Pour accueillir leur nouvelle directrice artistique Vassilena Serafimova, Les Percussions de Strasbourg frappent fort. Le 4 novembre, l’ensemble nous mettra dans tous nos États… Une soirée pensée autour de l’héritage et la transmission. Avec sur scène, des musicien(ne)s de plusieurs générations, réuni(e)s autour d’un répertoire remarquable de compositrices. De quoi donner le ton de sa nouvelle saison.
Avec plus de 2000 concerts dans 70 pays à son actif et une trentaine de prix internationaux, la reconnaissance des Percussions de Strasbourg a depuis longtemps dépassé les frontières de la ville.
Fondé en 1962, l’ensemble a su se faire une place de choix sur la scène musicale mondiale, bénéficiant d’un répertoire de plus de 400 œuvres (dont une large majorité écrites pour lui), et d’un instrumentarium unique au monde composé d’un millier d’instruments.
Sa mission ? « Faire vivre un patrimoine contemporain en le revisitant sans cesse et continuer à innover, au-devant de l’élargissement des pratiques et des expressions scéniques. »
« États » : trois compositrices à l'honneur
Parmi les 70 concerts proposés chaque année, le prochain aura lieu à domicile : le mercredi 4 novembre au Théâtre de Hautepierre, leur lieu de résidence.
Y sera présenté, ce soir-là, États, un programme d’1h15 pensé en dialogue avec la classe de percussions de la HEAR (qui sera présente à leurs côtés sur plusieurs morceaux), et autour de trois œuvres de compositrices.
En point de départ ? États de Betsy Jolas. Une partition emblématique composée pour Les Percussions de Strasbourg en 1969. À laquelle se joindront Trois rivières de Kaija Saariaho (1994) et Nelumbo d’Agata Zubel (2002), afin d’y « dessiner un parcours à travers plus d’un demi-siècle de création musicale ».
Et pour accompagner ces trois œuvres, des Interludes à États, de nouvelles créations électro-acoustiques imaginées par les élèves de CM2 de l’école Rosa-Parks (à Hautepierre) avec Enrico Pedicone, des Percussions de Strasbourg. Et en amont du concert : un prologue dans l’instrumentarium à 19h30.
Un nouveau chapitre : Vassilena Serafimova donne le « la »
Ce concert ouvre également un nouveau chapitre pour Les Percussions de Strasbourg. Après le départ annoncé de Minh-Tâm Nguyen à l’été 2026 (après neuf ans à sa tête), l’ensemble accueille sa nouvelle directrice artistique : Vassilena Serafimova, qui les rejoindra ce soir-là, sur scène.
Percussionniste bulgare installée depuis 20 ans en France, cette dernière s’illustre sur la scène internationale, notamment comme ambassadrice du marimba, un instrument rare… Ainsi que par ses choix artistiques, à la croisée des univers et disciplines, à l’instar de son duo avec le pianiste Thomas Enhco et sa collaboration avec la compositrice, productrice et DJ Chloé Thévenin. Un parcours nourri par la curiosité et l’audace.
Ses promesses pour Strasbourg ? La diversité des formes et des écritures proposées (avec un focus sur les compositrices), l’envie d’innover, de croiser les arts (musique, danse, voix et arts visuels)… Le tout en « préserv[ant] l’héritage d’un ensemble pionnier, audacieux et unique au monde ».
Professeure à la Haute École de Musique de Lausanne, elle aspire également à fonder une académie internationale des Percussions de Strasbourg, où se mêleront transmission, innovation et médiation. L’idée ? Créer des ponts entre les artistes, les générations, avec au cœur : la création.
Cette soirée, autour d’États, convoquant tout à la fois des musicien(ne)s des Percussions de Strasbourg, de jeunes artistes de la HEAR et des élèves de l’école Rosa-Parks, en est la première pierre. À découvrir le 4 novembre.
Événement
« États », concert des Percussions de Strasbourg
Quoi ?
Concert
Quand ?
Mercredi 4 novembre à 20h
où ?
Au Théâtre de Hautepierre, 13 place André-Maurois, à Strasbourg


