Annulées l’an dernier, les Rencontres de l’Illustration sont de retour à Strasbourg du 18 au 31 mars avec une 6e édition consacrée à l’humour, à la satire et au dessin de presse. En partie virtualisée pour faire face à la situation sanitaire, la programmation fait aussi la part belle aux jeunes illustrateurs et aux univers oniriques. On vous détaille tout ça.


Des expositions poétiques le long de l’eau

Quai des Bateliers, Erstein et son chien Jory, déambulent au milieu de paysages d’un autre monde. Débarqués à Erzats, un hôtel étrange du Middeulöf Nowère, les deux comparses sont bien décidés à profiter de leurs vacances dans une Italie qui ne ressemble pas vraiment à celle que l’on connaît. Colorées, surréalistes et profondément poétiques, les planches d’Esrstein Costis sont à découvrir jusqu’au 30 mars le long de l’Ill. Elles sont tirées de la BD du même nom, réalisée par Margaux Meissonnier. Cette ancienne élève de la Haute école des arts du Rhin (HEAR) est l’une des jeunes illustratrices mise à l’honneur cette année par le festival Central Vapeur, dans le cadre des 6e Rencontres de l’Illustration de Strasbourg. Elle sera par ailleurs en dédicaces tout près du parcours d’affiche, à la Librairie le Tigre, ce samedi 20 mars.


De l’autre côté de la rivière, sur la terrasse du Palais Rohan, ce sont les éditions 2024 qui proposent une odyssée dans le monde de l’Illustration jusqu’au 31 mars. Fondées il y a 11 ans par Olivier Bron et Simon Liberman – deux anciens élèves de la HEAR là-encore – elles proposent une exploration en plein air de leur catalogue grâce à un labyrinthe un peu spécial. Chaque bifurcation y est l’occasion de découvrir l’univers d’un auteur ou d’une autrice publié(e) par les éditions 2024. Avec une dizaine d’ouvrages édités chaque année depuis leur création, il faut reconnaître que le choix est vaste. Mais toutes les options: de qualité. Sont notamment à retrouver les travaux de Simon Roussin, Tom Gauld, Anne-Margot Ramstein ou encore Mathias Picard.


À découvrir entre les rayonnages

D’autres expositions ont pris leurs quartiers au milieu des livres, comme Silence, on croque ! Installée à la médiathèque Olympe de Gouges jusqu’au 30 avril, cette collection de dessins de presse offre des tranches d’actualité, vues sous un angle politique, sociétal, et économique. Derrière les crayons, Adrià Fruitos, illustrateur de presse catalan de renommée internationale. Médiathèque ouest, une trentaine d’illustrations publiées dans la revue de voyages Baïka sont à découvrir jusque fin avril également.

À noter également, le Sommet des micronations, établi au deuxième étage de la Bibliothèque nationale universitaire. Une quarantaine d’illustrateurs et illustrateurs se sont réunis en congrès à Strasbourg pour célébrer les dix ans du festival de l’association Central Vapeur. Ils ont imaginé autant de micronations, chacune représentée par un kakémono, sorte de drapeau japonais. Jeudi 18 mars, ces œuvres colorées ont déambulé dans les rues de Strasbourg avant de trouver place autour de l’escalier monumental de la BNU jusqu’au 30 avril.

Jeudi 18 mars, la cavalcade des micronations a emmené les kakémonos jusqu’à la BNU.
© A.Me / Pokaa


Visites et rencontres virtuelles

Pour se tenir en temps de pandémie, les 6e Rencontres de l’Illustration ont dû s’adapter. Les musées n’ayant toujours pas rouvert, l’exposition dédiée au dessin de presse satirique en France, de 1960 à 2003 et installée au musée Tomi Ungerer ne sera pas accessible avant le 26 mars, en visite virtuelle. Mais elle restera tout de même exposée jusqu’au 4 juillet, et l’on peut espérer que les portes du Centre international de l’illustration rouvrent d’ici là.

Côté rencontres, deux visioconférences sont au programme : celle de l’historien de l’art Baptiste Brun, qui reviendra sur la notion d’art brut le 16 mars, de 14h à 16h, et une conférence dédiée aux pratiques qui s’affranchissent des frontières entre art brut et art contemporain le 25 mars, de 14h à 17h.


Et Central Vapeur alors ?

Indissociable des Rencontres de l’Illustration désormais, le festival de l’association Central Vapeur s’est réinventé cette année. Pas de Salon des indépendants mais une librairie éphémère au Garage Coop du 19 au 21 et du 26 au 28 mars. On y retrouvera tout de même la fine fleur de l’édition indépendante dans le domaine de l’illustration. Le festival propose également cette année Télévapeur, une chaîne disponible sur Twitch pour revenir sur les temps forts du festival.

Spectacles, expositions, rencontres… tout le reste du programme est à découvrir ici. Mais il y a de quoi voyager, à Strasbourg, jusqu’à la fin du mois de mars.


Les Rencontres de l’Illustration

Jusqu’au 31 mars
La programmation

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