Après une année de pause forcée, le festival Démostratif revient s’installer, plus motivé que jamais, au cœur du campus universitaire de Strasbourg ! Dès demain et jusqu’au 3 juillet, avec une programmation entièrement gratuite de cinq jours, il propose de rencontrer pas moins de 110 artistes au travers de 33 propositions artistiques différentes. Déclinée sur le thème « Affaire(s) sordide(s) », la programmation se veut variée : des spectacles, des concerts, des expositions, des performances, des lectures… Le festival, dédié à la jeune création française est autant un tremplin qui profite aux artistes, qu’au public qui les découvre. Courez-y… ça va saigner à l’université !





Démostratif : un festival au cœur de la cité

Créé en mai 2018, Démostratif s’est donné pour mission dès ses débuts d’écrire pour et sur le monde d’aujourd’hui, sinon celui de demain. De parler de la société dans laquelle nous vivons et des questions qui la traversent. L’art comme passerelle entre les artistes, les publics, mais surtout les citoyens.

© Démostratif



Le festival se veut être un événement gratuit, ouvert à tous. Prenant place au sein du campus de l’Esplanade depuis sa création, il est né de l’initiative étudiante, et soutenu par le Service universitaire de l’action culturelle (Suac), la Faculté des arts de l’université de Strasbourg, le Crous de Strasbourg, la Ville de Strasbourg et de nombreux autres partenaires institutionnels et culturels.

En invitant des compagnies, troupes ou collectifs amateurs dans sa programmation tournée vers la jeune création, Démostratif offre un tremplin à ces artistes tous en voie de professionnalisation ou déjà professionnels. Une opportunité qui leur profite autant qu’au public qui découvre ainsi « les artistes de demain ».

Montage du chapiteau du festival © SUAC




Affaire(s) sordide(s) : du fait divers au crime de guerre

C’est peut-être parce que l’édition précédente a été massacrée, l’an dernier, suite à son annulation pour cause de pandémie généralisée, que cette édition est morbide. Si 2020 est une édition « fantôme », celle-ci sera une « Affaire(s) sordide(s) ».

Des textes forts à écouter couché dans un transat, des histoires de têtes coupées, des morceaux de cadavres exposés, des récits de survie où la liberté n’a pas de prix, des sexes émancipés de leurs corps… Sont autant de propositions et déclinaisons du thème de cette année. Quand certains parleront de crimes, de disparitions, et de meurtres, d’autres questionneront la vérité, s’interrogeront sur la crise écologique, dénonceront l’horreur et la torture, l’oppression de l’humain…

Seul en scène pour un crabe, compagnie En toute humilité ©Baptiste Muzard




Des arts pas si vivants : l’expo macabre des étudiants de la HEAR

En sus de sa programmation autour des arts vivants : des arts plastiques… plus si vivants. S’exposant jusqu’à la Krutenau, le collectif Stress-Post-Chromatique (issu de la HEAR), présentera sur son stand au festival une multitude de créations et d’interprétations du thème « Affaire(s) sordide(s) », allant de la sérigraphie à la céramique.
Notons l’étalage morbide de Pierre Issen, Apparitions d’un trouble-fête : « des dessins à échelle humaine des monceaux d’un corps en état de putréfaction », répartis çà et là, sur le campus. « Ce qui m’intéresse dans ce genre d’affaire, c’est l’irruption du sordide dans le quotidien paisible du badaud », explique l’artiste. Âmes sensibles, vous êtes prévenues.

Sola Gratia, de Yacine Sif El Islam et Benjamin Yousfi (présenté le samedi)
© Démostratif




Concerts en série

Après une Fête de la musique en demi-teinte cette année, presque sacrifiée ; sur l’autel de Démostratif, chaque soirée se clôturera en musique ! À l’affiche, on retrouve dès le mardi soir un concert de Claire Faravarjoo qui initiera cette série de soirées musicales : « Rythmique suave, ligne de basse profonde à la frontière du disco et de l’électro, synthés rétro et une envie qui démange, celle de danser et d’user ses tennis sur le sol des salles de concert ».



Le mercredi, place au duo FOSA : « La mélancolie du trip hop, la douceur de la pop et le beat puissant de la trap construisent une atmosphère qui leur est propre. La voix fragile et feutrée plane au-dessus, ponctuée par une guitare cristalline. Fosa vous calme et vous libère, comme une lumière au milieu de l’obscurité. ».

Et le restant de la semaine sera tout aussi varié : des DJsets de Jacky Jeune (mélange « [de] boogie, de la house et de la gym tonic ») et de LARS (inspiré par la disco, dance et trance 90s), le groupe TRAPOLIN! (« Une pop loufoque, des textes délirants et des basses dans ta gueule ») et le métal des Strasbourgeois de DEKADENZA.

Dédale d’un soupeur, Fugue 31 (à voir le samedi) © capternestpastromper



À Démostratif, on ne va pas vous mentir, il y aura du trash, du sang, des larmes… Mais aussi des rires, du cirque, du chant. Des petites et des grandes formes. Des groupes et des troupes d’ici, mais aussi de Paris, de Besançon ou de Lyon. En bref : un état des lieux de la jeune création française, dans sa diversité, pour parler du plus petit des destins à celui plus grand de notre humanité et notre universalité. En soi : la mission d’un théâtre au cœur de la cité.


Festival Démostratif
Du mardi 29 juin au samedi 3 juillet
[L’événement Facebook]
La prog’ complète

Où ?
Université de Strasbourg / Campus de l’Esplanade
Rue René Descartes, 67000 Strasbourg

Combien ?
Gratuit
Attention : Réservation obligatoire pour les événements en intérieur
(salle d’évolution, Atrium, Magic Mirror) : [email protected] / Weezevent


Fanny Soriano

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here