Lorsqu’on imagine s’échapper de Strasbourg le temps d’un week-end, on ne pense pas forcément à se rendre en Suisse. Pourtant, la ville de Bâle par exemple, ne se situe qu’à 1h10 de train au départ de la capitale alsacienne. Avec l’arrivée des beaux jours, on a voulu changer un peu d’air et se rendre dans cette ville que peu de Français connaissent vraiment. Entre musées, gueuletons improvisés, clubs et balade au bord du Rhin, on vous raconte notre périple de deux jours et une nuit, avec un budget raisonnable.



Bâle, c’est la troisième plus grande ville de Suisse, avec pas loin de 175 000 habitants. Considérée comme la capitale culturelle du pays, avec ses nombreux musées et ses universités reconnues à travers le monde, elle est le point de rencontre de toutes les cultures et de tous les chemins. D’ailleurs, on y parle aussi bien le suisse allemand, que le français, le romanche ou l’italien. Traversée par le Rhin, comme Strasbourg, la ville médiévale dispose de nombreuses similitudes avec notre capitale alsacienne. 

C’est aussi un peu pour ces quelques ressemblances que l’on avait envie de partir à sa rencontre, les mains dans les poches, sans guide et sans idée précise, simplement pour sentir le pouls de cette grande ville et de ses habitants. On a donc chopé notre meilleure paire de basket, des copains et copines, et on est montés à bord du TER direction Bâle. Un peu plus d’une heure plus tard, on était déjà chez nos amis Suisses, prêt(e)s à nous laisser surprendre.


Bâle, une ville à découvrir loin des pistes balisées

Pour notre voyage de deux jours et une nuit, nous sommes donc partis sans prévoir quoi que soit, à part notre billet de train, une carte de la ville, le nom d’une auberge de jeunesse (SILO) et des sous-vêtements de rechange (quand même)

En arrivant à l’auberge, l’équipe qui nous accueille nous conseille de prévoir au moins un musée par jour et de nous balader le long du Rhin. On nous donne également le nom d’un restaurant, généralement peu fréquenté par les touristes. Après avoir étudié la carte (on fait ça à l’ancienne) et englouti une tasse de café, direction le centre-ville de Bâle pour flâner un peu.


Nos premières impressions


Bâle, c’est une toute petite ville : sa superficie est bien inférieure à celle de Strasbourg. Alors forcément, que ce soit en utilisant le tram, ses petits pieds, une trottinette ou un vélo (on rappelle que vous pouvez les mettre dans le train), la ville se visite assez rapidement.

Nous, on a choisi de tout visiter à pied, histoire de ne vraiment rien rater et de se laisser guider soit par les habitants, soit par notre instinct. D’ailleurs, s’il y a bien une différence majeure avec Strasbourg, c’est que Bâle est loin d’être plate ! Ça grimpe, alors les visites à pieds sont les bienvenues.

Au cours de nos premières heures de déambulation, on s’est vite rendu compte que la ville oscille entre son côté historique et un aspect plus moderne qui se mélangent très bien. Les grandes entreprises et les grandes marques suisses, fleuron de l’économie locale, s’affichent en grand sur les façades. Mais si on cherche un tout petit peu, on croise aussi de jolies ruelles médiévales, désertes, et des petites places elles aussi peu fréquentées. Il faut juste prendre le temps et se perdre, littéralement.


Lorsque l’on rencontre le Rhin sur notre chemin, on est tout de suite surpris par l’immensité du fleuve ! Il traverse la ville en son cœur et la sépare littéralement en deux. Les rives sont immenses et les ponts qui traversent les étendues d’eau offrent un paysage remarquable. Pas étonnant que même avec des températures peu élevées, les Suisses adorent se promener et bronzer le long de ces immenses quais. On nous a même précisé que lorsque la météo le permet, on peut s’y baigner sans souci (on y retournera bientôt, il faut absolument qu’on teste ça).


Resto alternatif, petits cafés et repas sur le pouce

Vous le savez, la Suisse est réputée pour ses hauts salaires. Alors forcément certaines choses comme les restaurants sont plus chers que chez nous. Pourtant, si on veut dépenser raisonnablement, tout en mangeant correctement, on peut quand même trouver chaussure à son pied. Nous, on a choisi un restaurant autogéré par un collectif local, le Hirscheneck. C’est l’occasion de faire des rencontres, de découvrir l’univers associatif et surtout, d’éviter les circuits touristiques !


Et puisque notre séjour à Bâle ne dure que 48 heures et que le soleil brille, nous avons choisi de ne pas nous attarder trop longtemps dans les restaurants. À la place, quoi de mieux qu’un petit repas pris à l’improviste sur un marché ou un bon vieux kebab en guise de goûter ? Du soleil, de la bière, des copains, c’est tout ce dont on a besoin ! 


Musées, fondations, salles de spectacles : une offre culturelle exceptionnelle !

On nous avait dit que la ville était connue pour ses musées et sa culture, mais on ne s’attendait pas à ça. Que ce soit au niveau de l’architecture, du design, de l’art contemporain ou moderne, du graphisme et j’en passe, l’offre est gigantesque. 

Dans la ville, il n’y a pas moins de 40 musées répartis sur 37 km2, soit plus d’un musée au kilomètre ! Les dix grands musées strasbourgeois font pâle figure à côté de ce géant. Pour visiter tous ces musées, il va donc falloir revenir souvent. Nous, on a choisi d’aller au Kunsthalle, mais vous pouvez aussi choisir d’aller au Kunstmuseum, au musée Tinguely, au Vitra Design Museum, au Musée d’Histoire Naturelle ou au Musée des Antiquités.


Bâle by night

La nuit à Bâle, on aime se perdre dans les petites ruelles et les coins sombres. On aime découvrir des facettes inattendues de la ville. Avec notre petite bière à la main, on est parti déambuler dans les bars : on a croisé des fanfares, des gens dehors, des gens dedans, et après notre 4ème pinte, on a décidé de se rendre dans l’un des clubs préféré des frontaliers : le Nordstern. Ce soir-là d’ailleurs, c’est le plus français des DJs qui était à la manœuvre : monsieur Laurent Garnier.

Le résultat ? Une soirée hors du temps, durant laquelle on oublie sa montre et où on perd ses amis. La nuit va être longue et le réveil compliqué.


Le bilan de ce séjour (et le budget total)

On ne va pas se mentir, comme partout ailleurs, de nombreux clichés entourent la Suisse et ses habitants. Pourtant, pas de vache violette à l’horizon, ni fromage partout et encore moins de luxe ostentatoire à tous les coins de rue (bonjour les clichés). 

Ce qu’on a vu, c’est plutôt une ville à plusieurs étages, entre vieille ville et quartier d’affaires, une cité où on se déplace beaucoup à vélo, où les gens sont très souriants, avenants, loin d’être avares en bons conseils et où il est facile d’aller à la rencontre des habitants. Avec un budget de 250 € à deux (tout compris), on a pris le temps et on s’est donné les moyens de flâner sans pression et sans aucune obligation, et honnêtement : on a très envie d’y revenir avec encore plus de potes sous le bras !


Office du tourisme de Bâle

Steinenberg 14
4051 Basel
Suisse
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h30, le samedi de 9h à 17h et le dimanche de 10h à 15h
+41612686868
Le site de l’office du tourisme

*Soutenu mais non relu par l’Office du Tourisme de Bâle.

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