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« Tu as l’impression de voler » : avec Benoît, ce Strasbourgeois qui marche sur un fil à 400m d’altitude

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Parce que Strasbourg regorge de sportives et de sportifs, parce que certains sports ne bénéficient pas d’une médiatisation suffisante et tout simplement parce que raconter des histoires sur le sport me passionne, Pokaa continue sa série de portraits sur les sportives et sportifs à Strasbourg. Aujourd’hui : Benoît Brume, athlète pratiquant d’highline, un sport spectaculaire dont il va bientôt battre le record d’Alsace.



Frileux/se du vide, s’abstenir ! Car le sport dont on va parler aujourd’hui représente on ne peut mieux l’expression « marcher sur un fil ». Ce sport, c’est la highline. Un sport où il faut marcher sur une slackline, une sangle, tendue entre deux points. Dans le cas de la highline, les athlètes se retrouvent à marcher entre deux sommets, qui culminent à plusieurs centaines de mètres d’altitude. Un sport extrême.

Pourtant, selon Benoît Brume, la définition en tant que sport extrême est erroné. L’athlète strasbourgeois, qui pratique la discipline depuis 10 ans explique : « C’est considéré à tort comme un sport extrême, mais l’escalade, le mountain bike… C’est bien plus accidentogène. On est fous mais pas inconscients. On est attachés à la ligne, on a une ligne de sécurité. Donc si la première ligne casse t’es repris par une deuxième. Tout est doublé pour qu’il y ait une marge de sécurité assez importante. En fait, le plus dangereux c’est dans l’installation de la ligne ».

© Benoît Brume – Document remis


« Tu as l’impression de voler » : la highline ou vaincre la peur du vide

Bon, il faut tout de même avoir le coeur bien accroché avant de se lancer dans l’aventure. Pour Benoît, cela vient d’un amour des airs et de la montagne. Mais après s’être blessé au pied à l‘escalade, ce grand voyageur recherchait un sport où il ne tomberait dans rien. La highline s’est alors vite imposée à lui : « J’avais une peur bleue de tomber sur mon pied. La highline c’est plus sécurisant, tu tombes dans rien, faut juste passer le cap de la peur du vide. Du coup, je me suis dit que c’était parfait. J’allais pouvoir aller plus loin sans me faire mal ».

Depuis 10 ans, le Strasbourgeois de 27 ans vit donc une histoire d’amour avec la discipline. Une des raisons ? Le calme et la sérénité que cela lui procure : « Quand t’es sur ton fil, faut que tu marches. Tu vas tout droit, tu ne peux pas te perdre. C’est très apaisant, il faut être dans le moment présent. T’es en équilibre, tout seul, et ça demande du mental pour ne pas se laisser dépasser par tes émotions ». Un moment privilégié passé avec soi-même, avec toujours un paysage incroyable au-dessus, et en-dessous, de nos têtes : « Une fois qu’on a marché dans le vide on ne veut plus retourner sur le sol. T’as des oiseaux qui volent au-dessus, en-dessous, tu flottes dans un endroit où tu n’es pas censé être. Tu as l’impression de voler ». 


Faire de sa passion son métier

Cet amour de son sport a fait germer une graine dans l’esprit de Benoît. Une graine qui s’est progressivement transformée en arbre, assez solide pour pousser l’ancien ingénieur d’affaires à quitter son emploi afin de se consacrer 100 % à son sport. Il explique le processus : « En fait, la réflexion a pris pas mal de temps. Transformer sa passion en métier c’est un choix qui implique pas mal de chose mais si j’essayais pas maintenant j’essayerais jamais ». Et finalement, l’évidence l’a emporté : « Ça fait plus de 10 ans que je fais ce sport, j’ai une certaine expérience. Et quand je travaillais, j’avais qu’une envie : faire de la slack ». Il faut dire que ça lui a permis de visiter des endroits magnifiques, comme La Grave dans les Alpes. 600m de ligne à 2 000m d’altitude, selon ses propres mots : « C’était quelque de magique ».

Néanmoins, si faire de sa passion son métier semble idéal sur le papier, dans la réalité, c’est une autre paire de manche. Benoît a dû tout inventer, pour essayer de vivre de son sport : « C’est un métier « inventé » en quelque sorte. En fait, il ne faut pas forcément être très très bon, mais il faut être capable de demander le prix à la fin. Donc cela consiste à faire des performances, des shows, demander aux communes, aux entreprises privées… ». Heureusement, Benoît peut également compter sur la communauté d’highline : « Un des gros points positifs du sport, c’est la communauté que ça nous apporte. C’est un sport individuel mais tu es obligé d’avoir une équipe pour installer ta ligne. Ça fait toujours une belle ambiance ».


Prochain objectif : battre le record d’Alsace

Et à partir du 4 juillet prochain, Benoît va tenter de battre le record d’Alsace de highline, lors d’un événement organisé à Ribeauvillé. Un record qui s’établit pour le moment à 350 mètres. Pour cet événement, Benoît et l’équipe de 18 athlètes vont installer une ligne de 900m, allant de la colline du Billstein au château Saint-Ulrich. Une performance largement dans les cordes du Strasbourgeois, dont le record se trouve pour le moment à 1 370m. Il vise de battre le record dès lundi 4 ou mardi 5 juillet prochain.

Au-delà du record, il y aura également des démonstrations de highline toute la semaine, des expositions photos sur le paysage alpin. Et le week-end verra arriver un village d’animation, avec initiation gratuite de slackline, du cirque et du jonglage ou encore un concert et une projection plein air de films de highline le samedi soir. Un chouette moment pour venir profiter du paysage et admirer, là-haut dans le ciel, des funambules qui défient les lois de la pesanteur.


>> Suivre Benoît : son compte Instagram <<


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