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On a rencontré Clovis Cornillac et Julie Manoukian pour la sortie du film « Les Vétos »

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Le film « Les Vétos », nous plonge dans le quotidien pas toujours simple d’un vétérinaire de campagne. A l’heure, de la désertification, certains restent et se démènent malgré les contraintes. Avec sensibilité et humour, on découvre l’histoire de Nico, vétérinaire passionné qui officie au cœur du Morvan, et d’Alex jeune diplômée parisienne qui se destinait à la recherche mais dont les plans vont être bouleversés lorsque son oncle lui demandera de le remplacer comme associée aux côtés de Nico. A l’occasion de la sortie du film, nous avons rencontré la réalisatrice Julie Manoukian et le comédien Clovis Cornillac.

C’est votre premier long métrage. Pourquoi avoir choisi de parler du métier de vétérinaire, d’autant plus en milieu rural?

Julie Manoukian : Le sujet m’a été proposé par le producteur Yves Marmion avec qui j’avais déjà travaillé comme scénariste. Lorsqu’il m’en a parlé, j’ai commencé à faire des recherches sur la profession de vétérinaire puisque c’était un milieu que je ne connaissais pas. Si on veut être la personne adéquate pour traiter d’un sujet, il faut en tomber amoureux, et c’est ce qui m’est arrivé. Je suis tombée amoureuse de ce que j’ai découvert en lisant tout ce que les vétérinaires en canin et en milieu rural écrivaient à propos de leur métier. J’ai découvert un métier peu connu, et dont on parle peu. Je l’ai trouvé héroïque, les vétérinaires sont des héros du quotidien auxquels j’ai eu envie de rendre hommage.

Donc il n’y avait rien de personnel dans le choix de ce sujet, vous n’avez pas de lien particulier avec des personnes dans le milieu, qui auraient pu vous inspirer?

Julie Manoukian : Non, je n’en connaissais pas, à part les vétérinaires que j’ai pu allé voir pour mon chat. Mais je n’en ai jamais connu qui travaillaient en milieu rural. Je lisais beaucoup d’écrits de médecins comme Martin Winckler, Baptiste Beaulieu. J’ai toujours été assez sensible aux histoires de soignants. C’était mon point d’entrée. Quand j’ai commencé à lire des choses qu’écrivaient des vétos je me suis rendue compte qu’ils rencontraient les mêmes difficultés que les médecins en rural, avec la désertification, puis c’est aussi la même implication humaine, la même valeur d’une vie sauvée, que ce soit un chat ou un humain. Tout ce qui m’avait ému jusque là en lisant des histoires de soignants, je le retrouvais chez eux, avec en plus des difficultés spécifiques. Dont j’ai eu envie de parler.

Vous avez immédiatement pensé à Clovis Cornillac pour interpréter le premier rôle?

Julie Manoukian : C’était avec Clovis que j’espérais pouvoir travailler et il m’a fait le cadeau de dire oui. Donc ça s’est fait assez rapidement et simplement.

Crédit photo : Emma Schneider

En quoi le scénario vous a-t’il séduit?

Clovis Cornillac : La première chose qui m’a interpellé, ça a été le titre. Ça m’arrive rarement, mais en voyant « Les vétos », j’ai eu ce réflexe de me dire : « C’est fou, on a jamais fait de films sur ce métier ». Pourtant, il est, je pense l’un des métiers les plus populaires au monde. Au sens fantasmagorique du terme, pour les enfants, le rapport aux animaux… J’étais très surpris, un peu jaloux de ne pas avoir eu l’idée avant. Mais ça ne m’est jamais arrivé de voir un film sur les vétérinaires. La qualité du scénario m’a également séduit. Julie écrit très bien, c’est une excellente scénariste. Il y avait une sorte d’élégance dans le scénario. Elle parle de choses qui pourraient être des sujets sociétaux forts, importants, avec une dimension de cinéma populaire, qui n’est pas segmentant. On ne se dit pas : « Oh non c’est trop dur, on va voir des choses horribles ». Je trouvais qu’il y avait au contraire beaucoup de douceur. Quand j’ai rencontré Julie, j’ai trouvé une vraie cohérence entre son scénario et elle. Après je l’ai un peu testé sur l’idée du cinéma, est-ce qu’il y avait une envie de cinéma ou est-ce que ça pourrait être un téléfilm? Et elle avait vraiment un argumentaire, et un réel désir de cinéma, avec cette histoire-là. Du coup, je suis parti sur son aventure. Le tournage était aussi doux que le reste et le film est pareil. Ça s’est super bien passé. Mais ça finalement, ça nous regarde. Le public s’en fout que ça se soit bien passé ou non sur le tournage. Il va payer sa place 10 euros, il veut seulement que le film soit un bon film. Et le vrai grand plaisir pour moi, la grande victoire, ce n’est pas seulement ce qu’on a vécu, qui d’ailleurs était formidable, mais ça a été le moment où j’ai vu le film. Quand je l’ai découvert, je me suis rendu compte que depuis le début, de la lecture du scénario au film fini, il y avait une totale cohérence. Il n’y a eu aucune déception. Ce qu’on remarque depuis trois semaines c’est que le public est hyper heureux. Il est attiré par le sujet, les salles sont pleines. Il y a une vraie curiosité, une vraie envie, il n’y a pas que nous qui sommes intéressés par le thème. Donc c’est plutôt chouette de le partager. Et dans les débats qu’on fait ensuite, on voit des gens contents, enthousiastes, qui ont pris un vrai plaisir à voir le film. Pour l’instant l’aventure est très cohérente et très jolie.

Vous avez fait le choix de parler d’un sujet difficile mais d’une manière légère. Pourquoi?

Julie Manoukian : C’était important pour moi d’en faire une comédie. C’est une histoire de réconciliation, de gens qui se rassemblent. C’est comme ça que l’histoire m’est apparue. Je voulais qu’on puisse ne pas avoir peur du film, et être en empathie avec Nico. Ce que j’ai lu et ce que j’ai compris dans la façon dont les vétérinaires parlaient de leur métier c’est qu’il y a beaucoup de joie aussi. C’est un truc auquel je suis assez sensible. Ça devait faire partie de l’ADN de l’histoire. Il fallait mettre en lumière leur sens de l’humour, leur passion, leur joie de faire, même quand c’est difficile.

Est-ce qu’un tournage avec des animaux est plus complexe qu’un tournage standard?

Julie Manoukian : Je n’ai pas de point de comparaison avec d’autres tournages, mais effectivement tout le monde vous met en garde à propos du fait de tourner avec des animaux . J’ai l’impression que c’est comme beaucoup de choses, si on est préparés ce n’est pas si difficile. On avait une super dresseuse, Muriel Beck qui est fabuleuse. J’avais préparé tout ça en amont avec elle, en faisant en sorte d’écrire des choses qu’on savait qu’elle pourrait obtenir. Donc on a pas eu de mauvaises surprises de ce côté-là. Après il y a toujours des imprévus évidemment. Pour les acteurs c’est encore une autre histoire, mais pour moi ça n’a pas été l’enfer qu’on m’avait prédit.

Clovis Cornillac : Après la chance aussi sur le propos, c’est que dans ce film les animaux ont une position d’animaux, ils sont censés être ce qu’ils sont. Quand j’avais réalisé « Belle et Sébastien » on avait un travail à faire sur le chien, on en fait un héros dans lequel on projette de l’humain. On lui fait faire des choses qu’un chien ne ferait pas naturellement. C’est là où ça peut être compliqué. L’enjeu sur « les Vétos », c’était le renard. Un renard on ne peut pas le dresser. Donc typiquement en lisant le scénario je me suis dit là narrativement il y a beaucoup de choses qu’elle veut faire faire au renard et qui, si elle ne passe pas par des effets spéciaux, sont quasiment impossibles. Cependant, Muriel Beck a un renard qui peut faire quelques trucs assez rares et c’était impressionnant sur le tournage. Rien que le fait de le faire s’arrêter, rester en place et regarder pendant un temps bref, c’est dur à obtenir. Normalement, un renard, il court.

Comment s’est passé la collaboration avec Noémie?

Clovis Cornillac : C’était une partenaire très à l’écoute. Je pense que Julie et elle ont un rapport très intime, très fort.

Julie Manoukian : Ça a été un coup de cœur pour moi quand j’ai vu ses essais. Ce qu’elle a fait correspondait tout à fait au personnage d’Alex. Après on a appris à se connaître. Je suis très contente d’avoir pu passer du temps avec elle, comme avec Clovis, pendant et après le tournage, pour pouvoir continuer à faire connaissance différemment. C’était une super expérience.

>> Propos recueillis par Emma Schneider <<

Merci à Julie Manoukian et Clovis Cornillac, à l’équipe de l’UGC et à l’Hôtel les Haras pour leur accueil.

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