Après avoir consulté les partenaires sociaux au cours des dix derniers jours, Jean-Michel Blanquer a pris la parole ce vendredi matin pour clarifier les modalités d’examen pour les élèves de la 3ème à la Terminale. Le ministre de l’Éducation nationale a décidé de prendre des mesures exceptionnelles pour les élèves français, au vu du contexte de pandémie due au Covid-19. Contrôle continu et allongement de la période scolaire, les règles changent pour tous les collèges et lycées du pays.

En France, ce sont près de 840 000 élèves qui passent le Brevet, 543 000 qui passent les épreuves communes de contrôle continu et anticipées de Français ainsi que 740 000 élèves de Terminale qui doivent passer le Bac cette année. Autant d’élèves qui se questionnent actuellement sur les modalités de contrôle qui vont être appliquées, au vu de la situation exceptionnelle. 

Le ministre de l’Éducation nationale a présenté ce vendredi 3 avril, ce qui semble être à ses yeux la solution “la plus simple et la plus juste” pour les élèves. Il explique que la prise de décision s’est appuyée sur trois différents critères. Le premier est celui de ne pas léser les élèves et de leur garantir la passation d’un Bac en 2020. Le deuxième consiste à garantir la qualité et l’équité du diplôme du Bac. Et enfin s’assurer qu’il y ait le maximum de semaines de cours notamment au mois de juin. 


L’ensemble des épreuves sera validé en contrôle continu”

La solution mixte avec une partie des épreuves validées par un contrôle continu et d’autres via un examen écrit a donc été écarté par Jean-Michel Blanquer et précise que : “L’ensemble des épreuves sera validé en contrôle continu.

Pour les 3ème tout d’abord, le diplôme du Brevet sera obtenu à partir de la moyenne des notes reçues au cours des trois trimestres de l’année. À l’exception des notes obtenues pendant la période de confinement, qui elles, ne seront pas prises en compte. Et gare à ceux qui prévoient de faire l’école buissonnière, car l’obtention finale du Brevet dépendra également de l’assiduité de chaque élève. Autrement dit, si un collégien n’assiste pas à ses cours jusqu’au bout, celui-ci pourra se voir refuser l’obtention du diplôme.

Pour les 1ère, : “La note de l’épreuve écrite du Bac de Français sera la moyenne des notes obtenues dans cette matière tout au long de l’année.Excepté, encore une fois, les notes reçues au cours du confinement. En revanche, l’épreuve orale de Français est quant à elle maintenue ! Et devrait se dérouler vers la fin du mois de juin ou début juillet. Le ministre précise cependant que le nombre de textes à préparer sera réduit. Enfin, les élèves en situation de handicap bénéficieront de mesures spécifiques pour les épreuves comme à l’accoutumé.


Bac = contrôle continu + assiduité

Comme pour les autres, les élèves en Terminale générale et technologique, obtiendront leur Bac sur la base de leurs résultats dans chacune des matières. Dans ce cas aussi, les notes obtenues au cours des trois trimestres seront pris en compte, sauf celles durant la période de confinement. Jean-Michel Blanquer précise que les notes des épreuves anticipées de l’année précédente seront bien évidemment maintenues. Mais aussi que chaque élève sera en mesure de recevoir une mention, selon le système de notation habituel. 

Les épreuves devant être passées dans les lycées professionnels comme le BEP, le CAP ou encore le Bac professionnel, seront elles aussi, validées sur la base du contrôle continu. 

Le principe de rattrapage est, par ailleurs, maintenu pour les notes entre 8 et 10. Quant à ceux qui ne parviendraient pas à obtenir une note minimum de 8, ils pourront se présenter à une session d’examen en septembre sous réserve d’autorisation de la part du jury académique d’harmonisation. Cette session, permettra aussi aux candidats libres de passer les épreuves.


Des cours jusqu’au 4 juillet 

La formule proposée s’appuie sur une éventuelle reprise des cours en présentiel au début du mois de mai, qui reste encore à confirmer en fonctionne de l’évolution de la situation. Pour les élèves de collège et lycée, il s’agira alors de travailler encore l’ensemble du mois de juin et ce, jusqu’au 4 juillet. Ce qui permettra de rattraper les semaines de cours perdues durant le confinement.

Au cours de sa prise de parole, le ministre de l’Éducation nationale a lourdement insisté sur l’assiduité demandée sur ce prolongement des cours : “Nous serons extrêmement vigilants sur le fait que les élèves travaillent jusqu’au 4 juillet.Il prévient les collégiens et lycéens : “Chaque situation individuelle sera examinée, un jury d’examen étudiera les livrets scolaires, pour, le cas échéant, valider les progrès ou l’engagement d’un élève au cas par cas. L’assiduité des candidats est primordiale. Rester jusqu’au 4 juillet est une condition sine qua non pour obtenir le diplôme.


Pour plus de précisions, une foire aux questions est disponible sur le site du ministère.

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