Ce 22 septembre, l’Office de tourisme de Strasbourg a dévoilé le bilan de sa saison estivale. Au coeur d’un été marqué par les canicules et la hausse des prix du carburant, la capitale alsacienne n’a pas échappé à la logique contrastée observée à l’échelle nationale.
« L’été 2026 marque, comme dans la plupart des grandes métropoles françaises, une différence après plusieurs années de croissance touristique. » C’est ce qu’écrit l’Office de tourisme de Strasbourg dans l’ouverture de son communiqué de presse. Et par différence, il faut entendre baisse. Car dans un été marqué par les canicules, les feux de forêt et la hausse des prix du carburant, le tourisme a tiré une légère moue dans l’Hexagone.
Pourtant, sur le papier, la totalité de l’année 2026 semble promise à une belle opération. Ce mardi 22 septembre, Atout France, l’Agence de développement touristique, se projette sur une édition 2026 chiffrée à 80 milliards d’euros, contre 77,7 en 2025. En revanche, cette augmentation des recettes touristiques pourrait être principalement portée par une clientèle internationale.
Car les Français(es) sont moins parti(e)s en juillet-août. Sur cette période, le taux de départ des résident(e)s français(es), en vacances sur le territoire, est estimé à 59%. Une chute de cinq points comparé à 2025, toujours selon les données d’Atout France.
Des villes françaises en dessous de leurs attentes
Un bilan contrasté donc, qui trouve un écho à l’échelle du territoire. En effet, si d’un côté Marseille évoque une saison estivale record, que l’Île-de-France enregistre 3% de visiteurs/ses en plus ou que Lille fait office de belle surprise, ce n’est pas le cas de toutes les villes. Angers, Lyon ou encore Nantes accusent le coup d’un été marqué par la hausse des prix du carburant et les canicules à répétition.
Strasbourg appartient à cette deuxième catégorie, avec une baisse de sa fréquentation difficilement chiffrable selon Nicolas Wevelsiep, l’attaché de presse de Strasbourg Tourisme Loisirs et Congrès. Pour autant, plusieurs données permettent de confirmer cette tendance.
Les visites guidées de groupes, organisées par Strasbourg Tourisme Loisirs et Congrès, ont reculé de 14% sur une année. Cette baisse de fréquentation est encore plus marquante pour la montée à la plateforme de la cathédrale, qui a perdu un quart de ses touristes en un an.
Au total, sur la période juillet-août, 568 807 passages de visiteurs/ses ont été enregistrés auprès des différents partenaires touristiques de l’Office de tourisme. Un chiffre là aussi en baisse d’environ 5% par rapport à la saison estivale 2025 et ses 598 003 passages.
Les lieux climatisés ont la cote
Le recul de la fréquentation a ciblé principalement les activités en plein air, alors que le mercure affichait régulièrement des températures extrêmes durant tout l’été. En revanche, les lieux climatisés ont rencontré du succès dans la capitale alsacienne. Les visites des musées de Strasbourg ont augmenté de près de 9%, tandis que le Parlement européen a enregistré 4% de visiteurs/ses supplémentaires.
Selon l’Office du tourisme, Strasbourg a réussi à contenir la baisse de sa fréquentation grâce à la clientèle étrangère, avec « une présence majoritaire de touristes allemands, tout comme celle de nos voisins espagnols. La clientèle internationale apprécie toujours autant Strasbourg, majoritairement représentée par la clientèle américaine ».
Après cet été, le secteur du tourisme mesure donc de plus en plus les évolutions qu’il sera nécessaire d’apporter dans les prochaines années à leurs activités. L’objectif ? Continuer d’attirer.


