Quatre écoles d’enseignement supérieur s’installent à Schiltigheim, donnant naissance à un nouveau campus qui accueillera environ 200 étudiants. Elles y proposeront, à partir du mois de septembre, principalement des formations dans les domaines du commerce, du numérique et de la tech. Le campus souhaite mettre l’accent sur la professionnalisation et l’hybridation des compétences.




En entrant dans le hall d’entrée du 3 rue de la Haye, à Schiltigheim, dont les murs blancs et jaunes étaient jusqu’ici occupés par des comptables, il faut un peu d’imagination pour projeter les salles de classes et les étudiants se croisant dans les couloirs. Pourtant, les 1200 m² du bâtiment s’apprêtent à connaître une profonde métamorphose. Dans quelques mois, à la rentrée 2022, ils accueilleront en effet un nouveau campus, réunissant près de 200 étudiants. 

Quatre écoles du groupe Galileo Global Education seront présentes au sein de ce nouveau campus : Digital Campus (formations dans le domaine du digital et de la transformation numérique), Paris School of Technology & Business (école d’informatique et de commerce), ESARC (formations en BTS dans le domaine tertiaire) et ESG (école de commerce).

Alors que ce type de campus existe déjà dans d’autres grandes villes de France, Strasbourg s’est imposée comme une évidence pour l’ouverture de ces nouveaux établissements. En effet, “Strasbourg est une ville étudiante importante, dynamique, où il existe un véritable besoin des étudiants mais aussi des entreprises”, constate Loïc Matti, directeur de ce nouveau campus.

© Mathilde Piaud pour Pokaa


Former des professionnels

Ce n’est d’ailleurs pas par hasard que cette adresse, au cœur de l’espace européen des entreprises, a été retenue. “En plus de la proximité avec Strasbourg et de l’accessibilité, ça nous permet d’être d’être au cœur du réacteur”, commente Loïc Matti. La professionnalisation et le lien avec le monde de l’entreprise sont en effet les mots d’ordre de ce nouveau campus. Ça passe par le fait que quasiment toutes les formations soient en alternance, ce qui permet aux étudiants d’appliquer directement la théorie acquise en entreprise mais aussi que la majorité des intervenants qui vont donner des cours soient des professionnels”, explique le directeur. 

Et Loic Matti insiste : ici, la mise en pratique occupera une place centrale au sein des programmes d’enseignements. “La pédagogie active ou la pédagogie par projet, fait vraiment partie de l’ADN du campus. On veut casser le côté cours magistral, où l’on doit écouter sagement les professeurs”. Les étudiants des différentes écoles seront ainsi amenés à travailler sur des projets et des cas concrets proposés par les entreprises. Le campus a d’ailleurs été pensé dans ce sens : “Au premier étage, on aura une dizaine de salles d’apprentissages qui seront adaptées à la pédagogie par projets. Le mobilier a été choisi pour ne pas être figé comme dans une salle de classe traditionnelle mais pour s’adapter pour travailler en groupes”, projette Loïc Matti, déambulant dans l’ancien open space, où des dizaines de mètres de scotch orange délimitent les futurs espaces. 

© Mathilde Piaud pour Pokaa

Cette pédagogie par projets signifie aussi l’interaction entre les différentes écoles du campus et la collaboration entre leurs étudiants. “On travaille sur l’hybridation des compétences, détaille le directeur. Notre volonté c’est de les préparer au milieu de l’entreprise et de faire en sorte qu’ils apprennent tout de suite à collaborer avec d’autres étudiants, d’autres secteurs ou filières. On est par exemple en capacité de faire travailler un étudiant en BTS professions immobilières, avec un étudiant de développement commercial et quelqu’un qui étudie le digital. Grâce à ça on les met en condition, comme en entreprise.” Outre les compétences techniques, le campus se veut ainsi un lieu d’apprentissage de “soft skills”, des compétences humaines et comportementales valorisées dans le monde professionnel. “Ça peut être la capacité à collaborer mais aussi la prise de parole en public, le fait d’être force de persuasion, de proposition ou de résilience”, précise Loïc Matti. 


Encore quelques places

Ces compétences, les étudiants pourront aussi les acquérir grâce à la collaboration avec d’autres écoles du groupe Galileo. “Il y a par exemple le Cours Florent qui fait partie du groupe. Plutôt que de faire un cours classique sur la prise de parole en public, on peut faire venir un apprenti comédien”, imagine déjà le directeur. 

Si les programmes sont bouclés, il reste encore du travail à l’équipe du campus. Les admissions ne sont pas encore terminées. “Il reste encore quelques places, il est encore possible pour les étudiants de candidater. Les admissions se font sur dossiers et entretiens”, précise Loïc Matti. L’organisation du futur campus se fait quant à lui petit à petit. “On est en train de mettre en place un contrat de progrès avec Initiatives Durables, une organisation locale pour faire en sorte que le campus réponde aux normes RSE”, partage le directeur.

Il ne restera ensuite plus qu’à retirer l’ancienne moquette et monter les cloisons puis le campus sera prêt pour l’arrivée de ses premières promotions. “J’ai hâte de voir du monde, que ça bouillonne, que les étudiants trouvent ici un endroit où il fait bon vivre et étudier. Sur un campus comme celui-ci à taille humaine, il y a la possibilité de les connaître, de les accompagner et les voir s’épanouir, alors j’ai hâte d’être à la rentrée”, conclut Loic Matti.


Digital Campus
Paris School of Technology & Business
ESARC
ESG
3 Rue de la Haye
67300 Schiltigheim

Pour plus d’informations : tél. 03.68.38.83.30 ou sur le site

© Mathilde Piaud pour Pokaa

*Article soutenu mais non relu par ESGCV

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