de la Marne au Rhin et une dernière près de la Grenze, quartier Gare.

Les p’tits mécanos

Alors qu’est-ce qui se trouve dans ces stations-outils ? Il y a tout l’attirail du parfait bricoleur pour retaper soi-même sa fidèle monture. Une pince multiprise, une clé anglaise et une clef allen, que du bonheur pour celles et ceux qui n’ont pas d’outils à la maison. À cela se rajoute évidemment une pompe à vélo, de façon à regonfler nos pneus s’ils sont un peu à plat. Il suffit de poser son vélo en équilibre à la place prévue à cet effet et ensuite c’est parti mon kiki !

De plus, pour celles et ceux qui ne sauraient pas réparer leur vélo tout seul, comme moi, ces bornes proposent aussi des tutoriels de réparation via smartphone. Dernière info qui fait plaisir : ces stations-outils peuvent être également utilisées pour regonfler les pneus d’une poussette ou d’un fauteuil roulant. Encore une belle initiative concernant nos deux roues !

Néanmoins, Strasbourg entretient une relation compliquée avec ses bécanes chéries, et les bornes en ont déjà fait les frais : celle de la Grenze a malheureusement fait l’actualité ces derniers jours puisqu’elle a été vandalisée – comme disent les gens de plus de 40 ans – à peine cinq jours après sa mise en service et n’a pas encore été réparée. Un exemple qui montre que le « monde d’après » c’est toujours un peu quand même le monde d’avant.

La borne du crime. © Nicolas Kaspar pour Pokaa

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