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Strasbourg : rencontre avec Pierre Fritsch, réparateur de vélos au parcours atypique

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Pierre Fritsch est le créateur de Vélo Saint Thomas, une boutique ouverte en début d’année dans la Grande-Île. Cet ancien instructeur de paramoteur, parti plusieurs fois dans de folles aventures à travers le monde, a choisi la réparation de vélo pour sa deuxième reconversion professionnelle. Il nous a ouvert la de son atelier pour nous parler de sa vie étonnante et nous faire un petit tour du propriétaire.

Une heure après notre arrivée, une dame qui semble être tombée sur le magasin par hasard apparaît devant l’enseigne : « Do you speak English ? », le propriétaire de la boutique rétorque « English, German… Alles ! » Bien, ce sera en allemand. Son vélo est à plat, Pierre le gonfle, papote un peu avec notre amie allemande, et tout le monde termine le sourire aux lèvres.

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Ce sens de l’accueil, commercial et avenant, Pierre l’a appris au tout début de carrière, lorsqu’il travaillait en tant que commercial dans une entreprise d’ameublement connue de toutes et tous. Seulement voilà : « J’ai énormément appris chez eux, mais je m’ennuyais à fond » C’est l’élément perturbateur qui entraînera de grandes péripéties dans sa vie.

Pierre Fritsch, parcours particulier, vie extraordinaire

En 2003, l’Alsacien annonce à son chef qu’il partira dès que l’opportunité se présentera. Il prend alors les choses en main en se rendant au salon de la franchise, à la recherche d’un défi palpitant. Il y fait choux blanc mais repart avec un numéro de l’Express qu’il lira à l’hôtel quelques jours après : « Dedans, il y avait une annonce “Vous voulez un job sympa ? Ouvrez une école de paramoteur” .»

À l’époque, il appelle sa femme pour lui dire qu’il a enfin trouvé ce qu’il voulait faire. Il rencontre le franchiseur et un an plus tard, son école de paramoteur ouvre ses portes. Il y formera 500 pilotes en 21 ans.

Pendant ces 21 années dans les airs, Pierre Fritsch est obligé de mettre en pause son activité en hiver. Aucun souci pour lui, il en profite pour partir marcher, l’une de ses nombreuses autres passions.

Mais comme il ne fait jamais les choses à moitié, il ne part pas pour de petites randos, mais par exemple pour un trek dans le désert mauritanien, 625 km et 23 jours de marche, 125 km entre deux points d’eau… Il a même documenté son aventure de 2020 dans une vidéo faite maison de plus d’une heure !

Malgré son job sympa, 2023 sonne pour Pierre la fin de l’aventure paramoteur. La guerre en Ukraine annonce une hausse des prix de l’énergie et ses convictions écologiques le poussent à fermer boutique. Il estime les loisirs aériens motorisés difficilement compatibles avec l’évolution de ses convictions.

Cette prise de conscience écologiste, il la doit en partie à Jean-Marc Jancovici, dont il connaît « certaines des conférences par coeur, je pourrais les faire à sa place avec son diaporama ».

Ce sont toutes ces étapes et convictions qui poussent Pierre Fritsch vers le vélo, une passion qui ne date pas d’hier. Celui avec lequel il se déplace aujourd’hui appartenait à son père et a été acquis en 1968. Il se souvient : « Il l’avait acheté pour 1.000 francs à Charly Grosskost, un coureur cycliste alsacien du Tour de France. »

Ce vélo, c’est aussi celui que le néo-réparateur a utilisé dans son adolescence, celui avec lequel il faisait, selon son propre aveu, un peu n’importe quoi avec ses copains : « C’était un BMX avant l’heure. » Il s’est récemment remis en selle avec cette vieille monture : « J’ai fait un voyage de 2.000 kilomètres avec, je suis allé à Bruxelles, Amsterdam… »

Un atelier de réparation neuf, semblable à la caverne d'Ali Baba

Pierre Fritsch décide donc de se former professionnellement à la réparation de vélo. Il obtient son diplôme et ouvre Vélo Saint Thomas, son atelier de réparation de vélo de quartier.

Il explique : « Ce que je veux, c’est devenir un réparateur de quartier, réparer les vélos que les Strasbourgeois utilisent pour aller au travail, faire des courses… », les vrais vélos du quotidien quoi ! D’ailleurs, l’intérieur de la boutique est rempli de vélos réparés ou en attente d’une réparation.

Vélo Saint Thomas vélos reconditionnés
© Baptiste Kocher / Pokaa

Au fond, derrière la porte, se cache l’atelier où la magie opère. Pierre est le dernier arrivé chez les réparateurs/rices de vélos en ville, mais il n’est pas né de la dernière pluie : « Quand j’arrive à réparer un vélo que les autres n’ont pas pu ou voulu réparer, c’est vraiment génial, c’est ma fierté et ça rend heureux mes clients. »

Son expertise et sa bonhomie commencent à convaincre de plus en plus de monde : en témoignent ses 57 avis Google dithyrambiques – en seulement trois mois d’existence.

En plus de vanter ses qualités de réparateur, ces fameux avis louent la politique de prix pratiquée. « Je m’adapte à tous les budgets quand c’est possible. » Et pour l’avoir vu faire en direct live, pas de mauvaise surprise à prévoir, tout est fait à partir d’un devis, expliqué ligne par ligne.

Côté prestations de réparation : changement de chambre à air, dévoilage de roue, réglage dérailleur, tout y est. Il est quand même conseillé de l’appeler avant de passer à l’atelier. À noter : pour les montures laissées en réparation, un prêt de vélo de courtoisie est proposé gratuitement !

Autre point sympa : il est possible d’acheter des vélos reconditionnés dans la boutique. Ils sont garantis 6 mois et révisés/réparés par Pierre. Sur chaque biclou à vendre, une petite étiquette détaille les opérations déjà effectuées – un peu comme un carnet de santé.

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