On le sait, le mal-être des étudiants grandit en même temps que leur précarité. Alors, à Strasbourg, 12 professionnels de santé et coachs certifiés par l’État ont décidé de venir gratuitement en aide aux jeunes et aux moins jeunes en se proposant d’être à leur écoute, par téléphone, en visio ou même par mail. Isolement, sexualité, famille, parcours pro, angoisses ou encore santé, tous les sujets pourront être abordés anonymement et bien évidemment sans aucun jugement.



Un collectif imaginé par un Strasbourgeois qui appelle chaque citoyen à agir à son niveau

Suite aux difficultés que rencontrent les étudiants actuellement, il fallait agir. Alors, Julien Treu-Muller, Strasbourgeois et coach certifié (niveau Master 2) a décidé de mobiliser 12 professionnels qualifiés et engagés pour être à leur écoute : « L’objectif d’une telle démarche est de briser le silence mais aussi d’ouvrir les discussions à toute personne qui souhaiterait s’exprimer sur un quelconque mal-être, un doute, une angoisse, n’importe quoi. Nous parlons ici des étudiants, mais je sais que de nombreux professeurs vivent particulièrement mal cette situation et ont eux aussi besoin d’une main tendue. À travers cette démarche, nous souhaitons donner envie aux gens d’écouter les lycéens, les collégiens et plus largement celles et ceux qui en ont besoin, quelle que soit leur condition.« 

Grâce à ce collectif, chaque étudiant qui le souhaite aura désormais le choix entre 12 personnes, des hommes et des femmes, à contacter pour partager avec eux sur les problèmes qu’il rencontre. Ces personnes, qu’elles soient thérapeutes, coachs certifiés par l’État ou encore bénévoles formés à la vie affective et sexuelle, seront chaque jour gratuitement à l’écoute sur une plage horaire donnée (voir doc ci-dessous). Ainsi, il y aura tous les jours quelqu’un à l’écoute, quel que soit le jour de la semaine et quel que soit le sujet.



Les informations à savoir et les petits détails à connaître

Si vous êtes étudiants et que vous avez besoin de parler, voici les profils, les plages horaires de disponibilité et les contacts de celles et ceux que vous pouvez désormais contacter :

Pour les plus réticents, pas d’inquiétudes : les coachs qui se proposent bénévolement d’être à l’écoute sont des professionnels certifiés par l’État de niveau Master 2. Ils ou elles possèdent au moins une certification de niveau 6 et peuvent ainsi justifier d’années de théorie et de pratique du métier. Les horaires de disponibilité de chaque intervenant sont précisés dans chaque bulle sur le document ci-dessus. Aussi, si la prise de contact par téléphone peut vous freiner, n’hésitez pas à envoyer un mail, et si vous êtes à l’aise, vous pouvez contacter ces citoyens en visio, c’est vous qui décidez !

Pour une meilleure compréhension, certains intervenants pourront vous répondre en anglais, en allemand et même en portugais. Les petits drapeaux à côté de leur photo vous aideront à trouver le bon interlocuteur.

Les échanges sont bien sûr gratuits mais des frais de télécommunication peuvent être engendrés (prix d’un appel normal). Si votre forfait ne vous le permet pas, vous pouvez passer par le mail perso des intervenants indiqué également dans chaque bulle.

Courage à tous <3

2 COMMENTAIRES

  1. L’université a depuis toujours un centre (CAMUS) où travaillent de nombreux psychologues cliniciens qui sont à l’écoute (http://www.camus67.fr/site/). CE sont des cliniciens diplômés. La certification d’un parcours de coach, comme d’autres certifications (un CAP est un certificat par exemple), ne veut pas dire qu’ils soient qualifiés pour une telle mission. « Formée en… », « thérapeute clinicienne », « designer social » sont des termes flous sans reconnaissance réelle quant à « Vittoz » ou encore « PSH » ce sont des méthodes aux fondement non-scientifiques. Je serai très prudent à laisser un étudiant dans un état de mal-être agir. Cette démarche ne semble pas être faite en collaboration avec l’université ou le CAMUS. Pourquoi ne pas s’en être approché pour une synergie? Ou alors le CAMUS a-t-il refusé?

  2. Pour répondre au commentaire de Rodrigue Galani, voici plusieurs éléments complémentaires :

    – la certification d’un Coach Consultant Professionnel inscrit au Répertoire National des Certifications Professionnelles démontre bien son aptitude a mettre à la disposition d’une personne ou une organisation tous les moyens en sa possession pour atteindre un objectif précis déterminé par la personne ou l’organisation demandeuse. Effectivement, certaines personnes exercent sans n’avoir suivi ni de formation, ni de certification. Il est donc utile de préciser qu’il ne faut pas hésiter à demander au professionnel ses références afin de vous assurer de ses qualifications.

    – les termes flous ne le sont pas lorsqu’on s’y intéresse de plus près. Par exemple, « Designer Social » n’a pas de vocation a être reconnu puisque, pour ma part, j’ai inventé le nom que je donne à mon métier pour en manifester la pluralité. En tant que touche à tout et multi-potentiel, j’ai effectivement développé plusieurs approches pour les mettre au service de l’Humain. Ces approches sont celles que j’ai choisies car elle me semble juste et ont trouver une raisonnance dans ma pratique et mon parcours. Enfin, celles-ci relèvent de formations de qualité dont la plupart sont connues et reconnues par les ministères de tutelles.

    – PSH n’est pas une méthode mais un acronyme pour désigner les « Personnes en Situation de Handicap ».

    – Cette démarche a été initiée par un collectif de citoyens qui, pour chacun, agit déjà en tant que professionnel au sein de la thématique proposée. Nous avons simplement souhaité offrir quelques heures bénévoles aux étudiants strasbourgeois et bas-rhinois pour répondre à une demande qui n’était peut être pas encore satisfaite jusqu’ici et permettre à chacun d’y accéder. En effet, les accompagnements d’un psychologue, d’un psychiatre ou d’un coach par exemple, sont complémentaires. L’un n’enlève pas l’autre et ce n’est pas parce qu’il y a besoin d’un suivi sur un aspect, qu’un autre est forcément sollicité. Cela dépend de chacun.

    – Nous ne nous sommes pas rapproché du CAMUS ou d’un autre service en amont car nous avons souhaité être pro-actif. Depuis que notre action a vu le jour et que les communications se sont faites à ce sujet, nous commençons à élaborer des stratégies partenariales avec les acteurs de premières lignes afin de mailler encore un peu plus le territoire avec toujours un seul but : l’accompagnement de toutes et tous dans les difficultés rencontrées dans ce contexte particulier.

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