Nous sommes le 6 janvier. Noël est passé, Nouvel an et ses affres sont derrières nous. L’ambiance chaleureuse des fêtes et ses lendemains balbutiants s’estompent doucement pour laisser place à un retour à la réalité. Pourtant ce matin, quelque chose de spécial flotte dans l’air. Dans les rues autour des boulangeries strasbourgeoises, le parfum du beurre est plus prononcée que jamais et les fours s’affairent en prévision d’une journée qui fera danser le tiroir-caisse. La star du jour, c’est la galette des Rois. Un nom royal pour un plat pas banal. Pour mieux la comprendre et surtout, pouvoir crâner en la coupant, voici son histoire et quelques adresses strasbourgeoises qui se sont fait remarquer en lui faisant honneur.

Galette de la Boulangerie Hanss

Épiphanie, Saturnales romaines et galette des Rois, associées, mais pas toujours en collé-serré

Lorsque l’on parle du concept de la galette des Rois, les moindres recherches sur ses origines ramènent presque toujours aux Saturnales romaines. Fêtées fin décembre-début janvier, elles favorisaient l’inversion des rôles dans la société et pratiquées dans chaque foyer, offraient l’opportunité aux esclaves d’être désignés « roi d’un jour ». Les heureux élus pouvant alors accéder à leurs désirs le temps d’une journée. Avec les Saturnales, on parle de tirer les rois, de fèves, mais toujours pas de galettes.

En continuité de l’antiquité, c’est l’Épiphanie, célébrée le 6 janvier qui est entrée dans nos habitudes culturelles et qui verra la consommation des galettes l’épouser. Fête religieuse chrétienne, cette dernière célèbre le jour de la rencontre entre Jésus et les rois mages. C’est à partir du Moyen-Âge que l’on verra apparaître en France, en Suisse et en Belgique, la « galette des rois » ou « gâteau des rois », une pâtisserie accompagnée d’une fève partagée ce jour là. Celui ou celle ayant la fève devenant à nouveau « roi ou reine d’un jour ».

En 2014, plus de 85 % des français disaient fêter l’Épiphanie en partageant des galettes. La fête des rois à pris le dessus sur son origine religieuse et au vu de la multiplication de goûts qu’étalent chaque année les boulangers, la galette semble avoir encore de beaux jours devant elle.

Où s’en procurer à Strasbourg ?

Si vous avez la chance d’avoir une boulangerie de quartier qui vous nourrit toute l’année, donnez-lui sa chance de vous prouver de quel beurre elle se chauffe. Si par contre cette dernière vous a déçu par le passé ou que vous n’avez pas de fournisseur officiel de farine, voici quelques adresses qui ont déjà fait pas mal parler d’elle à Strasbourg pour leurs galettes :

  • Boulangerie Pâtisserie Hanss : récompensée à 9 reprises d’une médaille d’or du Concours organisé par la Fédération de la Boulangerie du Bas-Rhin. Elle se trouve à la Petite France.
  • Thierry Mulhaupt : chocolatier pâtissier connu en Alsace, il surprend chaque année par ses créations. Des galettes uniques pour les blasés de la frangipane.
  • Gat’Ô : la pâtisserie 0% lactose et 100% plaisir nous gâte aussi cette année avec une galette parsemée d’écorces d’oranges et de feuilles d’or. Royal.

Vous voilà désormais équipez pour la journée. Impossible de tomber en panne de frangipane.

Galette frangipane de Thierry Mulhaupt

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