Il fait de plus en plus froid dehors. L’hiver a bien pris ses marques dans la capitale strasbourgeoise et ses alentours. La vie se concentre désormais davantage en intérieur, les rues devenant des lieux de passage. Néanmoins, certaines personnes n’ont pas le choix de rester dehors. Et ce sont ces personnes-là qui souffrent le plus de la venue de l’hiver. Aujourd’hui, c’est l’association SDF Alsace qui a besoin de votre aide et de votre générosité : elle est à la recherche de duvets chauds.

Des dons qui fondent comme neige au soleil avec les réformes fiscales

L’année 2018 a vu le nombre de dons et de donateurs fondent comme neige au soleil par rapport à l’année précédente. Bien plus qu’une érosion du lien social en France, c’est un résultat de certaines politiques fiscales du gouvernement Macron, qui touchent deux catégories de population très concernées par les dons, de façon différente.

La suppression de l’ISF comme première pierre

Vous ne le savez peut-être pas, mais une partie des dons caritatifs provient des plus riches. Loin d’être une poussée de philanthropisme aigüe, bien que certains le soient, cet apparent oxymore renvoie surtout à la réalité que les assujettis à l’impôt sur la fortune (de son petit nom l’ISF) pouvaient, jusqu’en 2017, réduire leur imposition de 75 % du montant de leurs dons, dans la limite de 50 000 euros.

Cependant, sous la présidence Macron, certaines lois ont évolué, changeant ce paradigme et mettant les associations caritatives dans l’embarras. Tout d’abord, vous l’avez sans doute entendu revenir sur la scène du débat publique, l’ISF a donc été supprimé, devenant l’impôt sur la fortune immobilière (IFI).

Ce petit tour de passe-passe a eu comme effet de réduire le nombre de grandes fortunes assujettis à l’ISF… et donc par la même occasion le nombre de donateurs aux associations caritatives. Cette évolution représente un véritable manque à gagner pour ces dernières, qui se retrouvent dépourvues de moyens financiers pour continuer leurs missions.

Quand les retraités sont touchés, c’est la solidarité qui en prend pour son grade

L’abolition de l’ISF est une des raisons de cette baisse de dons, mais elle concerne des grandes fortunes qui, si elles représentent une bonne partie des dons en termes d’argent, ne représentent en revanche pas du tout le corps de solidarité de la société.

La plupart des donateurs aux associations sont en réalité les retraités et personnes âgées ; les réformes du gouvernement Macron qui ont tapé dans leur pouvoir d’achat, avec la hausse de la CSG notamment, ont rendu la solidarité plus compliquée. Ce phénomène touche d’ailleurs également la presse quotidienne régionale – fortement lue par les retraités.

En Alsace aussi, les associations ont besoin d’aide

La période de l’hiver est toujours une période compliquée pour ceux qui sont à la rue – bien qu’aucune des périodes de l’année n’est réellement facile. Le froid, la neige et le gel sont des ennemis tenaces, et d’autant plus en Alsace. C’est pourquoi, si la solidarité est nécessaire dans une société à tout temps de l’année, elle est encore plus importante dans les périodes les plus difficiles.

Vous connaissez bien évidemment Emmaüs, qui œuvre à la réinsertion professionnelle et sociale des personnes en difficulté. Emmaüs a besoin de dons, puisque c’est par le tri, la récupération et même la revalorisation de ces objets récupérés qu’elle réussit sa mission. En outre, Pokaa a réalisé un article sur Caritas Strasbourg et son objectif de dépasser la seule mission de charité chrétienne, dans le but d’organiser une « révolution fraternelle. »

une bÈnÈvole distribue des denrÈes alimentaiers dans un centre des « Restos du Coeur », le 30 novembre 2009 ‡ Strasbourg, au premier jour de la 25e campagne d’hiver de l’association, sur fond de paupÈrisation croissante. CrÈÈs par Coluche, les Restos du Coeur ont distribuÈ l’hiver dernier 100 millions de repas ‡ 800.000 personnes, accueillies par 55.000 bÈnÈvoles. Le budget a ÈtÈ de 142,8 millions d’euros en 2008-2009, et la Cour des Comptes a saluÈ en juin 2009 sa « remarquable gestion ». AFP PHOTO FREDERICK FLORIN

Ces associations alsaciennes sont plus nombreuses que les deux citées juste ci-dessus, mais ce qui les rassemblent toutes, c’est le besoin qu’elles ont des dons, alors que ceux-là même s’effritent de plus en plus. Néanmoins, comme évoqué dans l’introduction, c’est aujourd’hui SDF Alsace qui fait appel à votre solidarité et votre générosité.

Aujourd’hui, c’est SDF Alsace qui a besoin de votre solidarité

Cette association alsacienne se bat pour la visibilité des personnes hors-circuit, une problématique qui est toujours au cœur du combat contre la pauvreté. Cette invisibilité médiatique, cette non-reconnaissance des problèmes vécus entraînent dès lors de fausses idées et un désintéressement par distanciation. Et il faut à tout prix éviter cela.

Dès lors, ce qu’il faut retenir de cet article en priorité c’est ceci : l’association SDF Alsace recherche des duvets chauds ! Pour permettre aux gens qui survivent à la rue, parce qu’ils n’ont pas d’autres solutions, d’avoir un peu plus de chaleur -aussi dérisoire soit-elle – dans leur survie.

Les dons baissent, le froid reste. Cette réalité assez déprimante ne doit pourtant pas nous immobiliser dans un désespoir statique. Au contraire, cela doit nous motiver à faire plus, dans les limites de ce qu’il est possible pour nous. Avec SDF Alsace maintenant, cela passe par une donation de nos duvets chauds. Parce que aujourd’hui, on ne devrait plus avoir le droit d’avoir faim ni d’avoir froid.


L’association alsacienne SDF Alsace recherche des duvets chauds en urgence

Contactez-les par mail au : [email protected]

Ou par téléphone au : 06 33 29 06 42


Crédit photo de couverture : David Levêque

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