Le Snack Michel (aussi appelé Café Michel, Le Michel ou Brasserie Michel, parce que c’est un peu tout ça en même temps) est un lieu quasi-historique à Strasbourg. Peut-être même que dans leurs jeunes années, vos parents ou grand-parents le squattaient déjà (ou toujours !) puisqu’il fête déjà ses cinquante ans. Tenu aujourd’hui par les enfants des fondateurs, Le Michel a conservé sa réputation de brasserie conviviale et populaire, où il fait bon boire et manger à toute heure, comme à la maison !

Situé avenue de la Marseillaise, son enseigne néon ne passe pas inaperçue, tout comme sa terrasse à l’ombre des platanes et ses grandes vitrines de viennoiseries qui font saliver tous les passants. Repère d’étudiants, de vieux profs, de travailleurs de l’ombre et mais aussi de quelques touristes, c’est un lieu éclectique dédié aux adeptes de la grande franchouillardise et de la cuisine de tradition. À l’intérieur, quatre grandes pièces peuvent accueillir plus d’une centaine de clients et la déco aux dominantes rouge et bois rappelle celle des brasseries parisiennes. Lustres et inspirations art-nouveau, banquettes en cuir façon Chesterfields, grandes allées, vitres de séparation en verre sablé. A l’extérieur, une terrasse bien cachée pleine de charme, comprenant une cinquantaine de place. Rien ne semble avoir changé depuis cinquante ans. C’est à la fois rétro et kitsch mais terriblement convivial. Bref, un lieu chargé de vie.

Au menu, une cuisine entièrement maison et traditionnelle. On y retrouve les incontournables des brasseries françaises : salades classiques, belles pièces de viande, plats de pâtes, bouchées à la reine, cordons bleu mais aussi quelques références à la cuisine locale alsacienne à des prix très corrects. Le petit plus, ce sont surtout les desserts, présentés dans la vitrine du comptoir. Le choix est immense et vraiment difficile à faire : tartes en tout genre, torches aux marrons, mousses au chocolat … Le style et la présentation restent en revanche très fidèles au lieu : c’est la cuisine de mamie version brasserie.

Nous nous y sommes rendus un jeudi midi pour tester la carte et leur menu du jour. Rien n’a changé, l’ambiance est chaleureuse, la déco (de Noël) un poil kitsch mais tellement en raccord avec le lieu et surtout l’accueil immédiat vraiment sympa. Nous étions assis dans la pièce du fond, près du comptoir. Les places sont confortables, surtout pour s’y réfugier un jour de pluie – on n’a vraiment pas eu de chance avec le temps. Bref, on comprend que Le Michel soit plein à craquer presque tous les midis. Un commentaire toutefois sur la moyenne d’âge de la clientèle. Malgré l’eclectisme cité précédemment et les quelques jeunes que nous avons aperçus (ici ou là) elle ne semble pas être en dessous des 55 ans… Mais, ce n’est pas un mauvais signe, ce lieu doit bien leur plaire pour une raison.

Nous avons pris une bière et un coca à l’apéro puis chacun un plat. Au menu, endives au jambon et purée pour le plat du jour, un steak à cheval avec frites et supplément salade et une assiette de bibleskaes. Beau programme ! Le service a été rapide, les plats sont arrivés bien chauds. Pour ce qui est de la présentation, elle est en revanche assez déconcertante… Enfin, peut-on vraiment parlé de « présentation » ? On l’a dit, je le répète, c’est comme chez mamie. Personnellement, j’ai trouvé ça rigolo même si j’aurais quand même apprécié que le fromage blanc soit servi dans un bol plutôt qu’en flaque dans l’assiette. C’était vraiment rudimentaire. Mais c’est en accord avec le lieu, je crois, et gustativement tout était bon ! La viande du steak semblait fraîchement hachée et surtout de bonne qualité. Les endives au jambon aussi étaient très bonnes quand au bibleskaes, il paraissait un peu triste avec son petit morceau de munster et ses quatre patates vapeur, mais les produits étaient frais, le pommes vapeur fondantes et parfaitement cuites. Ce n’est pas de la très grande cuisine, je le reconnais, mais on sent que tout est fait maison et surtout que le « style » est voulu et totalement assumé.

Et puis les desserts … eux … sont fous ! On a choisi le café gourmand (dont la formule change tous les jours selon l’envie du chef), une torche aux marrons et une tarte à la rhubarbe meringuée. Bon, on se doute bien qu’à cette période de l’année la rhubarbe était surgelée. Mais on pardonne car nos desserts on envoyé le pâté. Le café gourmand nous a vraiment bluffé avec ses petites parts de tartes du jour, sa boule de glace et un sorte de strudel, la tarte était fondante, sa meringue vraiment incroyable et la torche aux marrons digne de celle d’un grand pâtissier. Sachant que la cuisine est ouverte en continu du matin au soir, on peut d’ailleurs s’y rendre uniquement pour les desserts, à l’heure du goûter par exemple. Addition totale : 53,50 € pour 3 personnes. C’est franchement donné.

En résumé, ce que je retiens du Snack Michel c’est un retour radical aux traditions dans un restaurant qui a su conserver son charme d’antan, un super rapport qualité-prix, une ambiance chaleureuse et une cuisine en toute simplicité (et vraiment j’insiste sur ce mot).

  • Les +
Cuisine traditionnelle entièrement maison
Super rapport qualité-prix
Simplicité
Accueil très sympa
Terrasse caché à l’arrière

 

  • Les –

La « présentation » des plats
La moyenne d’âge (venez en groupe pour la faire baisser)


SNACK MICHEL

Adresse : 20, Avenue de la Marseillaise, Strasbourg
Téléphone : 03 88 35 45 40
Page Facebook

Horaires :
Lundi au vendredi : 6h00-21h00
Samedi : 6h00-19h00
Fermé le dimanche


 

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9 COMMENTAIRES

  1. Le michel c’est génial ! Mais j’ai déjà failli avaler un bébé cafard dans mon chocolat chaud – depuis je fais vraiment attention à ce qu’il y a dans mon assiette ! Restez vigilants !

  2. On y va depuis toujours. J y ai côtoyé mon mari, j y vais avec les enfants depuis leur naissance… Elles ont grandi et y vont avec les copains…pour manger un haché poivre.
    Toujours sous l’ œil attentif de Sylvie et de Bill! Une institution…

  3. C’est quoi ces remarques insistantes sur les + de 55 ans ? Ils n’auraient plus le droit de fréquenter le Snack alors que nombreux sont ceux qui s’y rendent depuis de nombreuses années ? Et pour rappel, vous êtes des futurs « vieux » ou des futures « vielles » !

  4. Et n’oubliez pas le steak haché sauce poivre cela fait 40 ans que je fréquente ce lieu magique, bonjour au propriétaire , un ami de Guadeloupe

  5. Je traîne dans le coin depuis 45 ans, et j’ai l’impression de l’avoir toujours vu là ! Qu’y avait-il donc « avant » ? Ce qui est sûr, c’est qu’il s’est agrandi il y a déjà bien longtemps : au début, il n’y avait qu’une salle, ou alors deux salles bien distinctes dans leur destination.

  6. Ah que voilà de beaux jeunes gens qui trempent leurs jeunes plumes dans les verjus acides : approximations voire mensonges, inexactitudes, manque patent de curiosité, jugements de valeur, insultes et au final un de ces petits pets épistolaires qui feraient désespérer de l’école de journalisme locale – pourtant réputée – dont je n’imagine pas un instant que l’un d’entre ces écrivaillons en ait poussé la porte.
    Non les enfants, il n’est pas au Snack Michel que « des étudiants, de vieux profs et des travailleurs de l’ombre (?) » et si vous êtes huit à afficher vos visages juvéniles et mettre en lumière une ambition de critique, notons que s’il en fût un seul pour relire la prose ici commise il aurait constaté que l’établissement ne se divise pas en deux grandes « pièces » (on dit « salle » en parlant d’un restaurant) mais trois … et même quatre … et même cinq avec la salle arrière, bien plus de soixante places à quoi il faut rajouter la terrasse qui jouxte le lycée et où viennent papoter les jeunes filles du Pontonnier. Vous avez bien lu « jeunes filles », pas les « mamies » dont vous vous moquez ni les « vieux profs » qui d’évidence ne vous ont pas transmis leurs savoirs.
    Pour ce qui est de ces quarante ans (en fait plus de cinquante) où « rien ne semble avoir changé », contrairement à ce que dit l’articulet ci-dessus, l’établissement est composé de trois commerces successivement achetés qui forme l’ensemble actuel ; la décoration et l’aménagement ont vécu au moins quatre époques avant que d’être harmonisés dans l’état où vous l’avez découvert. Je dis « découvert » car je ne pense pas que vous soyez strasbourgeois au motif que tout ce que Strasbourg a compté d’étudiant, de lycéens, d’hommes et de femmes du monde politiques, d’artiste en tournée de passage, s’est frotté les fesses sur les sièges (qui ne sont pas en cuir …) pour y faire des affaires, refaire le monde et de belles rencontres.
    L’âge de la clientèle est flottant : minables employés de l’ombre du matin, vieillards tremblotants de cinquante ans et plus jusqu’à dix heures, employés pâlichons des bureaux proches et voisins affamés le midi, têtards lycéens, jeunes reinettes et fringants crapauds jusque vers dix-sept heures, avant le retour des vieillards cacochymes pour l’apéritif du soir. Personne pour s’étonner de cette diversité et encore moins la stigmatiser si ce n’est le plumitif malappris qui a commis la petite crotte en référence. Personne non plus pour s’étonner que les plats soient servis sur assiette comme dans les brasseries ; et pour ce qui est des mets ici ils ne sont pas conçus et préparés pour complaire aux boétiens et rien n’est fait pour plaire aux sots avides de « traditions » et du « charme d’antan » chers aux « franchouillards » … dont vous n’êtes pas bien sûr.

    Pour finir, si ce lieu « nous plaît pour une raison » c’est que nous souhaitons ardemment ne pas vous y voir et si vous aviez l’audace de vous y présenter faite vous connaître des serveuses et des quatre stammtisch qui réunissent les habitués : on aura du plaisir à vous botter le cul.
    Vous vous « réservez le droit de dire « crotte », « zut » et « flûte » quand des choses ne nous plaisent pas », cette incroyable audace vous honore alors souffrez que l’ensemble des clientèles, en chœur et avec application vous disent « merde » en retour.
    Petits scarabées, apprenez ceci : la jeunesse n’est ni une qualité ni un défaut, c’est un état.
    Tirons donc la chasse en même temps que je tire un trait.

  7. Pour moi, c’est mon café préféré du petit Dej à Strasbourg! Les viennoiseries toutes chaude sont à tomber (les escargots roulés à la cannelle sont juste dingues) et les prix très raisonnables pour cette qualité. j’aime moins leurs plats du midi, beaucoup plus « brouillon » même s’ils sont bons, comme tu le dis. A bientôt 🙂

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