À Strasbourg, à 10 jours des élections municipales, Pierre Jakubowicz a présenté à la presse une nouvelle salve de mesures. Crédité de 5,5% des intentions de vote au premier tour selon le dernier sondage, le candidat Horizons-Modem-Ensemble espère obtenir les 10%. Un score nécessaire pour atteindre le second tour.
Le sprint final de cette campagne électorale est lancé, à 10 jours du premier tour des élections municipales. Dans cette période, les présentations des derniers points de programme se multiplient et le candidat centriste Pierre Jakubowicz ne fait pas exception à la règle.
Ce lundi 2 mars, la tête de liste « Du nouveau pour Strasbourg » a présenté de nouvelles propositions pour la ville. Avec une mesure suffisamment forte pour accrocher le second tour ?
En tout cas, le mantra qui a guidé Pierre Jakubowicz dans l’élaboration de ses nouvelles mesures est le suivant : « Réparer et préparer. » Le candidat entend ainsi « réparer les six dernières années » du mandat de Jeanne Barseghian, mais aussi se projeter et « préparer les réussites des six prochaines années ».
« Ce serait une erreur de ne faire qu’un programme de réponses, il faut aussi répondre aux défis futurs », assure-t-il.
Une structuration autour du « 30-30-30 »
Comme plusieurs autres candidat(e)s à l’élection municipale de Strasbourg, les formules chiffrées ont la côte. Pour Pierre Jakubowicz, place au « 30-30-30 ».
Il a ainsi rangé ses mesures en trois catégories. Les mesures « d’urgence, à 30 jours », celles « à 30 mètres, pour le changement en bas de chez vous », et enfin celles « à 30 ans, pour fixer un cap clair ».
Je veux permettre à chaque habitant de participer au développement et à l’amélioration de son espace de vie.
Dans un premier temps, l’élu veut voir l’arrivée de « 50 policiers municipaux » supplémentaires à Strasbourg. Mais aussi la création d’une brigade de la propreté, « pour agir vite et partout en ville ».
Sur l’aspect financier, le candidat sonne « la fin des gadgets, et du gâchis. La responsabilité budgétaire guidera notre action », clame le centriste. Pour autant, il promet également de ne pas augmenter les impôts municipaux durant son mandat.
La politique de quartier comme pilier du mandat
La démocratie locale occuperait également une place importante sous le mandat de Pierre Jakubowicz, avec l’instauration du « choc de proximité ». Il souhaiterait ainsi transférer le plus de compétences et de moyens possibles aux différentes mairies de quartiers.
Dans le même temps, les conseils de quartiers signeraient leur retour à Strasbourg, « pour permettre à chaque habitant de participer au développement et à l’amélioration de son espace de vie ».
Les « Koeurs de quartiers » feraient aussi leur apparition dans la ville. Douze kiosques seraient installés, proposant « dépôt de pain, relais postal, prêt d’outils, petites réparations et informations locales », dans le but de créer des lieux de rencontre.
« Sortir les Strasbourgeois du parcours du combattant permanent »
Aussi, pour faciliter les démarches administratives de ses habitant(e)s, les mairies de quartiers seraient ouvertes jusqu’à 20h30 deux soirs par semaine. Pour résumer son propos, Pierre Jakubowicz explique qu’il veut « sortir les Strasbourgeois du parcours du combattant permanent ».
Durant sa mandature, le candidat souhaiterait créer 3000 nouveaux logements dans l’Eurométropole et construire 1500 logements étudiants dans les quartiers Port du Rhin et Starlette.
Pour répondre aux problématiques des commerçant(e)s, le candidat centriste veut voir l’arrivée d’un « plan Marshall. Un accompagnement global avec une politique de stationnement attractive et des campagnes de promotion ».
Il faut convaincre sur un programme et non sur le rejet.
Concernant les mobilités, Pierre Jakubowicz donnera la priorité aux piéton(ne)s, en séparant les flux avec les cyclistes.
Enfin, il veut une « priorité à l’enfance, avec un plan pour les 1000 premiers jours ». Selon le candidat, Strasbourg doit aussi aider à l’accompagnement des jeunes dans leur recherche de stage ou de premier emploi. « Nous voulons que la ville devienne le piston de ceux qui n’en ont pas », lance-t-il.
À quelques jours du premier tour, Pierre Jakubowicz l’assure : « Voter pour nous serait un acte clair. Nous ne devons pas faire de cette élection un référendum autour de Jeanne Barseghian. Il faut convaincre sur un programme et non sur le rejet. »
Si aucune alliance n’est d’actualité, l’objectif des 10% est toujours là et le candidat centriste se projette. « Au premier tour on choisit, au second tour on se réunit », explique le candidat, assurant qu’il sera au service de l’alternance au soir du 15 mars.



