La semaine dernière, on vous révélait que la place de l’Homme-de-fer allait accueillir « Les Mains dans la farine ». Dans le centre-ville de Strasbourg, elle sera la cinquième boulangerie de l’enseigne. On a rencontré son gérant, Fabian Bouché, et on en a profité pour faire une petite visite de chantier. Attention, vue cathédrale dans 3, 2, 1…
Après Poulaillon, La Mie Câline et Paul, c’est au tour des Mains dans la farine de s’installer sur la place de l’Homme-de-fer. Plus précisément dans l’ancienne boutique de prêt-à-porter Tandem.
Croissants, pâtisseries, café, bar à gourmandises… Il s’agira du cinquième point de vente de l’entreprise dans le centre-ville, qui est également implantée à Ostwald et à La Vigie.
Pour en savoir plus avant l’ouverture prévue cet été, on a rencontré Fabian Bouché, son gérant. On a même eu la chance de faire une visite de chantier. C’est parti !
Boulanger de père en fils
En ce mercredi 4 mars, le soleil illumine les visages des Strasbourgeois(es). Avant la visite de chantier, le rendez-vous est donné dans la rue du 22-Novembre. On y rencontre Fabian Bouché, 46 ans, le gérant des Mains dans la farine.
« Dans nos boulangeries, nous avons des boulangers, des chefs pâtissiers, des Compagnons du devoir qui préparent dans nos labos les gammes proposées dans les vitrines. C’est du fait maison avec de beaux produits, et notamment notre propre levain naturel. »
Il faut dire que la boulange, c’est une histoire de famille. « Mon père avait jusqu’à huit boulangeries à Strasbourg et ses alentours. Quand il a arrêté, j’ai décidé d’en garder deux en 2003. Celle à Ostwald qui a un four à bois, et celle de la rue du 22-Novembre qui dispose d’un labo. La même année, j’ai obtenu mon brevet de maîtrise supérieur en boulangerie. »
Le temps passe et les ouvertures se succèdent, surtout ces six dernières années. Après les deux premières boulangeries, l’enseigne Les Mains dans la farine s’installe à Strasbourg rue des Orfèvres, rue des Grandes-Arcades, sur la place de la Gare… Et aussi rue du 23-Novembre à La Vigie. Sans oublier le labo de 1000 m2 à la Meinau et la future nouvelle boutique à deux pas de la place Kléber.
À chaque fois, l’envie est simple : proposer une identité visuelle forte et de bons produits, pour « fidéliser les clients ».
Un chantier impressionnant et du savoir-faire
La rencontre continue au n°3 de la place de l’Homme-de-fer, dans l’ancienne boutique Tandem. Si cet été, le lieu devrait accueillir ses premiers/ères client(e)s, beaucoup d’étapes restent à cocher.
« Le budget travaux s’élève à 1 million d’euros, les propriétaires du local nous font confiance et on a beaucoup d’idées pour cette nouvelle adresse », explique Fabian.
Disparition des escalators, création d’un ascenseur, meilleure insonorisation : le chantier est vaste. « La nouvelle boutique fera 300 m2, on une petite cave, un rez-de-chaussée ainsi que deux étages. Le souhait, dès l’ouverture, est de proposer plusieurs espaces indépendants : un coin pour travailler avec des prises, un espace détente et un autre dédié aux enfants. » Ce dernier proposera des jeux gratuits et la possibilité d’organiser des anniversaires avec activités, « un spectacle de magicien par exemple ».
Au rez-de-chaussée, place à la gourmandise. Il y aura une zone café, des vitrines avec viennoiseries, pâtisseries, pains, snacking salé… « Et des bars à thèmes avec une large sélection de cookies, donuts et beignets », précise Fabian, enjoué. « Ça sera une adresse où on se rassemble, où on a envie de revenir. »
Il poursuit : « Notre atout, c’est la vue sur Homme-de-fer, sur la place Kléber et sur la cathédrale. On est au coeur de Strasbourg avec les baies vitrées et on a demandé à la Ville le droit d’installer une terrasse, on croise les doigts. »
Une ouverture qui a aussi deux missions : proposer de nouvelles gammes de qualité tout en supprimant celles qui fonctionnent moins, et répondre aux besoins de la clientèle. « Quand il fait beau ou à Noël, notre boulangerie des Grandes-Arcades est vite remplie, il faut pouvoir accueillir tout le monde. »
Fabian conclut : « L’équipe va continuer de grandir pour monter à 120 personnes, la passion du métier est toujours là, et c’est un beau chapitre qui s’ouvre pour Les Mains dans la farine. »


