Pour certains, l’année 2020 a été un bon millésime, l’occasion ou jamais de porter à bout de bras des projets endormis. C’est le cas d’Elsa Criqui alias Londe, une chanteuse strasbourgeoise de 24 ans, qui s’est lancé un sacré défi pendant que le premier confinement s’installait et que certains comptaient les fourmis sur leur balcon. Son projet : sortir un album en moins d’un an. Une ambition qui suit aujourd’hui son cours et qui arrive presque à son terme. La sortie de son premier EP est prévue pour mars 2021. Petit focus sur Londe et son parcours, du bac à sable au devant de la scène.


Londe, c’est une voix, puissante et sensible, une jeune femme inspirée avec un tempérament solaire qui n’a pas attendu la pandémie pour faire vibrer ses cordes vocales. Depuis toute jeune, elle est bercée par une multitude d’influences musicales, grâce à des parents eux-mêmes chanteurs et multi-instrumentistes. Un couple qui, en pratiquant sa passion, a donné des rêves de scène à Elsa et à ses deux frangins. Les chats ne font pas des chiens.

LONDE
© Bastien Pietronave


Pas de télé, mais des synthés

Dans le foyer familial qui l’a vu grandir, pas de télé au milieu du salon mais des instruments, des voix et du chant. Un terreau créatif propice à l’expérimentation. Une famille qui a donc banni du foyer les Hanouna et autres téléréalités, au profit de la création musicale et du travail des instruments. Des synthés, guitares et autres pianos mais aussi une batterie qui ont amené Elsa à créer elle-même des arrangements et à poser sa voix, dès l’âge de 7 ans, sur des diverses mélodies. Pas mal le cours de musique à la maison.

Elsa avait donc à portée de main une véritable mosaïque d’influences, allant du RnB à la soul en passant par la pop et l’électro. Un dico sonore dans lequel elle a puisé des morceaux qu’elle a assemblé et découpé pour créer sa propre signature musicale. Une carte d’identité, vocale tout d’abord, qui renforcé encore un peu plus sa passion pour la musique.

L’artiste s’est déjà produite de nombreuses fois à Strasbourg et lors de différents événements culturels. À l’Espace Rohan, dans le cadre de rencontres avec l’école de musique de Saverne ou encore à l’occasion de différentes sessions « Open Mics » organisées par Hip Hop from Elsass à La Kulture. Elle s’est également produite à La Fête du Monde et au Street Sav’, mais aussi dans la rue, devant les passants strasbourgeois. Un exercice qu’elle apprécie puisque qu’elle a également donné de la voix dans le métro de Montréal, juste pour partager ses humeurs avec les passants du bout du monde.

© Elise LNR


Un album qui arrive, une carrière qui se dessine

Son amour pour le son lui a finalement permis, il y a quelques mois, de décrocher une récompense locale mais néanmoins remarquable : un Hopla Howards 2020. Depuis cette cérémonie, qui récompense chaque année les artistes et autres acteurs de la culture alsacienne, tout s’est accéléré. Joël Beyler, le manager de la chanteuse de talent Claire Faravarjoo, l’a contacté et depuis, les rencontres se sont succédées. Des idées sont nées, des projets se sont formés et on s’intéressent de plus en plus à ses talents. Et tout ça avant même la sortie de son premier album, « Patchwork », qui s’annonce déjà prometteur.

Autrice, compositrice, interprète, Elsa fait tout elle-même, de l’écriture de ses morceaux jusqu’au graphisme de la pochette de son album en passant par le maquillage ou la co-réalisation du clip. Impliquée sur tous les fronts, elle propose même des lives sur Instagram en plein milieu de la nuit où elle échange avec les curieux et les premiers fans qui répondent présents, même quand tout le monde dort. Londe, en plus d’être une musicienne déjà accomplie, semble proposer un contenu qui touche, des paroles personnelles et des humeurs communicatives qui raisonnent dans la tête du public qui se retrouvent dans ses textes. Des paroles qui évoquent des problèmes à surmonter, courants ou plus singuliers, des maux qui peuvent tous nous toucher mais que Londe, à travers sa musique, arrive à nous faire relativiser. Il faut dire de positiver par les temps qui courent, c’est peut-être pas une mauvaise idée, pas vrai ? On vous propose de jeter un œil à son premier clip « Hope is The Way Out » réalisé par Max Freyss.

© YouTube / Réalisation : Max Freyss / Instru : Sylab

Voilà donc seulement quelques mois qu’Elsa se démène pour faire naître ce projet d’album dont elle rêve depuis qu’elle est gosse. Quelques mois en partie confinés, qui lui ont beaucoup appris sur elle-même et sur sa détermination à créer un véritable objet musical. Quelque chose que l’on peut toucher, un album aux influences multiples, qui après des mois d’efforts sortira d’ici quelques jours.


Pour suivre Londe

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