Malgré le confinement, l’association NousToutes compte bien maintenir sa journée de mobilisation contre les violences sexistes et sexuelles ce samedi 21 novembre. Les membres de la délégation du Bas-Rhin invitent celles et ceux qui le souhaitent à suivre leurs actions via les réseaux sociaux et porteront leurs messages dans différents lieux de la ville de Strasbourg.

En 2019, 152 féminicides ont été recensés en France. Depuis le 1er janvier 2020, 82 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. Face à cette ampleur des violences sexistes et sexuelles, l’association NousToutes67 se mobilise ce samedi 21 novembre pour apporter de la visibilité aux victimes et solliciter les pouvoirs publics. 


Une recrudescence à craindre à cause du confinement ? 

L’association NousToutes67 s’inquiète des conséquences du confinement sur les femmes victimes de violences : Nous craignons que les deux confinements aient repoussé le départ de nombreuses femmes victimes et alertons sur une possible recrudescence des meurtres en sortie de confinement. Au cours du premier confinement en mars dernier, près de 44 235 appels au 3919 ont été recensés, soit une augmentation de 400% entre la semaine avant le confinement et la semaine du 20 avril 2020. Une explosion des appels qui montrent bien l’ampleur des violences perpétrées chaque jour par des hommes sur leur compagne, ex-compagne ou petite amie.

Pour rappel, même en temps de confinement, lorsque l’on est victime de violences, il n’est pas interdit de fuir. Sur Twitter, la Police Nationale du 67 invite à “ne rien laisser passer” et à les contacter en tant que victime ou témoin de violences.


Une mobilisation à suivre via les réseaux sociaux

Ce samedi, les membres de NousToutes67 posteront sur leurs réseaux sociaux, des collages virtuels, des photos et des textes afin d’interpeller les pouvoirs publics et l’ensemble de la société. Elles mèneront également une grande campagne d’affichage dans la ville de Strasbourg afin de rappeler à toutes les femmes que les mesures de confinement n’interdisent pas de fuir en cas de violences. Mais aussi pour rendre visibles au maximum les numéros d’urgence disponibles. Enfin, les participantes déploieront également des banderoles avec des slogans appelant à lutter contre les violences envers les femmes actuellement perpétrées dans le Bas-Rhin, comme en France.

© Loue D., membre du collectif Collages féministes Strasbourg.

Pour faire évoluer la situation, l’association demande aux pouvoirs publics du Bas-Rhin davantage de transparence, en communiquant le nombre de formations suivies sur le sujet par les personnels de police, de gendarmerie, justice et de l’éducation nationale. Les membres demandent aussi des moyens financiers afin d’augmenter le nombre de places d’hébergement pour les femmes concernées et pour soutenir les associations féministes engagées dans ce domaine.



NousToutes67

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Vous êtes victime de violences ? Vous pouvez contacter :

La police au 17

➤ Le 3919, c’est anonyme et c’est gratuit 

La plateforme en ligne de signalement pour échanger avec des policiers ou des gendarmes spécialement formés aux violences sexistes et sexuelles 


Pour s’orienter ou en cas de doute

Le Violentomètre 

Le site du gouvernement : arrêtonslesviolences.gouv


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