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Nosferatu cinémix Murnau

Strasbourg a les crocs : avec les 100 ans de Nosferatu, le festival du film fantastique s'annonce sanglant

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Voilà un revenant que chaque année, on attend : le Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg (le FEFFS), qui réjouira cette année encore, les mordus de cinéma de genre. Il nous est de retour pour dix jours, du 23 septembre au 2 octobre pour une quinzième édition. Au programme : des films en compétition, des invités d’exception, des rétrospectives, des masterclass, du cinéma en plein-air, de la VR, des jeux vidéos, une expo, un Village Fantastique, les nanars de la Nuit excentrique et… Les cent ans de Nosferatu. Si tu as les crocs, avec cette prog’ à glacer le sang, tu vas avoir de quoi t’en mettre sous la dent.


Quinzième édition, déjà, nous disions, pour le festival strasbourgeois. Depuis 2006, l’association des Films du Spectre souffle à chaque rentrée un vent de mystère sur la ville. D’abord Hammer Film Festival, puis Spectre Film Festival, il devient en 2008, celui que l’on connaît : le FEFFS, Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg ; et se voit affilier l’année d’après à l’European Fantastic Film Festivals Federation. Une reconnaissance internationale qui lui permet d’attribuer un Méliès d’argent, qui permet de présélectionner les films en compétition pour le Méliès d’Or, au réputé festival de Sitges (Festival international du film fantastique de Catalogne, en Espagne).

Et c’est qu’il en a fait du chemin, le FEFFS. D’abord étalé sur cinq jours, il est passé à une semaine de programmation, jusqu’à, aujourd’hui : dix jours ! Avec en sus, une multitude d’événements hors des salles de cinéma, et le développement de Connexions, la branche numérique du festival.

Dans les bureaux des Films du Spectre © Fanny Soriano / Pokaa


Quinze ans de souvenirs

De ses souvenirs de spectateur, comme de directeur artistique du FEFFS, Daniel Cohen nous confie son émotion lors de la première Zombie Walk (en 2009), qui réunit alors près de 5000 personnes dans les rues de Strasbourg. Un jour spécial où le public a « répondu à l’appel ». « On est allés sur la place publique, pour revendiquer, manifester, le droit de défiler pour les freaks ». Cette année, toujours pas de déambulation après une pause post-Charlie Hebdo, puis sanitaire avec le Covid. Mais comme le note Daniel Cohen non sans humour : « aujourd’hui, la réalité a dépassé la fiction. […] On est dans un monde post-pandémie où tout le monde a été contaminé ».

Avant de voir arriver à la place une « Regular Walk », il se rappelle d’un autre rendez-vous fou : la projection, place du Château de Jurassic Park, avec 4000 personnes qui s’y attroupent. Le résultat ? Des files d’attente partant de la place Broglie : « un beau serpentin en plein centre-ville ». Car le FEFFS, c’est aussi cela : la volonté de rassembler des générations, des publics, de fédérer et faire découvrir le cinéma de genre. Le rendre accessible en programmant des films qui ne passent plus que par les festivals, en traduisant lui-même parfois des œuvres spécialement, ou en ressortant des pépites des archives de la Cinémathèque française, etc. « L’une des grandes vocations du festival est de défendre des cinématographies fragiles ». Le tout, en s’entourant des plus grands, en invitant ainsi des figures majeures du cinéma, pour des moments mémorables.

Daniel Cohen se souvient ainsi de l’arrivée de Roger Corman au cinéma Star Saint-Exupéry à la cérémonie de clôture de 2009, au volant d’une DeLorean de Retour vers le Futur. Ou de la rencontre avec George A. Romero, de la projection des Gremlins place de la Cathédrale devant plus de 1000 personnes en présence de son réalisateur, Joe Dante, ou de Robert Rodriguez arrivant à l’aéroport d’Entzheim avec ses deux fils, « chapeaux de cowboys texans » sur le front…


Et pour la quinzième ?

Pour cette édition, le FEFFS se « recentre sur les salles de cinéma », désertées pendant la crise du Covid. Redonner au public l’envie de s’y rendre. Avant la crise sanitaire, le festival témoignait d’une fréquentation de 30 000 spectateurs en moyenne (15 000 en salle, et tout autant sur les autres événements).

Et pour cette édition anniversaire, les occasions seront nombreuses. Notons d’abord la venue de son invité d’honneur, Christophe Gans, un ancien critique de cinéma de genre, devenu lui-même réalisateur de renom. En plus de sa masterclass, le public pourra (re)découvrir l’un de ses classiques et un des plus grands succès du cinéma français (5 millions d’entrées) : Le Pacte des Loups (2001), en version remasterisée. Une première, après sa diffusion au festival de Cannes. Toujours par le maître français du genre : son premier long-métrage, Crying Freeman (1995), et enfin le célèbre Silent Hill (2006) (« assurément la meilleure adaptation de jeux vidéo de tous les temps », lit-on à son propos dans le programme).


Bain de 100 : le centenaire de Nosferatu

Autre invité de marque de la programmation, Nosferatu qui célèbre cette année son centenaire.Chef-d’œuvre de l’expressionnisme allemand et du cinéma muet, le film de Murnau (Nosferatu le Vampire) a fait sa première à Berlin en 1922. Pour cet anniversaire, le FEFFS ne pouvait que lui dérouler le tapis rouge. En amont de la cérémonie d’ouverture (le vendredi 23), le festival lui consacre d’ailleurs une séance Cinémix (au saxo et synthé) et s’invite dans le hall industriel du Phare Citadelle pour une séance originale, unique, le mercredi 21 : « Nosferatu goes electro », nous dit-on.



Soif de plus ? Le FEFFS rediffusera également deux autres adaptations du Dracula de Bram Stoker, avec la version de Werner Herzog (Nosferatu, Fantôme de la nuit, 1979), et celle de Francis Ford Coppola, Dracula (1992) avec les excellents Gary Oldman, Winona Ryder et Anthony Hopkins.

Nosferatu cinémix Murnau
© FEFFS


Des rétrospectives : French Touch, l’incontournable Nuit excentrique

Les amateurs de rétro seront, comme chaque année, bien rassasiés. Le FEFFS réserve une autre rétrospective : sur la French Touch du cinéma de genre. Si le cinéma fantastique français a du mal à se faire une place dans la presse généraliste, on retrouve nombre de productions françaises dans les ouvrages spécialisés (pensons à Méliès, par exemple). Dans une sélection allant des années 1940 (avec La Belle et la Bête de Cocteau) aux années 2000, le festival montrera l’étendue et l’éclectisme du cinéma de genre hexagonal. On pourra également profiter de la première rediffusion en version restaurée du génial La Cité des Enfants perdus (1995) de – et présence de – ses réalisateurs, Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro (le 1er octobre).

Quant aux nanarophiles, le rendez-vous est donné le samedi 1er octobre pour la traditionnelle et incontournable Nuit excentrique. Le concept ? Une nuit dans le cinéma (à partir de minuit) avec la projection de trois films (nanars disons-le) sélectionnés dans les archives de la Cinémathèque française. « Le meilleur du pire », et mal-doublé en version française, évidemment (« un pléonasme », glisse Daniel Cohen).

Cette année, nous aurons ainsi le plaisir de nous rincer l’œil sur une comédie naturiste française des années 1950 (L’île aux femmes nues) et un film de vampire érotique (pour rester dans le jus de Nosferatu) où Dracula se lance dans un business de night-club à Hollywood. Le tout sera ponctué d’un film d’arts martiaux hongkongais à base de chapeau-guillotine, et d’un florilège de bandes-annonces, avec un petit-déj’ servi à l’aube, pour les survivants qui auront tenu jusque-là.

cinema culture
© Vivien Latuner


Et la compèt’ ?

Au-delà de ces hommages au cinéma d’hier, le FEFFS laisse une place à celui d’aujourd’hui, en laissant à voir des films qui n’auraient probablement, jamais été distribués en France. Dans le programme, des Midnight movies dans la pure tradition du genre ainsi que quelques séances spéciales (Daniel Cohen recommande le très esthétique et onirique Le secret des Perlims du Brésilien Alê Abreu, accessible dès 4 ans).



Et bien évidemment, on n’oublie pas sa compétition internationale de films fantastiques, ainsi que les autres catégories crossovers, films d’animation, et courts-métrages. S’il est impossible de résumer l’intégralité de cette programmation (« au cordeau »), son directeur artistique en conseille quelques-uns en particulier. Une grande fierté : avoir pu programmer et faire venir spécialement le réalisateur ukrainien Dmytro Sukholytkyy-Sobchuk du « poignant » Pamfir.

Autres coups de cœur, les français Les Rascals (de Jimmy Laporal-Trésor) qui revient sur les guerres de gangs skinheads versus immigrés, dans la France des années 80, et Nos cérémonies de Simon Rieth, « un magnifique conte de passage à l’âge adulte » lit-on à son propos. À l’instar de Piggy (Cerdita), une histoire de revanche d’une jeune fille harcelée, par la réalisatrice Carlota Pereda, qui traite de grossophobie sur fond de film d’horreur.



Dans la sélec’ films d’animation, il ne faudra pas rater Unicorn Wars d’Alberto Vázquez, au pitch assez dingue : une guerre sanglante entre oursons (aux allures de Bisounours) et licornes, au sein de la Forêt magique. Plus poétique, très clairement humaniste : L’île, la réinterprétation en comédie musicale de Robinson Crusoé par la Roumaine Anca Damian. Primée à l’édition 2019 du FEFFS, la réalisatrice revient avec une œuvre à laquelle le festival consacre également une exposition immersive, en réalité augmentée : « À la recherche du Paradis » (à découvrir dans le cadre de Connexions au Shadok, jusqu’au 8 octobre).


Le Village, de la VR et du ciné plein air : de quoi s’occuper en-dehors des cinés

Et parce qu’il faudra bien faire des pauses entre les séances, le FEFFS réinstallera son Village place Saint-Thomas. Avec sa buvette, des stands de merch’, des ateliers créatifs, des dédicaces, le concert du duo Beatrice & Melissa en ouverture, du chamanisme, de l’improvisation théâtrale (avec le CiP – Collectif impro Potes), et même un concours de maquillage avec l’école Candice Mack, sur le thème des vampires.

© FEFFS

Au Shadok, les accros de la manette pourront assister à l’Indie Game Contest (confiée désormais à l’asso East Games, partenaire historique du festival), et s’enfiler la prog’ de Connexions avec de nombreux films en VR. Et tu peux noter ton date place du Château, pour du ciné plein air gratuit : Flash Gordon de Mike Hodges, le mardi 27 septembre.

Tu l’auras compris, cette quinzième édition du FEFFS a bien décidé de vampiriser nos journées comme nos soirées, jusqu’au 2 octobre.


Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg

Du vendredi 23 septembre au dimanche 2 octobre
Dans les cinémas strasbourgeois (Star, VOX, UGC Ciné Cité) et divers lieux (Phare Citadelle, Shadok)
Village Fantastique : place Saint-Thomas
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