Plus on avance dans l’année, plus on se dit que 2020 ressemble à s’y méprendre à un crépuscule de fin du monde. Les prémices d’une Troisième Guerre mondiale, le coronavirus et bien sûr la qualification du PSG en quarts de finale de la Ligue des champions, tout semble s’aligner pour le pire. Au niveau du coronavirus, vous avez dû remarquer depuis quelques jours des cartes qui placent l’Alsace en zone rouge, c’est-à-dire zone où le déconfinement sera plus progressif et strict que sur d’autres territoires. Comme une mauvaise carte n’arrive jamais seule : le site Vigilance Moustiques dévoile en effet sa carte 2020 sur le moustique tigre. Pas de surprise : on est couleur cerise !

La malédiction du 20. © Twitter – Agar @akaAgar

Le rouge est une couleur chaude

En Alsace, c’est la saison du rouge. Avec la carte dévoilée de la part du site Vigilance Moustiques, on se rend compte que notre belle région favorise l’implantation du moustique tigre, ainsi que son activité. C’était déjà le cas ces dernières années, donc pas de couche de mauvaise nouvelle supplémentaire. De plus, on n’est pas tout seul dans cette galère puisque ce ne sont pas moins de 57 départements qui sont en rouge. Une augmentation importante par rapport à 2018, où « seulement » 42 départements étaient en vigilance rouge.

© Capture d’écran du site Vigilance Moustiques

Pourtant, pas assez de monde n’est au courant de l’existence du moustique tigre. En effet, selon une étude IFOP pour Vigilance Moustiques datant d’avril 2018, 43% des Français de métropole en zones concernées ne savent pas reconnaître un moustique tigre. Plus important encore, ce sont 35% des résidents dans un département en rouge qui ne savent pas que le moustique tigre y est implanté.

C’est quoi le moustique tigre ?

Dès lors, autant s’intéresser de plus près à la bête. Selon Vigilance Moustiques, ces bestioles « piquent le jour dans et autour des habitations, des jardineries et partout où ils trouvent de petites collections d’eau pour se reproduire, telle que les sous-pots de fleurs, les pneus abandonnés en plein nature et autres réservoirs divers où ces moustiques adorent proliférer. »

Le coronavirus étant un virus respiratoire, les moustiques tigres ne peuvent pas le transmettre par piqûre. En revanche, ils peuvent transmettre d’autres joyeusetés tropicales comme la dengue, le virus zika ou encore le chikungunya. Enfin, il aime par-dessus tout la chaleur et l’humidité, ce qui peut expliquer la raison de sa rapide prolifération en France ces dernières années. En effet, les températures augmentant, c’est le moustique tigre qui est content.

© Pixabay

Si l’image ci-dessus vous donne une plus franche idée d’à quoi ressemble un moustique tigre, il est bon de rajouter que ce dernier est plus petit qu’une pièce d’un centime. Cela ne l’empêche pas d’être assez lent dans son vol, ce qui le rend plus facile à éviter ou écraser. Enfin, ses rayures blanches le font davantage ressembler à un zèbre qu’à un tigre, et c’est d’ailleurs comme cela qu’il aurait dû s’appeler. Mais selon Vigilance Moustiques, cela lui aurait fait perdre « sa connotation dangereuse ». Et on doit bien admettre que Diego fait bien plus peur que Marty.

Comment éviter les rassemblements de plus de 10 moustiques tigres ?

Les moustiques tigres n’étant pas sous l’autorité du gouvernement d’Édouard Philippe, difficile de leur faire respecter les gestes barrières. Si piqûre il y a, ne paniquez pas. En effet, le moustique tigre sera vecteur de dengue, chikungunya ou du virus zika si et seulement s’il a piqué quelqu’un de malade. Comme les épidémies de ces maladies tropicales ne sont pas légions en France, on peut se rassurer. Néanmoins, si après piqûre vous ressentez de la fièvre, des courbatures ou encore de la conjonctivite, n’hésitez pas à aller consulter.

Enfin, quelques gestes simples à suivre pour éviter qu’ils viennent vous embêter pendant votre journée. Selon les recommandations de l’étude IPSOS, il faut veiller à ne pas laisser d’eaux stagnantes dans son environnement proche. Cela concerne donc les bâches, les soucoupes des petits pots de fleur, les vases ou l’eau de votre animal de compagnie. Privilégier également les endroits frais et secs est une autre solution.

Les bonnes nouvelles continuent de s’accumuler en ce début d’année 2020 – eh oui, on n’en est même pas encore à la moitié ! S’il n’existe véritablement pas de raison de paniquer, c’est tout de même bien de savoir à qui on peut avoir à faire, surtout dans cette période où tout est un peu plus compliqué. Alors sortez vos vêtements amples et vos anti-moustiques. Et prenez soin de vous !

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