Les groupes de travail autour de notre maire Roland Ries commencent à donner leurs premiers résultats. Celui portant sur les mobilités a en effet accouché d’une première annonce : une zone de rencontre à l’échelle de la Grande-Île sera mise en place à partir du lundi 11 mai. Une première en France qui montre que le déconfinement se fera sous le signe des mobilités alternatives.

Qu’est-ce qu’une zone de rencontre ?

Les amoureux déchus et les célibataires enflammés, ne quittez pas de suite votre domicile – encore avec votre attestation, il reste trois jours. Non, une zone de rencontre à l’échelle d’une ville, n’est pas un endroit où l’on ferait des choses que l’on n’oserait pas coucher sur papier. C’est une zone où les piétons ont la priorité sur les cyclistes, qui ont eux-mêmes la priorité sur les voitures, qui elles, ne rouleront pas au-dessus de 20km/h. Sur cet ensemble de voies de la ville, les piétons peuvent circuler sur la chaussée.

© Facebook – Jean-Baptiste Gernet

Une zone de rencontre à l’échelle de la Grande-Île

Le responsable de cette initiative ? Jean-Baptiste Gernet, adjoint au maire en charge des mobilités alternatives. Joint par téléphone, il nous en dit un peu plus : « Le maire de Strasbourg m’a chargé d’animer un des groupes de travail sur les mobilités pour préparer le déconfinement. La question qui se posait alors était : comment est-ce qu’on allait gérer le centre-ville ? »

L’idée a donc été d’étendre la zone de rencontre à l’entièreté de la Grande-Île, soit 8 kilomètres de voiries supplémentaires. En ce sens, Roland Ries prendra un arrêté le 11 mai. En revanche, si la zone de rencontre sera effectivement mise en place à cette date, il faudra attendre pour les panneaux et le marquage au sol. « Le maire a pris la décision et l’arrêté sera pris le 11 mai. Mais on a besoin de temps pour faire les panneaux et le marquage au sol, et ce sera le cas entièrement début juin. »

Un besoin de s’adapter à la nouvelle situation

Cette idée s’inscrit toujours dans un but d’un progressif changement des habitudes, pour dégager de l’espace et apaiser la circulation. « Cela va se faire progressivement, on va accompagner le changement des habitudes pour organiser le mieux possible le fonctionnement du centre-ville. Le but c’est d’apaiser et ralentir la circulation et d’absorber les évolutions. Trouver de l’espace supplémentaire et donner la priorité aux piétons. » Ce qui n’empêchera pas la Ville de discuter et d’adapter les choses selon l’évolution de la situation : « On va aussi regarder avec les commerçants pour adapter la communication et le marquage. Notre objectif est de partir du comportement des gens pour adapter et aménager. »

En effet, avec le déconfinement qui promet une population plus dense et élevée, il fallait penser à comment gérer l’après. « On voit bien qu’il y a des files d’attente qui se multiplient et ces phénomènes vont se prolonger. Il fallait donc pouvoir assurer cette distanciation physique et pouvoir continuer de se déplacer. »

Strasbourg amorce encore une fois une innovation en ce qui concerne les mobilités douces. C’est désormais toute la Grande-Île qui devient zone de rencontre dès le 11 mai, et cela au moins jusqu’en septembre prochain. Quoiqu’il en soit, alors qu’il va falloir s’habituer aux files d’attente plus étalées et nombreuses devant les commerces strasbourgeois, c’est une première mesure prise vers une évolution des comportements en termes de mobilité.

1 commentaire

  1. on ne peut que saluer cette initiative en espérant que cela ne soit qu’un début
    Je voudrais, à cet égard citer l’exemple de Pontevedra en Espagne où quasi la totalité de la ville est réservée aux piétons. Tout le monde y gagne et les commerçants, réticents au départ ne voudraient plus revenir en arrière.
    Il faut pour cela une volonté politique forte
    je mets en lien un reportage de l’émission « Tout compte fait » qui en parle mieux que je ne pourrais le faire
    https://www.youtube.com/watch?v=QVHf1D91jTA
    JCH

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