Après avoir poncé Netflix pendant 3 mois, on est tous bien content de retrouver nos salles obscures strasbourgeoises et leur programmation diversifiée. Que ce soit les cinémas Star (qui mettent à l’honneur des films d’auteurs, des documentaires ou des rétrospectives dont la qualité n’est plus à prouver), le cinéma l’Odyssée (qui nous permet de(re)voir des films cultes de 1940 à nos jours), le cinéma Vox (qui propose une programmation grand public et qui projette en ce moment des sagas et films qui ont marqué les 30 dernières années (Harry Potter, le Seigneur des Anneaux, Titanic …)) ou encore l’UGC et ses séances 1 jour, 1 film, on peut difficilement ne pas trouver long-métrage à sa bobine.

PARMI LES NOUVEAUTÉS

La comédie française pour taper de bonnes barres : TOUT SIMPLEMENT NOIR

>> Tout simplement noir est une comédie décapante et subversive, dotée d’un casting 4 étoiles (Eric et Ramzy, Jonathan Cohen, Joey Starr, Omar Sy, Ahmed Sylla, Claudia Tagbo, Soprano, Matthieu Kassovitz…) qui n’hésite pas à ausculter aussi bien le racisme ordinaire que les excès du communautarisme avec une dérision étincelante. Ce film tourné à la façon d’un faux documentaire suit un acteur raté (interprété par Jean-Pascal Zadi) qui tente de monter une marche pour les Noirs de France. Une initiative qui va l’amener à demander le soutien de toutes sortes de personnalités pour médiatiser sa manifestation (chaque acteur joue son propre rôle) et à enchaîner les déconvenues. À découvrir aux cinémas Star, UGC et Vox à partir du 8 juillet.


Le thriller haletant aux allures de Cluedo :
LUCKY STRIKE

>> Niveau thriller, le cinéma sud-coréen nous a mis une grosse claque en 2019 avec l’incroyable Parasite. Avec Lucky Strike, on retrouve un scénario vénéneux, à l’humour noir et grinçant qui nous amène dans une ville portuaire non loin de Séoul, où le destin de différents personnages vont s’entremêler suite à la découverte d’un sac rempli de billets. Des personnages hauts en couleurs entre un employé de sauna, un douanier peu scrupuleux, un prêteur sur gage et une hôtesse de bar dans une histoire à tiroirs à l’atmosphère oppressante. Arnaques, trahisons et meurtres : tous les coups sont permis pour qui rêve de nouveaux départs… À découvrir aux cinémas Star et à l’UGC à partir du 8 juillet.


Le film social anglais à la Ken Loach sur la difficulté d’être adolescent : L’ENVOLÉE

>> Dans la lignée de Ken Loach, Eva Riley filme avec finesse une jeunesse anglaise issue du prolétariat avec tous les doutes et les tourments existentiels auxquels on peut être confronté lors de cet âge ingrat. Leigh, 14 ans, vit dans la banlieue de Brighton avec son père, souvent absent. Gymnaste douée, mais mal dans sa peau, elle s’entraîne avec assiduité dans l’attente de sa première compétition. Sa vie solitaire bascule lorsqu’un demi-frère plus âgé apparaît un jour dans la maison familiale…À découvrir aux cinémas Star et à l’UGC à partir du 8 juillet


Le premier volet d’un diptyque intense et lumineux, deux portraits, deux visions du monde: CHAINED

>> Ce film est le premier volet d’un diptyque, un film « miroir » qui nous plonge dans le quotidien d’un couple en crise à Tel Aviv. Chained nous raconte le parcours de Rashi, un flic aux méthodes controversées qui va se retrouver mêlé à une enquête en interne pour harcèlement sur mineurs lors d’une fouille. Un événement qui va avoir des conséquences sur sa vie de couple. Beloved, qui sortira la semaine suivante, se concentrera sur Avigail, la femme qui partage sa vie, une infirmière en gériatrie, déjà maman d’un premier mariage. Deux personnages, deux longs métrages, deux perspectives, les deux faces d’un couple, entre fiction et documentaire. Le cinéaste israélien Yaron Shani avait déjà été récompensé en 2009 pour son film Ajami. Plus de dix ans plus tard il revient avec ces deux longs métrages qui se répondent. Lumineux et intense. À découvrir aux cinémas Star à partir du 8 juillet pour Chained et du 14 juillet pour Beloved.


Le dernier Ozon qui te plonge dans la nostalgie eighties et l’idylle adolescente : ÉTÉ 85

>> Un an après Grâce à Dieu, François Ozon présente Été 85, son nouveau long-métrage dont la bande-annonce rappelle subtilement le somptueux Call me by your name qui m’avait personnellement bouleversé. Ozon nous transporte dans cette ambiance bien particulière aux idylles de vacances d’été, alors que les premiers émois se font ressentir, que tout prend une autre dimension, la découverte de l’autre, le désir avec toutes les joies et les drames que cela peut impliquer. La passion sur fond de nostalgie eighties, entre deux jeunes adolescents en vacances sur la côte normande. Récompensé du label Cannes 2020, « Eté 85 » met du vent dans nos cheveux et du sel sur nos lèvres. À découvrir au Star St Ex, au Vox et à l’UGC à partir du 14 juillet.


PARMI LES FILMS À (RE)VOIR

Le film au duo épatant : ONCE UPON A TIME

>> Ce 9ème film de Quentin Tarantino nous plonge dans la Californie des années 70 à travers le regard de Rick Dalton (Leonardo DiCaprio), acteur de télé déchu qui cherche par tous les moyens à se faire une place dans le monde d’Hollywood, et de sa doublure cascade, Cliff Booth (Brad Pitt). Tarantino revisite à sa façon chaque recoin de l’industrie cinématographique de cette époque là, mais également le Los Angeles de 1969 et le meurtre de Sharon Tate, épouse enceinte de Roman Polanski, par les hippies satanistes de la Manson Family. À (re)découvrir au cinéma l’Odyssée jusqu’au 14 juillet.

Le thriller à la fin traumatisante : SEVEN

>> Avec Seven, David Fincher a traumatisé toute (voire plusieurs) générations de cinéphiles. Mené par deux acteurs grandioses (Brad Pitt et Morgan Freeman), ce grand classique nous plonge dans les Etats-Unis des années 90, au moment où un serial killer sévit, planifiant ses meurtres en fonction des sept péchés capitaux, avec une victime pour chaque péché : la gourmandise, l’avarice, la paresse, la luxure, l’orgueil, l’envie et la colère. Deux détectives, David Mills et Williams Somerset, un bleu et un vétéran, sont sur l’enquête. On reste scotchés du début à la fin, c’est trash, prenant, le suspens est intenable. À re(découvrir) au cinéma Vox à partir du 9 juillet.

Le péplum culte de Ridley Scott : GLADIATOR

>> 20 ans déjà que Gladiator est apparu sur les écrans de cinéma, nous propulsant dans les aventures de Maximus (interprété par Russel Crowe). Ce dernier, ponte de l’armée romaine, chouchou de Marc Aurèle, était destiné à prendre la relève de l’empereur mourant, si Commode (Joaquin Phoenix), le fils jaloux et ambitieux du souverain ne l’avait trahi. Réduit à l’état d’esclave gladiateur, sa famille décimée, Maximus ne vivra plus que pour la vengeance. À re(découvrir) au cinéma Vox à partir du 10 juillet.


LES PROGRAMMATIONS COMPLÈTES

Site internet des Cinémas Star et Star St-EX
Site du cinéma Vox
Site du cinéma l’Odyssée
Site de l’UGC


À TRÈS VITE DANS LES SALLES OBSCURES !

© photo de couverture : Daily Movies

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